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LHERBAUDIERE |
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première
version décembre 2006 |
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dernier
ajout
24 janvier 2014 |
Infos internationales
En
complément de la rubrique d'infos nationales vous trouverez ici
une sélection d'infos internationales, ou de sources d'infos internationales,
concernant l'environnement (et parfois plus), assorties de nos commentaires
complémentaires bien évidemment le cas échéant,
car une info brute mérite souvent une explication pour en définir
la portée et ne pas se laisser emporter par un enthousiasme toujours
porté vers l'optimisme béat. |
Gaz de schiste : la Commission encadre a minima l'exploitation
en Europe
En réponse à la volonté
de certains Etats membres
d'exploiter les réserves européennes d'hydrocarbures, la Commission se contente,
pour l'instant, d'émettre des recommandations générales inspirées des "règles
d'or" de l'AIE.
Ce mercredi 22 janvier 2014, le commissaire européen à l'Environnement,
Janez Potocnik, a présenté une recommandation relative aux principes minimaux
applicables à l'exploration et à la production d'hydrocarbures par fracturation
hydraulique. Le document d'une dizaine de pages "vise à garantir la mise en
place de mesures appropriées en matière de protection de l'environnement et
du climat", explique la commission. Ces règles, qui entreront en vigueur dans
6 mois à compter de leur publication, s'inspirent en grande partie des "règles
d'or" proposées par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour exploiter
les hydrocarbures de roche mère. Elles ne sont pas contraignantes et feront
l'objet d'un suivi sur la base des déclarations des Etats membres.
Ca ne s'arrange pas
La commission euopéenne agit plutôt rarement
dans l'intérèt des européens, étant le plus souvent
influencée dans ses décisions par les puissants lobbies des
multinationales. Il est donc remarquable qu'elle vienne de publier via l'agence
européenne de l'environnement la carte ci-dessous montrant les zones
européennes les plus polluées.
source European
Environment Agency octobre 2013
Sur ce diagramme les points en vert
clair correspondent aux mesures dans des zones peu polluées en dessous
du seuil critique ou très proches (vert foncé), en orange ce
sont les zones où la pollution excède les normes, tandis que
celles en rouge et noir correspondent aux zones les plus polluées et
où la pollution ne s'est pas améliorée par rapport à
2005. le rapport complet est disponible EEA-Report_9-2013_Air-quality_in_Europe.pdf
[13.4 MB]
Gunter Pauli : « Il ne faut
pas polluer moins, il faut arrêter de polluer »
Cet
industriel belge met en pratique ce principe dans divers domaines.
Et je vous conseille vivrement (et même plus que ça) à lire
attentivement l'article publié aujourd'hui même sur le site de
Terra Eco et constituant un long résumé d'une conférence
qu'il a donnée et qui a fortement impressionné ses auditeurs.
Notre planète va mal, chaque jour nos gouvernants complètement
incompétents et plus préoccupés de leur réélection
que de l'intérèt général réel nous bassinent
avec des futurs chiffres de croissance totalement mensongers et ne résolvant
aucun des vrais problèmes, Gunter Pauli lui s'attaque au vrai problème
: « Il faut changer fondamentalement nos façons de penser.
Nous devons créer des chemins pour que nos enfants imaginent un futur
différent afin qu’ils ne répètent pas nos erreurs
», explique-t-il. Et il ne se borne pas à le dire mais
il le fait et ça marche. Son idée de base c'est
de s'inspirer des systèmes naturels et on n'a que l'embarras du choix
pour exploiter les principes que la nature utilise depuis des centaines de milliers
d'années en vue d'améliorer notre propre confort de vie, créer
des emplois et le tout sans produire de déchets que l'on ne sait éliminer
ou valoriser. Et l'auteur nous cite plusieurs exemples réels dans des
domaines très divers...
Lire
l'article de Terra Eco
21 février 2011
Climat
: l'UE pas sûre d'atteindre son but en 2020
Alors que les objectifs d’énergies renouvelables devraient être
largement atteints en 2020, ceux sur l’efficacité énergétique
risquent de ne pas aboutir.
