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Lherbaudiere
14 pages à l'impression

dernière mise à jour
18 Mars 2013


GLOSSAIRE ENCYCLOPEDIQUE

A L'USAGE DU NON ELECTRONICIEN

ABC


AVERTISSEMENT

Afin de faciliter la compréhension du lecteur non spécialiste en électronique et qui, pour diverses raisons, s'intéresse à l'un quelconque des chapitres de cette encyclopédie sur l'instrumentation nous avons l'objectif de démystifier la majeure partie des termes spécifiques du langage de l'électronicien qui apparaissent dans les divers chapitres sans toujours être explicites pour le lecteur non averti. Nous demandons cependant l'indulgence du lecteur car il y aura sans doute des oublis et bien évidemment cette liste ne sera pas complétée en une nuit.

Certains termes relevant plus spécifiquement de l'informatique font l'objet d'un glossaire dans le module "comprendre votre PC" sur ce même site et nous vous y renvoyons.


Nous avons arbitrairement retenu un classement alphabétique en utilisant dès lors qu'il s'agit d'une expression et non d'un mot seul le premier caractère de l'expression, ce qui pourra paraître étonnant pour un spécialiste en électronique, mais ce glossaire s'adresse au non spécialiste. Certains termes bénéficieront d'une simple définition de quelques lignes, tandis que d'autres seront relativement développés sans toutefois qu'il s'agisse d'un cours d'électronique au sens classique du terme.


A


alimentation : l'alimentation en électronique est le dispositif qui génère, le plus souvent à partir d'une source extérieure alternative (secteur 50Hz) les sources de tension continues nécessaires au fonctionnement d'un dispositif. On parle le plus souvent d'alimentation continue stabilisée ou régulée, voire d'alimentation à découpage. En raison de l'importance de cet élément un chapitre à part lui est consacré.


amplification : l'amplification est une fonction indipensable en électronique dès lors qu'un signal, quelle que soit sa source, possède une amplitude instantanée insuffisante pour permettre son exploitation. Grâce à la multitude de composants électroniques et de combinaisons de composants, il est possible de réaliser des amplificateurs de tension, de courant, mais aussi simultanément de transformer l'information courant en tension et vice versa. Le signal à amplifier peut être référencé par rapport à la masse, mais aussi provenir d'une source différentielle, dans ce dernier cas on exploitera un amplificateur différentiel (voir ci après).


amplification différentielle : Lorsque aucune des deux bornes d'un dispositif, auquel on prélève un signal à amplifier, n'est au potentiel de référence zéro (communément appelé la masse) on doit mettre en oeuvre un amplificateur à deux entrées dites différentielles afin de ne pas court-circuiter une partie du générateur de signal. C'est très fréquemment le cas en instrumentation, en particulier lorsque le signal est prélevé aux bornes d'un système en pont de Wheatstone.


anisotropie : L'anisotropie, par opposition à l'isotropie, est la faculté qu'ont certains matériaux d'avoir certaines de leurs propriétés dépendant de l'orientation, c'est à dire non identiques dans toutes les directions. Cette particularité est liée à une structure cristalline elle même non isotrope et résultant généralement d'un mode de fabrication favorisant une certaine organisation des atomes parallèlement à un plan particulier (souvent par exemple celui du support sur lequel on vient faire croitre par dépôt ledit matériau). Ce sera très souvent le cas des semi-conducteurs. Les propriétés concernées sont aussi bien électriques, mécaniques, optiques que chimiques. On mettra souvent en jeu cette anisotropie en nanotechnologie pour réaliser des gravures sélectives unidirectionnelles permettant la réalisation de microcapteurs.


avalanche : Le mécanisme d'avalanche, par analogie à ce qui se produit en montagne, concerne un matériau semiconducteur dans lequel, au delà d'un seuil de champ électrique appliqué dans une zone donnée, l'ensemble des liaisons covalentes entre atomes voisins de cette zone se rompent, créant alors un énorme surplus de porteurs (paires électron-trou) qui vont eux mêmes participer à l'accroissement gigantesque du courant et, de proche en proche, induire la rupture de toutes les liaisons dans l'ensemble du matériau qui s'apparente alors à un court-circuit conduisant à sa destruction (sauf si en série un dispositif résistif vient extérieurement limiter le courant à une valeur non destructive). On assiste à des phénomènes d'avalanche dès lors que dans le silicium il se produit des champs électriques de l'ordre de quelques 106V/m. Notons que ce champ électrique correspond à 1V/µm et qu'une telle tension est très facilement atteinte dans les microcircuits intégrés modernes alimentés sous 3 V mais qui comportent des composants élémentaires de quelques dizaines de nanomètres de longueur (65 nm en 2007 ce qui signifie risque de phénomène d'avalanche pour des tensions de quelques dixièmes de volt).


