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dernière mise à jour
17 décembre 2012
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GLOSSAIRE informatique première partie (1/3)
Sans doute l'avez-vous remarqué, les informaticiens sont des gens bizarres, dont l'une des activités majeures semble être d'inventer chaque matin un nouveau sigle, un nouvel acronyme pour désigner d'une manière compliquée quelque chose de très simple qui aurait pu se contenter d'un vocable issu du Littré. C'est pourquoi nous essayons ici de faire l'opération inverse qui consiste à expliciter dans un vocabulaire accessible à tous ces acronymes étranges. Quand il y a un équivalent français nous l'avons donné, mais nombre de ces termes sont anglo-saxons et non traduits.
Rappelons que dès lors qu'un terme est effectivement employé il y a fort à parier qu'il est défini, avec toutes les spécifications qui lui sont liées, dans une norme américaine issue d'un consortium de constructeurs. Ces consortiums disposent généralement d'un site web en deux parties. Dans la partie "grand public" gratuite on trouvera des généralités, dans la partie "payante" réservée aux professionnels membres du consortium on trouvera évidemment les informations les plus importantes. Ces consortiums sont joignables sur des sites du type www.acronyme.org le plus souvent. Certaines des infos diffusées ci-dessous en proviennent (après traduction en français!).

Enfin, vous vous en seriez doutés, ce glossaire est incomplet. Sa première version datait de l'année 2000, beaucoup d'ajouts datent de septembre 2002, d'autres ont suivi progressivement.


adresse IP : sur un réseau, par exemple Internet, il s'agit d'une adresse constituée d'une série de chiffres (12 au maximum) associée à une carte réseau laquelle comporte de manière figée dans le hardware une adresse unique sur 6octets dite adresse MAC (pour Media Access Control) qui permet de l'identifier. L'adresse MAC est invariante pour une carte tandis que l'adresse IP (pour Internet Protocol) est attribuée au poste par le gestionnaire du réseau

195.254.232.01 est une adresse IP. Les six premiers chiffres permettent d'identifier une zone régionale, 232 sera un ensemble d'utilisateurs (un lycée ou une entreprise par ex.) et 01 sera le numéro affecté à une machine de ce lycée.


ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line) : modem à haute vitesse mais dont la vitesse comme le minitel est dissymétrique, c'est à dire plus lente dans la direction terminal vers réseau.


ADWARE Les composants adware s'installent en parallèle d'un logiciel shareware ou freeware et ont comme objectif de rapporter de l'argent au développeur dudit logiciel. Un Adware affiche une publicité dans une fenêtre pop-up ou via une bannière qui apparait lorsque vous lancez le logiciel. Ce n'est pas dangereux mais extrêmement ennuyeux. Vous noterez que sur ce site nous avons pris soin d'éviter ce type de pub. Fréquemment les marqueurs de statistique, inclus par le webmaster d'un site pour obtenir des informations utiles sur la fréquentation des pages de son site, génèrent ce type de pub énervante.


agp : nouveau concept de bus spécifique pour relier processeur et carte graphique et permettant l'emploi optimisé d'un accélérateur graphique et donc les affichages en pseudo 3 dimensions. va être remplacé par le bus PCI Express.


API Application Programming Interface (interface de programmation d’applications). A l’origine, une API - ou un jeu d’API - est une couche logicielle qui permet à une application d'accéder de façon standardisée aux ressources d’un système, sans qu’elle en connaisse les détails internes. Elle est donc utilisée par les développeurs d’applications et implantée sous la forme d’appels système, de fonctions C et tout particulièrement sous Windows de DLL (Dynamic Link Libraries). Ce concept s’est généralisé quasiment à tout type d’interface logicielle. On va donc trouver des API de système d’exploitation, API pour couches d’accès au réseau, API entre deux entités logicielles distantes, etc.


ASCII : Le codage des caractères a longtemps été laissé à l'initiative des constructeurs jusqu'à ce qu'une norme internationale soit de fait imposée par l'american standard organisation sous l'appellation ASCII (American Standard Code for Information Interchange) qui définit le codage sur 7 bits de 128 caractères. Et on dispose d'un jeu complémentaire dit ascii étendu qui exploite les codes 128 à 255 sur huits bits, mais celui-ci n'est pas standardisé et l'on trouve plusieurs jeux de caractères. Le plus utilisé en France est le jeu ANSI multilingue Latin1 dans lequel on trouve l'essentiel des caractères accentués d'Europe de l'Ouest, mais il existe aussi un jeu plus spécifiquement portugais, un jeu slave et un jeu orienté vers l'Europe du Nord. Nous donnons ci-dessous la table exploitée en France.