Tous les objectifs du Paquet
énergie-climat seront-ils atteints en 2020? Un rapport de l’association
européenne de l’énergie éolienne (EWEA), publié
le 4 janvier 2011, révèle que l’Europe devrait attendre
son but de 20% d’énergie provenant de sources renouvelables (ENR)
d’ci 2020. Le texte se fonde sur des données de la Commission européenne
selon lesquelles 20,7% de la consommation énergétique et 34% de
la demande d’électricité seront couverts par des énergies
renouvelables. En 2009, 11,6% de l’électricité européenne
provenait du renouvelable.
Si les Etat membres font d’importants efforts pour les ENR, la situation
est différente pour l’efficacité énergétique.
"Il est réaliste de penser que nous atteindrons l'objectif de 20%
pour les énergies renouvelables, mais nous n'arriverons qu'à 10%
pour l'efficacité énergétique si nous restons sur la base
actuelle", a expliqué le président de la Commission européenne
mercredi 5 janvier. Il a souligné que l’UE n'avait pas réalisé
suffisamment de progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique.
Selon lui, l'Europe à un potentiel énorme d'économies d'énergies
à réaliser dans les secteurs des transports et des bâtiments.
source
euractiv.fr
10 janvier 2011
Selon le Pnud (Programme
des Nations Unies pour le Développement), les budgets consacrés
dans le monde à l’armement et à la drogue représentent
30 fois les sommes annuelles supplémentaires qui seraient nécessaires
pour nourrir, fournir en eau potable et assurer les soins de base de l’humanité.
Les budgets de la publicité sont 10 fois supérieurs à ce
montant.
En
savoir plus
18 juin 2010
23 500 milliards d’euros.
Cette somme rondelette correspond au développement économique
et à la croissance du commerce empêchés par la violence
des rues ou les tirs de mortiers sur les champs de bataille de notre planète,
précise le quatrième rapport de l’ indice de paix mondiale
(GPI) publié ce mardi par l’Institut pour l’économie
et la paix. Une seule petite réduction de 25% aurait
permis de gonfler l’économie chaque année de 1 850 milliards
de dollars (1 550 milliards d’euros). De quoi rembourser la dette de la
Grèce, atteindre les objectifs du millénium, payer pour le programme
européen de réduction carbone et... se garder un peu de monnaie
pour les temps difficiles.
lire
la suite sur Terra Eco et à méditer
10 juin 2010
La voiture électrique franchit les 1000km d'autonomie
Depuis des années
on nous rebat les oreilles avec la voiture électrique, mais force est
de constater que les constructeurs européens ou américains ne
font pas de réels efforts pour remplacer leurs moteurs
à combustibles fossiles par des systèmes électriques performants.
Et l'on nous assure que la faute en est l'inexistence de batteries de forte
capacité permettant une autonomie convenable. En réalité
il semble bien que les actionnaires majoritaires des groupes automobiles sont
souvent très proches (c'est un euphémisme) de ceux des groupes
pétroliers dont les bénéfices (et les dividendes) explosent
ce qui explique cette inertie. Au Japon les choses sont un peu différentes
(pas de groupe pétrolier japonais dominant) et le Japan Electric
Vehicle Club, une association de citoyens qui se consacre au développement
des véhicules électriques, a réussi a faire rouler une
voiture de marque Daihatsu "Mira EV", équipée de batteries
Li-ion fournies par Sanyo, sur une distance dépassant les 1000 km, sans
effectuer une seule recharge des batteries. Ce record a été
établi sur circuit, mais auparavant le même véhicule avait
déjà parcouru sur une route particulièrement embouteillée
les 555km séparant Osaka de Tokyo sans recharger la batterie (ce qui
est quand même bien supérieur aux 150km des véhicules européens!).
Il est donc démontré qu'avec un véhicule très traditionnel
dans sa présentation (voir photo ci-dessous) l'option tout électrique
ne relève plus de l'utopie mais d'une simple volonté industrielle
(ou politique?).