B


bande de valence : Dans un métal ou un semi conducteur, dès lors que les atomes sont suffisamment proches les uns des autres (état solide), le principe de Pauli qui implique que deux électrons ne peuvent avoir rigoureusement la même énergie entraîne une multiplicité des niveaux d'énergie possible d'un électron, extrêmement proches mais cependant tous différents, qu'on a coutume de considérer comme appartenant à une bande d'énergie. Sur l'échelle des énergies on aura donc des bandes d'énergie permises pour les électrons, séparées par des bandes interdites. Les bandes d'énergie les plus "basses", correspondant aux électrons liés aux noyaux atomiques, sont appelées bandes de valence. En pratique seule la bande de valence la plus élevée, celle située juste en dessous de la bande dite de conduction (voir ci-dessous), sera intéressante pour les matériaux semi-conducteurs.


bande de conduction : Dans un métal ou un semi conducteur la bande d'énergie située, pour tout ou partie, juste au dessus du niveau de Fermi est dite bande de conduction. Rappelons que le niveau de Fermi est celui qui, au zéro absolu, marque la limite énergétique au delà de laquelle aucun électron du matériau considéré ne se trouve. Dans un métal ce niveau de Fermi se situe à l'intérieur de la bande dite de conduction, alors que pour un semi conducteur on montre qu'il se situe dans la bande interdite séparant cette bande de conduction de la bande de valence immédiatement inférieure.

C'est ce qui explique les différences fondamentales de propriétés électriques entre métaux et semi conducteurs, aux basses et moyennes températures. Les électrons dits de conduction sont en effet peu liés à un noyau spécifique et vont donc participer aisément aux processus de conduction. Dans un métal ces électrons sont en nombre indépendant de la température mais dépendant seulement du matériau (1 par atome pour le cuivre par exemple), tandis que dans le semi conducteur la température joue un rôle primordial puisque la bande de conduction est vide au zéro absolu et qu'à une température quelconque seuls les électrons ayant acquis un niveau d'énergie au moins égal au bas de la bande de conduction seront dans cette bande. Enrico Fermi et Paul Dirac ont montré que ce nombre variait selon une loi, exponentielle avec la température, telle qu'à la température ambiante on ait 1 électron de conduction pour environ 2000 atomes dans le cas du silicium.


barrière de potentiel : Lorsque dans un matériau un certain nombre de charges (électrons libres ou inversement trous) s'accumulent au voisinage d'une limite, généralement en raison d'un champ électrique qui les entraine vers cette limite, il en résulte localement une inversion de potentiel par rapport à la valeur moyenne au coeur du matériau dont l'amplitude est évidemment proportionnelle aux nombres de charges accumulées. Comme on sait depuis les travaux de Coulomb que des charges de même signe ont tendance à se répulser il est intuitif d'imaginer que plus cette accumulation sera importante plus elle constituera une barrière repoussant les charges mobiles de même signe et limitant de fait l'accroissement infini de la hauteur de cette barrière.


barycentre : Par analogie avec le barycentre défini en mécanique comme le centre de gravité de points dont les masses peuvent être positives ou négatives, on pourra exprimer le barycentre de charges électriques positives ou négatives dans un matériau ou une portion de matériau afin d'en déduire les effets macroscopiques (champ électrique).


bascule D : La bascule D fait partie des circuits logiques séquentiels élémentaires. C'est typiquement un circuit chargé de recopier, sous le contrôle temporel d'un signal d'horloge, le niveau 1 ou 0 présent à son entrée. Diverses structures sont employées pour effectuer cette mémorisation élémentaire afin de minimiser les risques de recopie non du signal utile mais d'un parasite apparaissant à l'instant même de l'enregistrement. Nous nous contenterons ici de donner le schéma symbolique d'une telle bascule. Comme pour toutes les bascules la prise en compte du signal d'horloge pourra se faire selon le type de bascule D soit pendant toute la durée du niveau H, soit sur son front montant (FM), soit sur son front descendant (FD).