ATM (asynchronous transfer mode): topologie plus récente qu'Ethernet ou Token Ring pour transmettre des informations sur un réseau, utilisé en pratique sur les grands réseaux ou leurs mailles principales. Les paquets transmis ont une taille fixe (53 octets).


bios (basic input/output system): Dans un microordinateur on désigne par ce terme le contenu d'une mémoire non volatile de type EEPROM, partie intégrante de la carte-mère, et qui renferne un certain nombre de sous-programmes et d'informations, spécifiques de la carte-mère, de l'architecture du système et du processeur employé et qui sera lu en premier au démarrage de votre machine et permettra au processeur d'accéder correctement aux divers périphériques. C'est dans le bios que l'on trouve mémorisée la configuration des disques durs (nombre de têtes, taille des clusters, etc.), l'interruption liée à une imprimante ou à la souris, la ou les horloges utilisées ainsi que la configuration de mémoire RAM. Selon le fournisseur ce bios sera plus ou moins accessible à l'utilisateur et configurable. On distingue généralement Notez qu'un bios non optimisé (dans cette section avancée) peut rendre le fonctionnement de votre machine erratique et que certaines machines vendues en grande surface, ou montées à la demande par un intégrateur peu compétent, sont parfois bien mal configurées.


buffer : un buffer est un dispositif destiné à remplir une double fonction; d'une part mémoriser temporairement une information binaire et, d'autre part, en permettre la restitution correcte et améliorée au dispositif en cascade. C'est donc à la fois un registre (fonction mémoire) et un amplificateur (fonction remise à niveau d'un signal éventuellement dégradé).


bus: réseau normalisé de conducteurs permettant la transmission d'une information binaire entre deux dispositifs. En pratique dans un système informatique à base de microprocesseur on trouve 3 types de bus distincts, l'un dit data bus véhicule les données, sa taille est progressivement passée de 8 à 32 (voire 64) lignes; le bus d'adresses quant à lui permet effectivement à chaque élément du système de reconnaitre les informations qui lui sont destinées. Il comporte de 16 à 64 lignes selon sa destination. Le bus de commande est lui spécifique du processeur et permet des liaisons de contrôle entre processeur et autres éléments du système et son nombre de lignes est très variable d'un processeur à un autre selon la complexité et la puissance dudit processeur.

Dès lors qu'on s'intéresse au seul microrodinateur à base de processeur de la famille x86 on constate qu'il existe d'autres bus. En effet la distinction entre bus de données, d'adresses et de commandes est une distinction de nature scientifique, il faut lui ajouter l'aspect technologique qui lui ne se préoccupe que de l'organisation dans l'espace de ces 3 entités, c'est à dire au niveau des circuits imprimés du positionnement de chaque ligne de connexion. Et il est assez intuitif de constater qu'avec des composants possédant plus de 100 lignes d'entrées sorties le nombre de combinaison topologique pour leur positionnement sur un circuit imprimé va être très élevé. Heureusement, alors qu'au début de la microinformatique la loi de la jungle et du dispositif propriétaire semblait régner, très vite IBM a imposé son propre choix architectural et la topologie des liaisons entre différents circuits a conduit à la définition d'un connecteur (et donc d'une architecture de bus) accepté par tous. L'évolution technologique en a vite montré les limites ce qui a entrainé la conception de nouvelles architectures plus puissantes (de 8 on est passé à 16 puis 32 et 64 bits) généralistes et/ou spécialisées: le bus ISA a d'abord été la norme en 16 bits, puis le bus PCI l'a supplanté en 32 bits et les besoins de vitesse augmentant on a imaginé le bus AGP pour les seules liaisons vidéo et quelques approches pour faciliter les échanges mémoire-processeur qui constituent souvent le goulot d'étranglement limitant la rapidité réelle d'un système. Aujourd'hui la nouvelle norme est le bus PCI Express, un bus série beaucoup plus rapide, mais encore en cours d'évolution en décembre 2006. On donne quelques informations sur ces différents principes de connexion par ailleurs.


cache: Afin d'augmenter la rapidité des traitements on a imaginé de réserver une partie de la mémoire RAM (cache) pour y stocker temporairement les données les plus souvent utilisées et éviter des accès trop fréquents au disque dur. Dans les premiers temps de l'informatique cette zone était limitée à quelque 16Ko car très chère, avec la réduction drastique du coût des mémoires et l'augmentation de leur taille on a imaginé de placer directement au voisinage du processeur une mémoire SRAM spécifiquement destinée à cette fonction de cache et d'accès encore plus rapide permettant de réduire d'autant les temps d'attente qui grèvent souvent lourdement le fonctionnement des processeurs. Ces caches, dits de niveau deux, ont généralement une taille de 512Ko ce qui est le plus souvent très suffisant pour stocker non seulement les données d'accès fréquent mais aussi les résultats intermédiaires d'un calcul complexe.


