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18 mars 2013

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TECHNOLOGIE DES COUCHES MINCES
4.b Propriétés électriques des couches minces

effet de l'épaisseur sur les propriétés influence du procédé de dépôt
phénoménologie les réflexions aux limites
théorie de Fuchs-Sondheimer la plus simple
pouvoir thermoélectrique
les conséquences
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Effet de l'épaisseur sur les propriétés

Après avoir rappelé les notions de base de la physique du solide massif examinons la résistivité du matériau à l'état de couche mince en nous attachant à mettre en exergue les spécificités qui résultent de deux facteurs principaux, à savoir Pour cela nous allons nous appuyer sur une modélisation, reposant sur diverses hypothèses de départ, et dérivant des schémas que nous avons rencontrés dans le matériau massif. Cependant, il importe de savoir qu'il n'existe pas aujourd'hui de modèle mathématique général permettant de représenter de manière correcte le comportement d'une couche mince quelconque. Il y a en effet beaucoup trop de facteurs expérimentaux insuffisamment connus ou maîtrisés entrant en jeu. Aussi le modèle présenté ici est celui qui donne à peu près satisfaction en particulier dans les applications développées dans les chapitres précédents. Nous en indiquerons les limites ainsi que les diverses tentatives récentes engagées pour le perfectionner.
En pratique, il sera surtout essentiel de retenir les grandes conséquences que l'on peut en dégager, en ce qui concerne le développement d'applications technologiques des couches minces dans des capteurs de mesures physiques, en gardant constamment à l'esprit qu'il faut toujours être très prudent quand on veut employer des couches minces, car il y a souvent des comportements imprévus mettant en défaut les théories les plus élaborées.

phénoménologie

Nous supposerons que nous savons, ce qui n'est pas toujours facile à faire, fabriquer des couches minces de structure reproductible et indépendante de l'épaisseur. Il est alors possible d'examiner le seul effet d'une variation d'épaisseur sur la conductivité du matériau.

Cette contrainte impose des conditions expérimentales reproductibles et donc une maîtrise parfaite de ces conditions que seuls une très grande compétence de l'opérateur, doublée d'un automatisme hypersophistiqué et d'un matériel de haute qualité, permettent d'obtenir.

Il faut en outre se rappeler qu'une couche mince se constitue, par dépôt sur un substrat, selon un processus de dépôt statistique auquel se combine une migration superficielle et des points de germination initiaux apparemment aléatoires (mais en fait liés à la qualité de l'état de surface du substrat). Il en résulte que jusqu'à une certaine épaisseur moyenne (dont la valeur est très sensible à ces conditions de préparation ) se situant souvent au delà de 20 nm, mais parfois en deçà de 2 nm, la couche mince ne peut être considérée comme présentant une continuité suffisante pour que la conductivité obéisse à un schéma voisin de celui décrit dans le matériau massif.

Nous ne nous intéresserons donc pas aux couches très minces pour lesquelles le modèle que nous allons décrire est inadéquat. Notons simplement qu'il existe des modèles de conduction qui semblent s'appliquer aux couches lacunaires (celui développé par Hopkins par ex), mais ces couches ne sont pas stables et donc inaptes aux applications, bien qu'elles soient d'un grand intérêt fondamental pour la compréhension de certains mécanismes particuliers de déplacement des électrons de conduction. Phénoménologiquement, il est assez intuitif que plus l'épaisseur sera importante et plus le matériau aura un comportement proche du massif, et à l'inverse plus l'épaisseur sera réduite et plus le caractère bidimensionnel sera marqué, c'est à dire plus les surfaces limites interviendront dans les propriétés physiques. C'est donc cette catégorie de couche ni trop mince ni trop épaisse (<400 nm) qui va nous intéresser.

Le rapprochement des 2 surfaces, parallèles au plan du substrat, va se traduire par une contribution accrue de celles-ci aux phénomènes de dispersion des électrons se déplaçant sous l'effet d'un champ électrique.