D H Q   D H Q   D H Q
0 1 0   0 FM 0   0 FD 0
1 1 1   1 FM 1   1 FD 1
X 0 ou 1 Q-1   X 0 ou 1 Q-1   X 0 ou 1 Q-1

tableau : table de vérité d'une bascule D maitre-esclave, à front montant, à front descendant

voir aussi chapitre circuits séquentiels bascules


bascule JK : La bascule JK est sans doute la plus employée en raison de ses immenses possibilités d'application. C'est un circuit comportant deux entrées dénommées J et K et dont l'état changera en fonction de la situation antérieure et de la configuration instantanée des entrées sous l'effet d'un signal d'horloge. Ici encore on va trouver des bascules à niveau et à front montant ou descendant.


Sur la figure on a représenté une bascule JK à front montant et sa table de vérité

voir aussi chapitre circuits séquentiels bascules


bruit : En électronique le bruit aux bornes d'un élément est l'apparition de tensions parasites variant aléatoirement qui perturbent évidemment le signal utile. La gravité de la perturbation dépend du rapport des tensions efficaces du signal utile et du bruit qu'on appelle rapport signal sur bruit.

Quelles sont les origines du bruit : Dans un élément résistif on distingue deux sources de bruit, l'une d'origine thermique et l'autre liée au courant traversant l'élément. Le bruit thermique est le résultat du déplacement aléatoire des électrons dans le matériau, on montre qu'il est sensiblement proportionnel à (4KTRB)1/2 où K est la constante de Botzmann 1.38.10-23 J/°C, T la température absolue, R la résistance de l'élément et B la bande passante en hertz du système considéré.

Le bruit du au passage du courant est plus important que le bruit thermique; il est typique de la technologie du composant considéré. Ainsi dans une résistance au carbone il est de l'ordre de 5µV/V pour seulement 0.1µV/V dans une résistance à couche métallique. Dans les semi conducteurs, au niveau des jonctions on a des bruits "quantiques", c'est à dire liés au passage d'électrons dans un sens ou l'autre. Ce qui est un processus discontinu avec éventuellement une valeur moyenne stable. En pratique on va pouvoir mettre en évidence des tensions de bruit et des courants de bruit qui vont se superposer aux tensions et courants moyens. A titre indicatif nous donnons pour un transistor à effet de champ le circuit de bruit équivalent et les courbes correspondantes en fonction de la fréquence. Il s'agit bien évidemment d'ordres de grandeur.


fig. schéma équivalent du FET faisant apparaître les tension et courant de bruit en et in


fig. importance des courant et tension de bruit en fonction de la fréquence pour un FET ou un MOS

En pratique lors du traitement du signal, les spécialistes considèrent souvent les signaux parasités par ce qu'on appelle un bruit blanc, c'est à dire énergétiquement uniformément réparti sur l'ensemble de la plage de fréquence entre zéro et l'infini. Il s'agit évidemment d'une approximation, révélant qu'on ne sait pas exactement quelle est la réalité, plutôt qu'une représentation satisfaisante de celle-ci en terme de bruit.


buffer : Le terme de buffer est employé en électronique pour désigner un amplificateur élémentaire destiné généralement à remettre à niveau un signal logique rectangulaire ( niveau 1) qui au cours de sa transmission à travers divers composants a pu voir sa géométrie et son amplitude se détériorer et qui, sans le passage au travers de ce circuit de remise à niveau, risquerait d'être mal interprété dans la suite du dispositif.


bus : un bus est un ensemble de lignes conductrices destinées à relier deux éléments selon une architecture bien précise, dans laquelle chaque ligne correspond à une information numérique prédéfinie conformément à un standard (ou norme) établi.

voir aussi le glossaire informatique bus


C


capacité dynamique : le fonctionnement des composants électroniques met en jeu des déplacements de charges positives et négatives. A chaque fois qu'il y a une jonction P-N on constate une interface à la limite des deux zones qui comporte face à face chacune des deux familles de charge liées à des atomes ionisés ce qui en situation invariante est équivalent à un condensateur plan. Dès lors que cette jonction est soumise à un champ électrique variable, typiquement sinusoidal par exemple, cette capacité voit ses contours évoluer. En effet, d'une part la zone de déplétion qui la limite va varier avec ce champ et d'autre part, simultanément des porteurs vont diffuser à travers cette jonction en relation avec ce champ variable, et l'on pourra alors caractériser cette "capacité dynamique" qui de facto a un effet notable sur la vitesse de transfert des charges à travers la jonction, c'est à dire in fine sur la fréquence maxi à laquelle le dispositif va pouvoir fonctionner. Nous donnons au chapitre physique du solide quelques éléments complémentaires à ce sujet.


