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version initiale 2002 | |
dernière
mise à jour 18 mars 2013 |
PHYSIQUE DU SOLIDE
partie 4/7 : le solide et son environnement
l'association
de cristaux |
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les conséquences |
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idem |
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Dans le chapitre précédent, on a considéré un solide supposé parfait. La réalité est souvent différente en raison des nombreux défauts dans la structure, consécutifs au mode de préparation du solide. Le plus souvent un matériau métallique est obtenu selon un processus métallurgique qui passe par une étape à haute température dans laquelle le métal est à l'état liquide, suivie d'une étape de refroidissement au cours de laquelle le matériau passe à l'état solide.Dans ce chapitre on va, sans calcul, examiner quelques effets perturbateurs sur le solide, effets sur lesquels on reviendra ultérieurement, en particulier dans les chapitres consacrés aux capteurs.considérations structurales
On peut rencontrer plusieurs types de discontinuité : soit un atome va se retrouver coincé entre les deux cristaux et assurera une espèce de lien sans qu'on puisse affirmer qu'il appartient à un cristal ou à l'autre parce qu'il sera "distordu" dans une position intermédiaire on parle d'atome intersticiel, soit un espace trop important entre les deux cristaux subsiste sans qu'un atome ne puisse s'y glisser et on a alors une lacune. Cette lacune peut se prolonger sur plusieurs distances atomiques. Dans les deux cas on aura entre les deux cristaux, les deux grains, un "joint" qu'on appellera joint de grains, c'est à dire une discontinuité structurale permettant de passer d'un cristal à l'autre. Il va de soi que la manière dont s'effectue le refroidissement va jouer un grand rôle dans la cristallisation et l'obtention de plus ou moins nombreux joints de grain.A un certain moment il est certain que deux cristaux en pleine expansion vont se rencontrer et il est fort probable que leurs directions étant différentes la frontière entre eux sera réelle (et visible au microscope) et se traduira par une discontinuité.
impact sur les propriétés électriquesPar contre l'effet de cette microcristallisation sera notable sur l'ensemble des propriétés électriques, magnétiques et optiques. Prenons, à titre d'exemple, la résistivité dont on sait qu'elle caractérise la résistance au déplacement des électrons dits de conduction, c'est à dire ceux dont l'énergie est telle qu'ils peuvent aisément se déplacer de proche en proche d'un atome à un autre.
incidence d'une déformation mécaniqueExaminons ce qui se passe dans un groupe d'atomes au coeur d'un solide soumis à une déformation que l'on qualifiera de réversible. Par exemple un allongement. Plaçons nous à l'intérieur d'un cristal. La traction que l'on va faire subir au matériau va induire un allongement macroscopique que l'on peut éventuellement voir à l'oeil nu. Au niveau du groupe d'atomes témoin cela va se traduire par une augmentation de la composante de distance entre noyaux, colinéaire avec la direction de la traction. Il est aussi évident que cette augmentation n'affectera pas l'équilibre entre ces atomes voisins de la même façon si la direction de traction se trouve être confondue avec l'axe du cristal ou si elle est quelconque.
Effet de la température sur la trajectoire d'un électron libreMalheureusement d'autres grandeurs jouent aussi sur la résistivité et, en particulier, la température. Quand celle-ci va augmenter on va constater plusieurs conséquences contradictoires : l'énergie des électrons libres va augmenter, ce qui revient à dire que leur vitesse aurait tendance à croître ce qui militerait pour une réduction des temps de parcours et donc une décroissance apparente de la résistivité. En fait deux autres éléments vont contrarier cette vitesse accrue. D'une part, le risque pour un électron d'en percuter un autre semble accru (cf automobiles!) et, d'autre part, l'oscillation des noyaux autour de leur position moyenne s'amplifie avec la température ce qui revient à dire que la trajectoire des électrons entre ces noyaux va elle même être perturbée: en première approximation on peut dire que l'espace libre pour le passage de l'électron est réduit, ce qui revient à dire qu'il va s'approcher plus des noyaux dont la charge positive va lui faire subir une déviation plus forte et donc globalement le ralentir.
action d'un rayonnement électromagnétiqueLorsqu'un matériau est sous l'effet d'un rayonnement, selon l'énergie de celui-ci divers effets peuvent se produire. Un photon incident va pénétrer dans le matériau jusqu'à ce qu'il rencontre une particule constitutive de celui-ci c'est à dire un électron ou un nucléon.
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