la Daihatsu et l'équipe responsable du projet
pour en savoir plus (attention
c'est en japonais)
29 mai 2010
Les Européens mal informés sur l'érosion de la biodiversité
Un sondage aux
résultats fâcheux, en cette année 2010 consacrée à la biodiversité. Seuls
38% des Européens connaissent le sens du mot ''biodiversité'', selon un Eurobaromètre
publié au mois de mars. 28% d'entre eux ont déjà entendu ce terme sans savoir
de quoi il s'agit. Si une majorité de personnes comprennent que l'érosion de
la biodiversité est un thème important, ils ne saisissent pas qu'ils en seront
personnellement affectés.
Principales menaces pesant sur la biodiversité avancées par les personnes sondées
: la pollution (27%), et les dégâts causés par l'homme (26%).
Au final, 17% seulement des répondants sont conscients que l'érosion de la biodiversité
est d'actualité. ''La principale raison invoquée par les citoyens pour expliquer
leur inertie face à la perte de biodiversité est leur méconnaissance des mesures
à prendre pour y remédier'', constate la Commission européenne dans un communiqué
du 9 avril. Elle lance donc une campagne de sensibilisation intitulée ''Biodiversité
: nous sommes tous concernés'', qui met l'accent sur la valeur de la
biodiversité, la notion de services fournis par les écosystèmes et les dangers
liés à leur disparition.
Plus d'un tiers des espèces évaluées sont menacées d'extinction, rappelle la
Commission. 60 % des services écosystémiques ont été dégradés au cours des cinquante
dernières années.
- source Actu-Environnement.com
- Victor Roux-Goeken
09/04/2010
Une poubelle internationale de la surface de la France
Une vaste plaque,
de la taille du Texas (soit sensiblement celle de la France), composée
de déchets divers et variés vient d'être découverte
dans l'Atlantique Nord par les scientifiques de la Sea Education Association.
Cette découverte illustre la situation dramatique des océans,
devenus par endroit de véritables poubelles.
Cette poubelle océanique composée de bouchons de bouteilles, sacs
plastiques et autres morceaux de cagettes, se situerait à 500 milles
nautiques, soit presque 1 000 km, des côtes américaines. Déjà
en 2007, Charles Moore avait découvert le même type de phénomène
dans le Pacifique.
Les animaux marins sont une nouvelle fois les victimes de cette pollution, certains
confondant sacs plastiques et nourriture. Par ailleurs, ces débris qui
accumulent les polluants organiques, sont ingérés par certains
poissons qui peuvent se retrouver dans notre assiette. On sait qu'il
est impossible de nettoyer l'océan, la seule solution pour éviter
ce type de phénomène est de ne rien jeter dans l'environnement
et d'avoir le plus souvent recours à des matériaux biodégradables.
La majorité de ces déchets sont issus des navires et continents
riverains de l'Atlantique. Alors que ces jours derniers les marins pêcheurs
de Dieppe s'attaquent bêtement à GreenPeace (info du 15 mars 2010)
qui lance un SOS pour la biodiversité, ils feraient mieux de s'associer
aux écologistes pour combattre la perpétuation de ce désastre.
16 mars 2010
Un nouvel événement inquiétant
consécutif au dérèglement climatique
En Antarctique un iceberg de 80km de longueur,
et 2550 km2 de superficie et 400m d'épaisseur, vient de se détacher
du glacier Mertz. Il constitue à ce jour, avec un autre qui fait 95km
de longueur, l'ensemble dérivant le plus important du globe et selon
les scientifiques du CNRS risque de perturber de manière sensible la
circulation des eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent
la circulation océanique mondiale. Ce phénomène s'aggrave
de jour en jour car de plus en plus de plates-formes glaciaires se détachent
du continent Antarctique et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production
accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan
Austral. En clair ces glaciers concourent de plus en plus à l'élévation
du niveau des mers ce qui n'arrange pas les habitants des Maldives et de nombreux
atolls polynésiens, mais aussi ceux de nombreuses agglomérations
sises en bord de mer tels, par exemple, ceux de Cayeux à proximité
de la baie de Somme en France.