champ électromoteur : un champ électromoteur est le résultat d'une non uniformité locale d'un paramètre susceptible d'avoir une influence sur les phénomènes de transport d'électron. Le plus connu est bien évidemment le champ électrique résultant de l'application aux bornes d'un conducteur d'une différence de potentiel. Mais une différence de température entre les deux extrémités du même conducteur va induire elle aussi un champ électromoteur responsable du phénomène, dit de thermoélectricité, que nous expliquons par ailleurs. Il en est de même d'un champ magnétique qui lui aussi va induire un déplacement des charges mobiles et tout particulièrement des électrons (d'où ce nom d'électromoteur). Mais on peut aussi, ce qui est moins connu, générer des champs électromoteurs via des moyens optiques.


chauffage par induction : Chacun sait qu'à l'aide d'un transformateur on peut transférer de l'énergie d'un bobinage dit primaire à un autre dit secondaire. Le chauffage par induction relève du même principe de base mais dans un contexte un peu particulier. Si l'on génère dans un bobinage primaire un champ à très haute fréquence et que le circuit secondaire se ramène à un simple bloc de métal on va constater que ce dernier peut être assimilable à une spire unique refermée sur elle même et les électrons libres de ce matériau vont être soumis à un champ intense à haute fréquence qui va induire des déplacements forcés de ceux-ci dans le matériau à la fréquence HF du circuit primaire. On a donc transféré une certaine énergie venant du primaire dans ce secondaire un peu particulier, énergie qui par le biais du mouvement des électrons va se dissiper sous forme thermique. On dispose ainsi d'un moyen très intéressant de chauffer à très haute température un échantillon métallique sans contact direct. Si, entre le bobinage et cet échantillon, on place un intermédiaire non métallique tel qu'un tube de quartz rien n'est changé dans le processus de transfert d'énergie.


fig. principe du four à induction

On va exploiter cette technique lors de la purification des semiconducteurs par fusion de zone. La bobine primaire est alors relativement mince par rapport à la longueur de l'échantillon et l'agitation des électrons ne se produit qu'à l'aplomb de celle-ci d'où il résulte que seule une petite tranche du matériau est portée à haute température et à la limite de la fusion. En déplaçant le circuit HF primaire on va dépacer simultanément la zone fondue et induire ainsi un regroupement de toutes les impuretés dans cette zone.

Le four à micro onde est issu de la même idée, mais on utilise alors des ondes électromagnétiques à une fréquence beaucoup plus importante et ce sont alors non les électrons libres d'échantillons métalliques qui vont être agités mais les molécules d'eau incluses dans les aliments, provoquant alors la cuisson quasi instantanée de ceux-ci.

Dans les deux cas il faut noter que le rendement est relativement médiocre.


codage BCD : Lors d'une conversion analogique numérique une quantité analogique (généralement une tension) est transformée en un code binaire qui lui est lié par une relation mathématique propre au convertisseur et dans l'ensemble de la chaine numérique c'est ce codage binaire qui sera exploité.

Cependant une chaine instrumentale a le plus souvent à son extrémité un module d'affichage qui va transcrire en clair et en décimal la quantité binaire. Il est impossible de réaliser un afficheur à plusieurs caractères (plusieurs signifiant que ce nombre est différent pour des applications différentes) en un seul circuit électronique à un coût raisonnable en raison de la complexité du décodeur intégré, par contre il est aisé de réaliser des dispositifs susceptibles d'afficher un seul chiffre et de les combiner côte à côte pour obtenir un afficheur à n chiffres.

On est donc confronté au problème du décodage d'un nombre binaire à p chiffres en n codes susceptibles d'alimenter les décodeurs élémentaires de chacune des unités d'affichage (unités, dizaines, centaines, etc.) associées côte à côte. C'est ce qu'on appelle alors le codage BCD c'est à dire littéralement en français binaire codé décimal, ce qui nécessite une explication car ça ne veut rien dire. Chaque chiffre du nombre décimal à afficher sera codé en binaire sur un demi-octet (puisqu'il suffit de 4 bits pour coder en binaire chacun des 10 chiffres du système décimal) et ainsi si l'on a n chiffres à afficher il y aura n demi-octets correspondants. La conversion d'un nombre binaire pur en codage BCD est une simple transformation mathématique qu'il est aisé de réaliser soit à l'aide d'un microprocesseur, soit à l'aide d'un circuit spécialisé bon marché.