carte-mère: circuit imprimé principal d'un microordinateur supportant le processeur, quelques circuits annexes et de nombreux connecteurs dans lesquels viendront s'enficher des carte-filles et sur la périphérie des connecteurs dans lesquels divers types de cables vous permettront des liaisons avec les périphériques (disques, souris, écran, lecteurs diverses, etc...).


clavier : Lorsqu'on frappe une touche du clavier on induit la génération d'un code sur huit bits qui sera interprété par le système d'exploitation en tenant compte de deux critères Par défaut le clavier est de type QWERTY et il faut absolument que le fichier autoexec.bat possède une ligne du type Keyb fr pour que l'interprétation par défaut soit remplaçée par celle du clavier AZERTY, c'est à dire celui qui vous est familier et correspond à la gravure des touches physiques de votre clavier. Il arrive cependant fréquemment que la ligne keyb fr ne soit pas chargée à la suite généralement d'une installation d'un logiciel qui a malencontreusement détruit ou détérioré le fichier autoexec.bat. Il faut alors considérer avoir affaire à un clavier QWERTY et au plus vite faire exécuter la commande keyb fr. Dans l'intervalle il convient de connaître les touches qui sont différentes dans les deux claviers, car ce sont justement des touches indispensables, aussi nous donnons ci-dessous ces deux claviers en ayant pris soin de visualiser les touches différentes. Pas moins de 24 différences existent entre les deux claviers, mais seulement quelques unes doivent être mémorisées en cas de besoin, tout le monde connait la correspondance A-Q et Z-W, mais en informatique les deux points et les slashs sont essentiels, repérez les. Notons en particulier l'interversion entre le M et les deux-points entre le clavier français et le clavier anglo-saxon parmi les différences essentielles à connaître.




Précisons que le clavier anglais et le clavier américain sont très légèrement différents, en ce sens que la touche shift de gauche est plus large dans le clavier américain et en conséquence la touche encadrée en magenta n'existe pas, par contre la touche enter est plus petite dans le clavier américain et en conséquence la zone encadrée en vert est une touche indépendante et correspond alors à la touche magenta du clavier anglais. Ces touches sont importantes puisqu'elles correspondent au slash inversé obtenu par la frappe de deux touches (altgr et la touche 8) dans le clavier français.

Précisons enfin que dans un PC portable le pavé numérique n'existe pas et que les touches de fonction qui l'encadrent dans les claviers ci-dessus sont souvent organisées selon un axe vertical dans la partie droite du clavier, mais on les retrouve toutes.


Client/Serveur : architecture de réseau dans laquelle le fonctionnement est distribué entre un serveur dédié à cette fonction et des machines utilisatrices des ressources du serveur dites clients. A ne pas confondre avec les petits réseaux d'égal à égal où toutes les machines sont à la fois serveur et client.


Collision : phénomène qui se produit lorsque deux machines essaient de transmettre simultanément sur le même segment de réseau.


Cookie les navigateurs peuvent lire et écrire des cookies qui sont de petits fichiers (comportant des mots de passe et configurations par exemple) basés sur des instructions issues de sites web. Quelquefois ils sont utilisés pour identifier le comportement de l'utilisateur et sa navigation à travers différents sites, et transmettre à un service de marketing des informations privées sur cet utilisateur à des fins commerciales (ou autres). Parmi les infos collectées on peut aussi citer outre la date et heure de votre visite, une réponse à un questionnaire que vous avez rempli sur le site visité, etc. Mais l'atteinte à votre vie privée peut aller beaucoup plus loin et je ne saurais trop recommander de se méfier des cookies en particulier de ceux mis sur votre PC par doubleclick. Lire le chapitre consacré à Firefox pour savoir comment se protéger intelligemment.

Le compteur est une application classique de cookie. Chaque visite à un site incrémente la valeur d'un cookie lié à ce site. Comme il est possible de conserver la date et heure de votre dernière visite, on peut donc connaitre la fréquence de vos visites et en déduire vos habitudes de consultation.


cluster (ou secteur) : Lors du formatage d'un disque dur on découpe artificiellement celui-ci en secteurs (comme on découpe une tarte en parts identiques) et le disque comporte un certain nombre de pistes concentriques. Il en résulte qu'un secteur sur une piste extérieure aura une bien plus grande longueur qu'un secteur sur une piste centrale mais chacun comportera la même quantité d'information (2048 octets par ex.). Un secteur est en fait la plus petite unité de stockage associable à un fichier. Il en résulte qu'un fichier de taille non multiple entier de la taille d'un secteur ne remplira pas entièrement le dernier secteur. C'est une perte de capacité inévitable. Et l'un des grands problèmes a toujours été de trouver la taille de secteur optimale qui permettent de réduire au maximum la surface perdue sachant qu'une partie de la surface d'un secteur correspond à son adresse et l'on est donc soumis à deux exigences contradictoires : réduire la taille des secteurs pour perdre le minimum de place dans des zones non occupées par des données et réduire le nombre de secteurs (donc augmenter leur taille) pour réduire la surface occupée par les zones adresse.