Reprenons le modèle de Mathiessen qui nous a permis d'expliquer la résistivité d'un matériau massif comme étant la somme de deux termes, l'un invariant rr directement lié à la structure (ou plutôt à ses imperfections) c'est-à dire aux surfaces de séparation des cristaux et l'autre ri dépendant de la température et fonction du volume interne du cristal. Il va de soi que, si l'on savait construire un monocristal parfait, la résistivité serait minimale puisque le terme lié aux défauts disparaitrait. A l'inverse, si l'on crée une structure extraordinairement désordonnée sa résistivité va être accrue. Lorsqu'on fabrique une couche mince c'est le désordre qui va prévaloir. En effet, ainsi qu'on l'a vu par ailleurs, une couche mince est constituée par dépôt d'atomes isolés sur un substrat généralement plan. Les premiers atomes qui vont se déposer sur le substrat vierge vont immédiatement se condenser puisque celui-ci est à une température où le matériau constitutif de la couche est normalement à l'état solide. On va ainsi avoir immédiatement pratiquement autant de cristaux en puissance que d'atomes déposés. La seconde couche atomique va conforter ces cristaux initiaux et l'on comprendra aisément que la couche mince au fur et a mesure de son élaboration va donc être constituée de très nombreux petits cristaux qui vont tous croître perpendiculairement au plan du substrat, mais auront dans le plan de celui-ci des orientations diverses. Une fois le dépôt terminé on disposera donc d'une couche mince constituée d'une juxtaposition de cristaux ayant tous la même épaisseur sensiblement, avec comme limite inférieure et supérieure le substrat, d'une part, et la surface supérieure de la couche, d'autre part, et qui seront entourés d'un mur vertical absolument perpendiculaire au plan du substrat et constitué par les limites des cristaux voisins. La structure obtenue est donc sensiblement différente de celle d'un matériau massif obtenu par refroidissement d'un liquide et la taille des cristaux beaucoup plus petite.

Le rapport surface/volume des cristaux sera plus important dans la couche obtenue que dans le matériau massif, ce qui se traduit par un terme rr plus important dans la couche que dans le massif, tandis que le terme ri est sensiblement identique dans les deux cas. Lorsqu'on va augmenter l'épaisseur de la couche, ce ratio va diminuer pour tendre vers une limite qui sera celle du massif. On voit donc que l'électron de conduction aura plus de surfaces (joints de grain) à traverser, plus de probabilité de rencontrer les surfaces limites du cristal que dans le massif ce qui se traduit par une distance parcourue entre deux collisions (libre parcours moyen) réduite par rapport au matériau massif et donc une plus grande difficulté à se déplacer (soit une résistivité accrue).

De même si l'on examine le coefficient de température de la résistivité il va être différent pour la couche mince et être sensiblement réduit (puisque le terme rr est sensiblement plus grand que dans le massif) et varier avec l'épaisseur. Illustrons cela sur un exemple pédagogique. Supposons une couche constituée de cristaux de forme carrée de 1µm2 de surface et de 10nm d'épaisseur. La surface des joints de grain sera donc de 0.04µm2 soit 4% de la surface totale. Imaginons que l'on double l'épaisseur de ladite couche. Le volume d'un cristal va doubler mais la surface limite dudit cristal ne va varier que de 4%. On voit bien que le déplacement de l'électron à l'intérieur du cristal ne changera pas mais qu'il aura une moindre probabilité de rencontrer une des deux surfaces limites. Donc le terme résistif lié aux surfaces (le terme rr) va diminuer quand l'épaisseur augmente et simultanément l'importance relative du terme ri lié à la température va augmenter, c'est à dire que le terme dr/dq va augmenter et en conséquence le coefficient de température de la résistivité doit lui aussi augmenter avec l'épaisseur jusqu'à atteindre la valeur du massif pour des épaisseurs de l'ordre du µm (mais c'est très variable car cela dépend de nombreux facteurs dont en premier lieu la taille moyenne des cristaux).

En pratique après fabrication d'une couche mince on lui fera souvent subir un traitement thermique afin de favoriser la réorganisation des cristaux, c'est à dire l'absorption des petits cristaux par leur voisin plus grand jusqu'à obtenir un état d'équilibre stable et une résistivité plus faible assez caractéristique de la température de traitement atteinte.

Nous allons maintenant mettre en équation ce processus.

Deux cas sont possibles,
  • ou la réflexion d'un électron par la surface limite est spéculaire, c'est à dire sans perte d'énergie (et la surface se comporte alors comme un miroir vis à vis d'un rayon lumineux),
  • ou bien l'on est en présence d'une dispersion diffuse avec changement de direction imprévisible et perte plus ou moins importante d'énergie.
En pratique on constate que les deux mécanismes cohabitent fréquemment et les travaux de recherche sur les couches minces ont souvent eu pour finalité de préciser la proportion de réflexion totalement diffuse par rapport à la réflexion spéculaire dans un matériau donné et pour des conditions de préparation définies.

Notons que cette façon de traiter le problème est restrictive car il n'y a pas deux types d'électrons, les uns subissant des réflexions totalement spéculaires et d'autres totalement diffuses, mais en un point donné de la surface selon l'incidence et la vitesse de l'électron, d'une part et la situation instantanée des autres porteurs de charge mobiles dans son voisinage, d'autre part, un électron subira une réflexion spéculaire ou plus ou moins diffuse.
Cependant ce modèle simplificateur, déjà mathématiquement complexe, va nous permettre de représenter macroscopiquement notre couche mince et donc de prévoir à partir de résultats expérimentaux sur des couches étudiées, quel serait le comportement d'une couche d'épaisseur différente et non étudiée.
La grandeur qui semble bien caractériser cet effet des surfaces c'est le lpm (libre parcours moyen) des électrons de conduction. Rappelons que dans le matériau massif la conductivité s'exprime par s = ne2 lm / mv , où n est le nombre d'électrons par unité de volume, lm leur lpm, v leur vitesse moyenne au voisinage de la surface de Fermi (n'oublions pas que ce sont les électrons proches du niveau de Fermi qui sont statistiquement les plus importants pour les phénomènes de transport).


théorie de Fuchs

Fuchs en 1936, Sondheimer et Chambers en 1952 ont élaboré le modèle de référence. Considérons un film mince soumis à un champ électrique E dans le sens de sa longueur (selon l'axe des x). On admet que le film est d'épaisseur uniforme et de structure équivalente au matériau massif et que sa température est constante.


L'équation de Boltzmann déjà vue s'exprime par
eE/m* df/dvx + vz df/dz = - (f -f0)/ t
le premier terme du premier membre correspond à l'action du champ, le second fait intervenir le mouvement des électrons situés à une certaine altitude comprise entre z = 0 (substrat) et z = d (surface supérieure).

f est de la forme f0(vx,vy,vz) + f1(z,vx,vy,vz) où f0 est la fonction de Fermi-Dirac à l'équilibre en l'absence de champ. Il vient

df/dvx = df0/dvx + df1/dvx

En première approximation le terme df1/dvx peut être négligé puisque le champ E est selon x (et donc vx)

De même df/dz = df0/dz + df1/dz peut se simplifier puisque f0 ne dépend pas de z, il vient donc

df1/dz + f1/tvz = -eE/m*vz df0/dvx

Cette équation différentielle s'intègre aisément , sa solution générale est du type:
f1 = - (eEt/m*) df0/dvx {1+f(vx,vy,vz) exp-z/vz}
La fonction arbitraire f sera déterminée par les conditions de réflexion des électrons sur les surfaces de la lame mince. On retient l'hypothèse simplificatrice déjà énoncée, à savoir qu’une proportion p subit une réflexion spéculaire (élastique) tandis que 1-p subit une réflexion totalement diffuse.

Supposons dans un premier temps, ainsi que l'on fait Fuchs et Sondheimer, que p = 0, c'est à dire que tous les électrons subissent une réflexion totalement diffuse ce qui revient à considérer que la surface comporte de nombreux défauts, et c'est souvent réaliste.

Si un électron est réfléchi de façon diffuse à la surface limite z = 0 cela revient à dire que sa direction après le choc est indépendante de son angle d'incidence, elle peut être quelconque dans le 1/2 espace et donc la distribution de vitesse satisfait à f0.

Il en résulte que la perturbation f1(v,0) pour tous ces électrons s'éloignant de la surface z = 0 doit être nulle

f1(v,0) = 0 pour tout vz > 0

Le même raisonnement peut être fait pour la surface limite z=d

f1(v,d) = 0 pour tout vz < 0

Si on en revient à l'expression de f1 cela conduit à

f(v) = -1 pour vz> 0 et f(v) = - ed/vz pour vz< 0

et les fonctions de distribution perturbées des électrons sont respectivement f1+ pour ceux qui s'éloignent de la surface z = 0 et f1- pour ceux qui quittent la surface z = d
f1+ = - etE/m* df0/dvx {1-e-z/vz} pour vz>0

f1- = - etE/m* df0/dvx {1 - e(d-z)/vz} pour vz<0
En utilisant le changement de coordonnées classique on peut écrire ces expressions en coordonnées polaires, ainsi f1+ devient
f1+ = - etE/m* df0/dv ( 1 - e-z/vcos) sinqcosy
connaissant la fonction de distribution en fonction de z nous avons alors la possibilité de calculer la densité de courant. Dans un matériau massif on avait écrit j = E, il en est de même dans la couche mince. Aussi Chambers et Fuchs ont-ils, après un calcul assez long, exprimé le rapport de la conductivité de la couche d'épaisseur d à la conductivité du matériau massif correspondant.

Il vient / = /= F1(,p) avec = d / est le libre parcours moyen effectif dans la couche d’épaisseur d


dans cette relation la variable d'intégration t représente la quantité t = d /cos= / cos.