source:
- LEGOS : Laboratoire d'études en Géophysique et océanographie
spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD) ;
- LOCEAN : Laboratoire d'Océanographie et du Climat : Expérimentations
et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) ;
- l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division)
28 février 2010
100 Millions de personnes affamées
à cause des agrocarburants européens : Pensez-y et levez le pied
Selon un récent rapport de l’ONG Action
Aid, la politique européenne de développement des agro-carburants
aggrave la faim dans le monde. Les sociétés européennes
ont en effet pris d’assaut des millions d’hectares de terrain
en Asie, Amérique centrale ou Afrique pour y faire pousser du jatropha,
de la canne à sucre ou de l’huile de palme destinés aux
réservoirs du vieux continent. De quoi remplir l’objectif européen
de 10% de biocarburants à l’horizon 2020. Pour y parvenir "la
surface de terrain nécessaire dans les pays développés
pourrait atteindre 17,5 millions d’hectares, soit plus de la moitié
de l’Italie”, souligne le rapport. Autant de surface prélevée
sur l’agriculture vivrière et l’élevage. Mais l’Europe
n’est pas prête à renoncer de si tôt à son nouveau
dada. Car les subventions sont nombreuses : elles s’élèveraient
à 4,4 milliards d’euros aujourd’hui pour l’industrie
des biocarburants, versées directement sous la forme d’aide ou
indirectement via des déductions fiscales. Et bien sûr, simultanément,
on refusera l'asile en Europe aux populations affamées de ces régions...Alors
REFUSEZ l'escroquerie des agrocarburants (et lisez sur ce site le chapitre
qui y est consacré pour être correctement informé)
18 février
2010
Une nouvelle conférence
de l'UNESCO sur la biodiversité
Quelque 250 participants venus de tous les continents se sont
réunis à Paris au siège de l’Unesco, du 25 au 29
janvier, afin de présenter les dernières avancées scientifiques
en matière de biodiversité et leurs implications sur les décisions
politiques, encore largement inadéquates. Ni la décision
politique, ni le comportement des agents économiques ne sont aujourd’hui
guidés par la conscience de la valeur intrinsèque de la nature,
constatent la plupart des participants à la conférence de l’Unesco.
L’objectif lancé par la Convention sur la
diversité biologique (1992) d’inverser les tendances
de la perte de biodiversité à l’horizon 2010 n’a pas
été atteint. On parle aujourd'hui de réduire de 20% la
dégradation des écosystèmes d’ici à 2020 ce
qui en clair signifie qu'on espère seulement limiter la dégradation
(qui va donc se poursuivre) alors qu'il faudrait rétablir une situation
antérieure non dégradée. On peut évidemment se poser
la question de l'utilité (et aussi du coût financier et environnemental)
de ces conférences internationales successives constatant que les gouvernements
dans leur quasi unanimité ne respectent jamais leurs engagements antérieurs
en matière d'environnement. D'ailleurs les médias ne s'y sont
pas trompés qui n'ont absolument pas parlé de cette conférence.
11 février 2010
Dans
le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité une initiative
intéressante de l'université de Francfort. Pour
ceux qui lisent l'anglais ou l'allemand un catalogue virtuel fantastique concernant
la biodiversité à consulter sur http://www.vifabio.de/iyb2010/?lang=en
En quelques clics, l'accès à des documents récents ou très
anciens publiés dans toute la planète et archivés souvent
au format PdF, ou simplement à une adresse où trouver le document.
L'eolien progresse très sensiblement
aux USA
L'Association américaine de l'éolien (AWEA)
a annoncé le 26 janvier ''avoir battu tous les records'' en augmentant
de 39% la capacité éolienne installée en 2009, avec 9.922
MW supplémentaires pour alimenter 2,4 millions d'habitations, grâce
essentiellement aux fonds fédéraux débloqués dans
le cadre du plan de relance économique. L'énergie éolienne
compte désormais une puissance installée de plus de 35.000
MW (contre 25.300 MW fin 2008), de quoi alimenter 9,7 millions de foyers.