comparateur : il est fréquent de devoir comparer deux grandeurs ou de devoir identifier si une grandeur a atteint et/ou dépassé un certain seuil. En analogique cela sera réalisé par le biais d'un montage particulièrement simple de l'amplificateur opérationnel qu'on appelle comparateur. De par son principe même un ampli_op seul, c'est à dire en l'absence d'un circuit de contre réaction, recopie à sa sortie en l'amplifiant quasi à l'infini la différence des tensions présentes sur ses deux entrées différentielles. Ainsi si l'une des entrées (B) est à un potentiel fixe et l'autre (A) à un potentiel variable, par exemple croissant, tant que A<B la sortie restera bloquée à une valeur limitée par la source d'alimentation VCC et pour A>B la sortie basculera vers -VCC, et l'instant de basculement correspondra très exactement à l'instant où A=B.


fig. comparateur évolution temporelle de sa sortie en fonction de l'entrée

compilateur : Un compilateur est un programme spécialisé destiné à transformer le programme écrit par un individu en langage évolué en un fichier en langage machine seul compréhensible par le microprocesseur. Un compilateur n'est pas générique il ne comprend qu'un seul type de langage évolué et ne le traduit que pour un seul type de microprocesseur. Alors que le programme source comporte généralement des commentaires destinés au programmeur et tout particulièrement à la maintenance du programme, le programme compilé ne comporte que des codes machine et est évidemment très difficile à déboguer.

Précisons que deux compilateurs écrits par deux équipes différentes pour le même langage évolué et le même processeur ne conduiront généralement pas au même programme compilé à partir du même programme écrit en langage évolué. En effet certains compilateurs sont optimisés pour effectuer une compilation très rapide généralement au détriment de la concision du code machine, tandis que d'autres optimisent la vitesse d'éxécution du programme compilé, c'est à dire généralement la concision du programme compilé, mais alors l'opération de compilation est plus gourmande en temps ce qui est plus énervant lorsqu'on met au point un programme. Mais quand la notion de temps d'exécution est primordiale c'est évidemment cette deuxième catégorie de compilateur qu'il faudra préférer.


compteur-décompteur : un compteur est un dispositif électronique chargé de compter des événements matérialisés par le biais d'impulsions de tension sur son entrée dite d'horloge en mémorisant leur nombre sous forme de code binaire dans un ensemble de registres assemblés spécifiquement. Il existe de nombreux types de compteurs dits asynchrones (c'est à dire prenant en compte un événement dès qu'il se produit) ou synchrones (l'instant de la prise en compte étant alors défini par le biais d'une horloge annexe), certains peuvent être préinitialisés avec un contenu différent de zéro; d'autres peuvent fonctionner en décompteur c'est à dire qu'ils seront initialement chargés avec une valeur non nulle et que chaque événement provoquera la diminution du contenu d'une unité jusqu'à la valeur zéro pour laquelle le décomptage s'arrêtera avec généralement exploitation de ce passage à zéro par l'utilisateur pour une application bien précise. Ils diffèrent aussi par la taille de leurs registres ainsi que par la méthode de pré-chargement ou de lecture (série ou parallèle).


La figure représente un exemple de compteur modulo16 utilisant 4 bascules JK à front montant.

Sur ce schéma de principe, on note que les entrées J et K sont toujours réunies, donc si J=K=0 la bascule ne change pas d'état au moment de l'impulsion d'horloge, si J=K=1 elle change d'état. Ce compteur est chargé de comptabiliser les impulsions arrivant sur l'entrée d'horloge. Notons qu'il peut s'agir d'un signal d'horloge au sens strict du terme (produit par un oscillateur à quartz) et le compteur est alors un compteur de temps, ou d'un signal quelconque généré par un événement particulier qui se reproduit régulièrement ou non, et l'on parle alors de compteur d'événements. Le fait que les entrées d'horloge soient toutes connectées en parallèle va impliquer que tous les basculements éventuels s'opéreront simultanément après l'événement. On dit que le compteur est synchrone, par opposition au fonctionnement asynchrone de certains dispositifs dans lesquels l'événement n'agit que sur l'entrée d'horloge du premier étage du compteur et les divers basculements se produisent alors les uns après les autres dans l'ordre croissant des étages.

Le tableau ci-dessous montre l'état du compteur (sorties Q) après l'action de chaque nouvelle impulsion (NI).

NI 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
QD 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0
QC 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1 0
QB 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0
QA 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0

Le contenu du compteur se lit DCBA : ainsi après la onzième impulsion (NI=11) on lira 1011 ce qui est bien le code binaire représentant le nombre 11.