Le graphique ci-dessus donne l'allure des courbes représentatives de / (c'est à dire l'inverse de /) en fonction de . On notera que l'horizontale correspond à la valeur 1 du rapport c'est à dire au cas où p = 1 pour lequel l'effet d'épaisseur est inexistant.
Précisons quelques résultats expérimentaux obtenus dans des conditions rigoureusement similaires, en ultra vide sur substrat de verre de silice poli optiquement (thèse M. HUBIN, Rouen 1972): pour le cuivre on avait obtenu p = 0, pour l'argent p = 0.16, pour l'or p = 0.6 et ultérieurement (thèse G. RICHON, Rouen 1977) pour les alliages Cu/Ni p = 1.
Notons que des travaux plus récents ont cherché à améliorer la correspondance entre les résultats expérimentaux et l'expression théorique de / en introduisant des paramètres p1 et p2 différents pour les deux surfaces, puis en considérant qu'en raison de la faible épaisseur et du processus de croissance par strate d'une couche mince il y avait lieu de tenir compte en plus des joints de grain (car les cristaux sont généralement plus petits dans une couche mince que dans le massif)(Mayadas68), ou de faire varier p avec l'angle d'incidence (Cotti65). Ces travaux théoriques n'ont cependant pas apporté sur le plan pratique d'informations notoirement supérieures à celles déduites des travaux de Fuchs.

Par ailleurs Sondheimer a montré que le coefficient de température de la résistivité = dR/(R0d) variait selon une loi semblable qui pouvait se simplifier pour les épaisseurs élevées (d>)
d = [d-3(1-p)/8] soit encore /= 1-3(1-p)/8
Notons encore que l'étude des couches minces peut se révéler un puissant moyen d'investigation et de connaissance des paramètres du matériau massif considéré comme couche mince d'épaisseur infinie en particulier le produit d à une température donnée permet de conduire à et

Conséquences pratiques:
Les principaux enseignements que l'on peut tirer des travaux de Fuchs et de ses successeurs sont les suivants:
Il est ainsi possible d'imaginer une géométrie de dépôt, d'une certaine épaisseur, pour un certain matériau qui possédera un coefficient de température et une résistivité précis, parfaitement adaptés à l'application envisagée.

Pouvoir thermoélectrique d'une couche mince


Dans le cas des couches minces, si le conducteur C2 est constitué d'une couche mince (notée M*) de même matériau que C1 massif (noté ), on obtient une f.e.m. d'effet Seebeck


intégrale prise entre C et F et où (*-) = représente le pouvoir thermoélectrique relatif du film par rapport au massif.

Dans tous les cas on constate une augmentation algébrique du pouvoir thermoélectrique quand on diminue l'épaisseur. La raison en est la suivante, dans le matériau en couche mince les électrons, dont on a vu précédemment qu'ils sont responsables de deux courants de diffusion de sens opposés notés Jdiff- et Jdiff+, sont freinés par les réflexions non spéculaires sur les faces de la couche, mais ce freinage affecte relativement plus les électrons les plus énergétiques responsables de Jdiff-. Il en résulte donc une augmentation relative de la contribution de Jdiff+ se traduisant par une augmentation algébrique de * lorsque l'épaisseur diminue.


Nous donnons ici quelques éléments complémentaires à l'attention des lecteurs intéressés par la technologie des couches minces.

[1] Chambers RG, Proc Roy Soc (London) A 202 (1950) 378 et A 215 (1952) 481

[2] Cotti P, Helv Phys Acta 38 (1965) 801
prise en compte de l'angle d'incidence dans la réflexion des électrons

[3]Fuchs K, Proc Cambridge Phil Soc 34 (1938) 100

[4] Hubin M, Thèse réf CNRS AO 7793, Rouen 1972
propriétés thermoélectriques des films de métaux nobles

[5] Gouault J, Hubin M, brevet ANVAR ,1975
procédé de contrôle de fabrication d'alliage binaire en couche mince par coévaporation asservie

[6] Mayadas AF, J Appl Phys, 39 (1968) 4241
prise en compte des joints de grain dans les propriétés de transport des films minces

[7] Sondheimer EH, Adv Phys, 1 (1952) 1

[8] Richon G, thèse de doctorat , Rouen 1977
alliages Cu/Ni en couches minces

[9] Grigorov G et Kanev V, le Vide poussé, Masson Ed, Paris (1970) ouvrage de référence

[10] Lempérière G, Le Vide 229 (1985) 549
étude des procédés de sputtering

[11] Pauleau Y, Le Vide 227 (1985) 319
dépôts par laser

[12] Barraud A, le Vide 227 (1985) 359
films de Langmuir-Blodgett

[13] Tholomier M, le Vide 238 (1987) 385
analyse Auger quantitative

[14] Mayer H, Dünne Schichten Technik, Springer Verlag Berlin (1955).
L'ouvrage de référence sur les propriétés des couches minces.

[15] Duval P, High vacuum production in the microelectronics industry, Elsevier Ed, Amsterdam (1988).
L’avant dernier ouvrage publié par le meilleur spécialiste français.