Pour mémoire l'Allemagne a installé 26000MW de capacité
éolienne en fin 2009 (combinée à une puissance photovoltaïque
du même ordre), tandis que la France a un gros retard dans ce domaine
en raison de l'activisme forcené de citoyens arriérés racontant
maintes inepties pour bloquer les projets (4500MW éolien en fin 2009
et seulement 230MW de photovoltaïque).
02 février 2010
Un coup de gueule à Copenhague
qui n'aurait pas du passer inaperçu
C'est celui du Président Chavez que nous
vous invitons à écouter sur http://www.dailymotion.com/video/xbjmk0_chavez-a-copenhague-12-soustitre-fr_news
Si la conférence de Copenhague en raison de l'incompétence et
du manque de sérieux des gouvernants des pays qui
se disent avancés a accouché d'une souris et profondément
déçu les ONG et les peuples les plus directement touchés
à court terme par le bouleversement climatique, elle aura au moins permis
à Hugo Chavez de dire haut et fort ce que les vrais scientifiques répètent
depuis plus de 25 ans et que les multinationales et leurs dirigeants irresponsables
et égoïstes et leurs valets politiciens médiocres ne veulent
pas entendre.
18 décembre 2009
Colère
à Co penhague
A Copenhague, la petite sirène en
avait avalé des couleuvres. Mais jamais aussi grosse que celle-là.
Elle a piqué une colère et remis un prix empoisonné à
Monsanto.
"Je suis très honorée de remettre le prix de la “sirène
en colère” à… Monsanto". Avec calme, une touche
de solennité et beaucoup d’ironie, la journaliste et militante
Naomi Klein a remis à Monsanto, le 15 décembre, le prix de l’industriel
exerçant le plus de pressions sur les négociations climatiques.
La firme spécialisée dans les organismes génétiquement
modifiés est arrivée largement en tête des votes de 10000
internautes : elle a recueilli 37% du total des voix devant Shell (18%), le
géant de l’industrie pétrolière, et l’Institut
Américain du Pétrole (14%).
Première cause de
déforestation
Pour devancer les rois
de l’or noir, Monsanto a sorti son plus beau costume de lobbyiste. Et
celui-ci commence à éblouir l’Organisation des nations unies
pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), ainsi que la Convention
des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC) actuellement réunie
à Copenhague. La multinationale tente de les convaincre que les cultures
de soja OGM mondiales peuvent bénéficier de crédits carbone.
Comment ? Elle met en avant la technique de "semis direct" de cette
plante. Non labouré, le sol retiendrait plus de dioxyde de carbone. Le
soja OGM, est présent dans 70% de la production mondiale selon le WWF,
avec des pics de production dans certains pays comme l’Argentine (95%
d’OGM) ou les Etats-Unis (91% d’OGM). Cette culture, majoritairement
utilisée pour nourrir les animaux d’élevage, est la première
cause de déforestation en Amazonie. En outre, le soja transgénique
est cultivé avec force épandage du désherbant Round Up
produit par Monsanto.
"Absurde et aveugle"
"Monsanto est devenu
un artiste de la mise en invisibilité. Il réussit à faire
oublier la déforestation, la dégradation des sols ou l’utilisation
du glyphosate en mettant en avant la conservation des sols", décrypte
Frédéric Goulet, sociologue au CIRAD et auteur d’une thèse
sur les cultures sans labour. "Or le semis direct est tout sauf une technique
agricole ancestrale comme essaye de le présenter Monsanto. Cette technique,
inventée dans les années 1970 aux Etats-Unis, au Brésil
et en Argentine, a permis d’intensifier la production, tout en réduisant
les coûts de main d’oeuvre", poursuit le spécialiste.
