La structure métal-isolant-semiconducteur
est l'une des plus importantes puisqu'elle a conduit en particulier aux transistors
dits MOSFET (pour metal oxide semiconductor field effect transistor). En première
approximation il est voisin du FET à jonction puisqu'il s'agit ici encore
d'un canal dont la conductance est pilotée par une grille, mais la différence
essentielle vient du fait que l'électrode de commande est isolée
du canal par un diélectrique et que la commande sera donc de type capacitif.
- Principe et fonctionnement
Fig. Principe d'un MOSFET à canal N : les zones hachurées sont de type N
La figure
ci-dessus illustre parfaitement le principe d'un transistor MOS à canal
N. Ceux-ci n'ayant qu'un rôle mineur en acquisition de données
nous ne nous apesantirons pas exagérément sur leur fonctionnement.
La source et le drain sont de type N+ (hachures obliques) et la grille est isolée
du semiconducteur par une couche d'oxyde (ou de Si3N4,
ou d'un empilement des deux). Lorsque la grille est polarisée positivement
elle crée à l'interface diélectrique semiconducteur une
couche dite d'inversion (hachures verticales) comportant un grand nombre
d'électrons (porteurs minoritaires de la zone P), dès que VG
est supérieure à une valeur de seuil VT cette couche
est suffisamment importante pour créer un canal conducteur entre les
deux zones N+. Mais ceci suppose que le potentiel en D soit très inférieur
à ce seuil. La relation liant ID à VD est
linéaire et le canal se comporte comme une simple résistance (on
exploitera ce mode de fonctionnement très fréquemment dans les
dispositifs logiques ausi bien qu'analogiques)
Si VD
croit, alors on obtient un effet de pincement analogue à celui constaté
dans le JFET, illustré ci-dessous, car la capacité du fait du
potentiel positif appliqué sur le drain est moins polarisée de
ce côté. Ce qui en d'autres termes revient à dire que la
couche d'inversion présente une épaisseur non uniforme et décroissante
de la source vers le drain. Pour une valeur de VD = VDsat
on atteint la limite du pincement.
Fig. pincement du canal en fonction de V
On distingue 4 types
de transistors MOS en jouant, d'une part, sur les 2 types de substrat et, d'autre
part, sur le fait que le canal est réalisé par construction (diffusion)
ou, comme dans l'exemple ci-dessus, résulte du champ appliqué
: dans le premier cas on parle de MOS à appauvrissement et, dans
le second, de MOS à enrichissement. La figure ci-dessous donne
un résumé des caractéristiques des 4 types.
Fig. caractéristiques
des différents types de transistors MOS
Notons que les MOS à enrichissement sont les plus faciles à
fabriquer (il n'y a qu'à diffuser la source et le drain). Cependant
ces transistors présentent un inconvénient majeur par rapport
aux JFET, c'est leur sensibilité aux charges statiques liée
à leur très grande impédance d'entrée (>1000M
).
En effet, si VGS est trop important, en raison de la très
faible épaisseur du diélectrique (< 0.1µm) ils claquent.
D'où les précautions d'emploi et de manipulation, et
même de stockage, indispensables.
N'hésitez pas à
consulter les liens que nous avons sélectionnés à votre
intention, ils vous apporteront bien plus que vous ne l'imaginez.