Fig: plateau d'un disque dur (sur un vrai disque le nombre de cylindres et de secteurs est évidemment bien plus élevé que sur ce modèle pédagogique) ainsi à titre d'exemple un disque de 4.3 Goctets comporte 8912 cylindres et 63 secteurs. En outre certains disques comportent plusieurs plateaux superposés (en général 2).


Commutation de paquets : procédé dans lequel un message va être découpé en paquets de longueur bien définie dont la gestion en terme de correction d'erreurs et d'adressage sera plus aisée que si l'on transmettait le fichier complet en un seul bloc, avec le risque de devoir le renvoyer intégralement si un seul bit s'avérait erroné au cours du transfert. La commutation de paquets permet en outre de gagner du temps en exploitant au mieux les portions du réseau les plus rapides.

Précisons cependant que selon le protocole employé les paquets pourront être de taille différente. Ainsi la technique ATM exploite des paquets de longueur fixe, tandis qu'Internet et Ethernet utilisent des transferts de paquets de longueur variable. Lors de la traversée du réseau Internet pour aller d'un point à un autre il peut donc arriver que les paquets changent de taille

La commutation s'oppose au routage, en effet dans le procédé de commutation les paquets provenant d'un même émetteur vers un même récepteurs sont tous transmis selon le même itinéraire, alors que lorsqu'on exploite le routage chaque paquet va être aiguillé à chaque noeud en fonction de l'encombrement instantané du réseau.


CPU (central processing unit): unité centrale de traitement ou microprocesseur. Pour mieux comprendre ce qu'est un microprocesseur se reporter au chapitre qui lui est consacré dans le module capteurs/instrumentation chap_mp2.htm.

Aujourd'hui, le processeur le plus connu est le Pentium4, développé par Intel. Il est détrôné par le Pentium double core dans les machines neuves (qui sans doute très vite sera remplacé par le pentium quadruple core) qui présente par rapport à ses prédécesseurs quelques caractéristiques innovantes mais que l'on ne peut pas réellement exploiter à court terme faute de circuits associés adaptés. On peut citer un jeu d'instructions multimédia (Extensions Streaming SIMD4) particulièrement adaptées à l'encodage/décodage MPEG4, au cryptage, à la reconnaissance vocale et inversement au rendu sonore, et à l'imagerie en général. Ces instructions sont une extension de celles déjà présentes sur le pentium précédent. L'autre avancée est le traitement de nombre de 128 bits alors que la version précédente se limite à 64. Et enfin le traitement de nombre en virgule flottante et double précision (64 bits ce qui permet d'en traiter 2 en un seul cycle d'horloge puisqu'on travaille sur 128 bits). Microsoft pour exploiter cette puissance a développé son API DirectX 8.0, mais le nombre de logiciels susceptibles d'exploiter une telle puissance est très limité et l'absence de circuits associés et de mémoires adaptées (DRDRam) fait que pour les applications courantes le pentium3 à 1GHz est souvent aussi performant que le pentium4 pourtant cadencé à 2GHz (et au delà dans certaines versions) . Le pentium double core dans ses versions les plus récentes Intel Core i7, Intel Core i5, et Intel Core i3,(c'est à dire comportant deux unités de calcul) bénéficie de la technologie 22nm et peut réaliser plusieurs opérations indépendantes simultanément ce qui lui confère une puissance inégalée, mais même en 2013 peu d'utilisateurs ont réellement besoin d'un tel dispositif, le processeur intel xeon double coeur fut donc initialement réservé aux serveurs auxquels il apportait un gain de performances de l'ordre de 40% tout en étant moins énergivore que le pentium simple coeur. En fin 2007 avec l'arrivée du système d'exploitation Vista extrêmement gourmand en ressources calcul et mémoire le pentium double coeur s'est imposé dans le PC de monsieur toulemonde, sans lui apporter un gain réel de performances. Par contre les utilisateurs qui disposent d'un tel processeur et ont conservé le système XP ont effectivement un gain réel de performances permettant par exemple de visualiser un film téléchargé sur Internet tout en exploitant simultanément le traitement de texte et plusieurs autres logiciels gourmands tels ceux de traitement d'image et en téléchargeant et installant simultanément des mises à jour de certains utilitaires de manière absolument transparente, tandis que leur logiciel de mail expédie un mailing à 1000 personnes et reçoit leur courrier. Mais rappelons que l'utilisateur n'a fait aucun progrès dans sa vitesse de frappe des touches du clavier!


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