En réussissant à faire entrer le semis direct dans la catégorie
d’"agriculture de conservation", Monsanto prétend aujourd’hui
à l’obtention de crédits carbone. Pour les ONG, l’entrée
des cultures de soja OGM dans les mécanismes de crédits carbone
représenterait un soutien économique massif pour ces monocultures
en Amériques du Nord et du Sud. "Labelliser cette agriculture comme
« durable », simplement parce qu’elle implique moins de labourage,
c’est tomber dans un réductionnisme absurde et aveugle. Il s’agit
manifestement d’une "offensive climatique » de l’agrobusiness",
souligne GM Watch, organisme de surveillance des OGM.
article de Terra
Economica-Info du 16 décembre 09
Un manifeste pour le respect
et la défense des savoirs traditionnels
Actu-Environnement - 12/11/2009
Le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance, lancé
à l'Unesco, défend le respect de la souveraineté des
connaissances traditionnelles. Ce texte, rédigé par des personnalités
du monde entier, appelle à un changement de paradigme.
Le monde contemporain est encore profondément influencé par
la révolution intellectuelle des Lumières. Cette période
a notamment marqué le passage de l'obscurantisme à la ''connaissance
rationnelle'' et donné à l'homme une véritable foi dans
le progrès. Dès lors, la science et la technique sont pour lui
le moyen de se détacher de la nature et plus encore, de la maîtriser.
Certains penseurs défendent même l'idée d'une opposition
entre nature et culture.
C'est pour proposer un
autre paradigme que celui qui domine les sociétés occidentales
actuellement que le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance
a été lancé. ''Le monde regorge de connaissances multiples,
très approfondies mais souvent ignorées. Ces systèmes
de connaissance traditionnels jouent pourtant un rôle essentiel. Il
nous faut sortir de notre ethnocentrisme et de l' ''occidentalocentrisme''
ambiant pour apprendre de ces savoirs'', analyse Walter Erdelen, vice directeur
général pour les Sciences naturelles à l'Unesco, lors
de la conférence de lancement du Manifeste pour l'avenir des systèmes
de connaissance. Le texte, promu par Vandana Shiva, écrivaine, physicienne
et figure du courant altermondialiste, et Claudio Martini, président
du gouvernement de la région Toscane (Italie), a été
signé par de nombreux universitaires et personnalités du monde
entier.
lire
la suite
Le changement de cap climatique
au Japon déclenche une controverse
Actu-Environnement.com - 29/10/2009
Investi Premier Ministre du Japon le 16 septembre 2009 après la victoire
historique de son parti face aux conservateurs, Yukio Hatoyama a annoncé
une révision complète des objectifs et des stratégies
de réduction de GES du pays. Levée de boucliers.
C'est à New York, à la tribune du Sommet des Nations unies sur
le climat, le 22 septembre 2009, que Yukio Hatoyama, nouveau Premier ministre
japonais (Parti démocrate du Japon, centre gauche), annonce un virage
complet dans la politique de son pays, six jours seulement après sa
nomination. Critiqué pour ses objectifs timorés de réduction
de gaz à effet de serre (-8% d'ici à 2020 par rapport à
1990), le gouvernement sortant du Premier ministre conservateur Taro Aso n'a
pas eu l'audace de son successeur. Jusqu'à présent, le puissant
lobby des industriels, le Keidanren, a mis en échec toute politique
climatique ambitieuse au nom de son coût pour l'économie. Ce
qui explique en partie la timidité des stratégies précédemment
mises en œuvre, ainsi que l'analyse Norichika Kanie, chargé de
recherche à l'Institut du développement durable et des relations
internationales (IDDRI).
lire
la suite
Une vidéo
à voir absolument, ou comment une jeune fille de 14 ans remet en
place les gouvernants à la tribune de l'ONU.
http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg
Cette vidéo date de 1992 et ce qui est dramatique c'est que rien n'a
changé depuis sinon en pire. La seconde remarque que chacun pourra
faire c'est que la majorité des délégués de l'ONU
sont absents et que les présents sont souvent inattentifs et leurs
applaudissements en fin d'intervention de cette jeune canadienne sont à
peine polis. En 2008 sont-ils plus responsables?
05 juillet 08
Une centrale au charbon "propre"?
La première
centrale pilote au monde dite à "charbon propre" doit être
mise en service dans les jours qui viennent dans le Brandebourg (sur le site
industriel "Schwarze Pumpe") par le groupe énergétique
Vattenfall Europe.
Fonctionnant au lignite, la petite centrale thermique délivrera une puissance
électrique de 30MW. Avec ce premier projet (70 millions d'euros d'investissement),
le numéro 3 allemand de l'énergie cherche à démontrer
à petite échelle la faisabilité technique du piégeage
et de la séquestration du CO2 (technologie CCS) produit par la petite
centrale thermique de 30MW lors du processus de combustion du lignite. L'option
technologique retenue est l'oxycombustion. Contrairement à ses concurrents
allemands, Vattenfall Europe a fait le choix technologique de l'oxycombustion,
c'est-à-dire l'utilisation d'oxygène pur comme comburant à
la place de l'air. Ce procédé permet de produire des fumées
très riches en dioxyde de carbone, en vue de faciliter la récupération
et la compression de ce gaz à effet de serre.
Il reste cependant de nombreux problèmes technologiques, environnementaux
et législatifs à résoudre : la directive européenne
concernant les centrales à charbon dit propre (ce qui est un abus de
langage scandaleux car ces centrales ne sont guère plus propres que les
autres centrales thermiques) n'est pas encore complètement finalisée
et n'est pas transcrite dans le droit allemand. On ne sait pas vraiment si le
stockage du CO2 comprimé dans des couches géologiques est viable
économiquement, ni si c'est écologiquement pertinent (l'équipe
scientifique de Greenpeace émet de très fortes réserves).
Quelle sera l'évolution à long terme de ces cavités? N'est-ce
pas une bombe à retardement de plus pour les générations
futures? Enfin la lignite n'est pas connue comme étant un combustible
"propre" car elle contient généralement beaucoup de
soufre et d'autres constituants générateurs de fumées très
polluantes et rien n'est précisé sur leur devenir dans ce projet.
source : BE Allemagne numéro 386 (21/05/2008)
-
Ambassade de France en Allemagne / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54719.htm
25 mai 2008
Histoire de loup
Voilà qui pourrait ressembler à une fable de La Fontaine
: au zoo de Nanchong (Chine), un loup est tombé amoureux
d’une chèvre, au point
de hurler
à la mort dès qu’on les sépare (aux heures des repas)…
Les employés du zoo en demeurent aussi étonnés que les
visiteurs. C’est, ainsi que me l'a fait remarquer l'écrivaine Simone
Arèse, qu’ils ne décryptent pas le message que Boudha leur
envoie à travers cette histoire incroyable : que le loup
chinois cesse de vouloir dévorer la chèvre tibétaine…
N'hésitez-pas à transmettre ce message, sans en changer
la moindre virgule, à toutes vos relations, surtout si vous
connaissez des Chinois ou des Tibétains, ça sera plus
efficace que le boycott des J.O. |
Encore un ours abattu sans justification
Un ours des Grisons avait commis l'erreur de venir faire certaines poubelles
(si elles ne contenaient pas tant de nourriture il ne serait pas venu) sans
jamais se montrer agressif vis à vis de l'homme. Les autorités
suisses ont décidé de l'abattre au lieu de simplement mettre en
oeuvre des procédures d'effarouchement. Lamentable!
lire le communiqué de presse de Pro
Natura
16 avril 08
Les 3 infos majeures de la semaine;
1) La
FAO s'inquiète très sérieusement
de l'aggravation du problème de la distorsion entre offre et demande
de céréales. D'une part la démographie galopante de nombre
de pays, en particulier asiatiques, conduit à des besoins croissants
tandis que la folie des biocarburants entraine des changements culturaux conséquents
se traduisant par une diminution des cultures à vocation alimentaire
pratiquement partout. Ainsi on constate que les cours du riz s'envolent après
ceux du blé. Les cours du riz ont été multiplié
par 2.5 depuis 2000. