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![]() 8 pages à l'impression |
version
initiale 2002 |
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dernière
mise à jour 22 mars 2013 |
LES TENDANCES TECHNOLOGIQUES
troisième partie (3/8) : les couches
une
technologie complexe |
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le
capteur type |
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l'artisanat
n'est pas mort |
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Ainsi, on développe des jauges de contrainte en couches minces conduisant à des capteurs de pression (Statham, Sedeme, Eurosensor,...) hautes performances et hautes températures (LCIA-INSA Rouen), des capteurs d'humidité (Philips, Coreci, LCIA), de température de surface (LCIA)... En raison de l'importance de cette technologie elle sera présentée en détail et certaines applications seront décrites dans les chapitres ultérieurs.
- une aptitude à la miniaturisation
- des temps de réponse ultra courts
- la potentialité de créer des matériaux impossibles à produire autrement
- de plus les technologies employées sont proches de celles de la microélectronique-silicium et se marient donc très bien avec elles.
l'exemple type
1. On commence par déposer sur le substrat, oxydé en surface, une couche de polysilicium, dite sacrificielle, par CVD d'une épaisseur de 1µm qu'on va ensuite graver afin de définir le volume du capteur (la zone en blanc dans la coupe ci-dessus).
2. On réalisera ensuite une couche de passivation en SiO2 puis déposera une couche de 300nm de polysilicium qui figurera les piézorésistances après gravure. Cette couche sera dopée au bore par implantation en deux temps : d'abord avec une faible concentration pour les résistances 2.1013/cm3 puis une forte concentration pour les électrodes 6.1014/cm3 et enfin un traitement thermique d'activation en atmosphère d'azote à 1000°C.
3. Après gravure des résistances celles-ci sont passivées par une fine couche d'oxyde.
4. On dépose alors une couche de polysilicium qui figurera la membrane (2µm) la couche est alors gravée (masque N° 4) puis couverte d'une couche d'oxyde et de nitrure de Si.
5. Le masque 5 va permettre de définir les trous qui vont permettre d'éliminer la couche sacrificielle qui sert actuellement de support à la membrane. L'astuce consiste à utiliser une solution standard de TMAH en phase aqueuse qui dissout parfaitement le polysilicium de la zone à sacrifier sans toucher aux couches d'oxyde ou de nitrure qui protègent la membrane et les résistances.
6. Après cette opération on enlève la couche d'oxyde inférieure avec de l'acide fluorhydrique (qui n'attaque pas la couche supérieure de nitrure).
7. Il reste à ouvrir les fenêtres pour les contacts (masque 6) puis à déposer une couche d'aluminium de 1 µm structurée grâce au septième masque, et enfin sceller le capteur (boucher les trous) via une couche d'oxynitride de 1.5µm déposée par PECVD. Il reste alors à enlever la couche d'oxynitride de protection de la membrane (masque 8).
multicapteur de gaz
vue en coupe d'un élément sensible
capteurs à couches épaissesDans un certain nombre de cas, il apparaît que la technologie couche épaisse (dite encore hybride) peut apporter des solutions élégantes à certains problèmes de mesure. Les capteurs céramiques à couches épaisses présentent de nombreux avantages tant en ce qui concerne la fabrication que leurs propriétés métrologiques. Leur principal avantage est la plus grande simplicité de mise en oeuvre que les techniques silicium + couches minces. Ils sont donc mieux adaptés à des productions plus proches de l'artisanat. Il est généralement possible d'obtenir un temps de réponse plus court avec des couches épaisses qu'avec des céramiques monolithiques. Le premier domaine a concerné la mesure de la pression (1991), mais on commence à voir des biocapteurs et des capteurs chimiques en couches épaisses. Dans les deux cas le support est en céramique (typiquement de l'alumine), la figure ci-dessous donne un exemple de capteur de NO dont l'utilisation peut être envisagée pour optimiser le fonctionnement d'un brûleur à fuel (ou d'un moteur de voiture).
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