On remarque que la sortie QA de la première bascule change d'état après chaque impulsion, celle de la seconde bascule une fois sur 2, celle de la troisième une fois sur 4 et la quatrième une fois tous les huit coups. Après l'impulsion numéro 16 l'ensemble du compteur repasse à zéro. On imagine aisément que si l'on avait ajouté une cinquième bascule dupliquée sur la quatrième on aurait un compteur par 32 soit 25 et ainsi de suite: avec 10 bascules on pourra compter jusqu'à 1024...

voir aussi chapitre registres et compteurs


conductibilité : propriété caractérisant la plus ou moins grande aisance de passage du courant électrique (conductibilité électrique) dans un matériau ou de la chaleur (conductibilité thermique).


coordinatographe : le coordinatographe est une table traçante de très haute précision que l'on va utiliser pour le tracé à très grande échelle des motifs à lithograver dans le silicium


corps d'épreuve : le corps d'épreuve est une pièce mécanique de géométrie appropriée qui va être soumise à l'action de la grandeur à mesurer ce qui se traduira généralement par une déformation significative de cette pièce, déformation que l'on quantifiera à l'aide d'un ou de plusieurs transducteurs liés au corps d'épreuve. Dans le domaine des capteurs de pression ou de force de très nombreux types de corps d'épreuve ont été imaginés (voir capteurs de pression ).


cristaux liquides

Les cristaux liquides sont devenus incontournables dans les techniques d'affichage.
structure
Comme leur nom l'indique il s'agit de matériaux qui, dans une certaine plage de température, ont une structure mésomorphe. C'est à dire qu'ils ne sont pas tout à fait liquides car ils conservent une certaine organisation de leurs molécules qui rappelle les cristaux solides, mais comme les liquides ils occupent le fond du récipient dans lequel on les verse.


Il existe 3 catégories de cristaux liquides se distinguant par leur organisation pseudo-cristalline. Une seule catégorie est pratiquement employée en électronique actuellement : il s'agit des cristaux nématiques dont la structure est en hélice. Dans un plan parallèle au substrat toutes les molécules ont la même orientation, dans le plan juste supérieur elles ont une orientation qui fait un petit angle avec le plan inférieur et ainsi de suite comme le montre la figure. En présence d'un champ électrique se produit un mouvement ionique perturbant cette organisation. Alors qu'en l'absence de champ le cristal liquide est parfaitement transparent et donc invisible, l'application du champ le rend diffusant et donc visible. Ce phénomène découvert en 1968 par Heilmeier est dénommé Dynamic Scattering Mode (DSM) ou diffusion dynamique. Bien sûr ce processus est fonction de la tension appliquée, ce qui explique pourquoi le contraste va évoluer dans un dispositif alimenté par batterie au fur et à mesure de la décharge de celle-ci et pourquoi il faudra de plus en plus incliner l'afficheur pour visualiser l'affichage

...
fig.2 diffusion dynamique,....................................... fig.3 amplitude de la diffusion dynamique avec la tension appliquée

procédures d'affichage
On peut exploiter un simple procédé réflectif en appliquant une tension continue comme sur la figure ci-dessus.
afficheur à effet de champ
On peut aussi commander l'affichage par une tension alternative de fréquence convenablement choisie et une lumière polarisée de telle sorte que la lumière suive l'orientation des molécules. L'utilisation d'un second polariseur à la sortie du faisceau lumineux transmis par la cellule permet alors de visualiser l'action du champ.


afficheur réflectif : a) en l'absence de champ, b) en présence de champ
technologie
Qu'elle soit à DSM ou à simple effet de champ la cellule de base est identique. Elle comprend deux plaques de verre ayant chacune un revêtement conducteur entre lesquelles le cristal liquide est introduit. Un film mince d'oxyde d'indium faisant office de conducteur transparent est déposé sur la première plaque. Il reproduit le dessin des sept segments. La seconde plaque comporte aussi un revêtement d'oxyde d'indium combiné en fonction de celui de la première plaque et qui servira d'électrode commune. L'oxyde d'indium est ensuite recouvert d'un diélectrique tel SiO ce qui permet d'assurer l'isolement électrique et donc de n'avoir qu'un effet de champ. La distance entre les plaques est inférieure à 10µm. Elle est très précisément définie par la nécessité d'obtenir une rotation de 90° du nématique d'un verre à l'autre pour le champ appliqué.



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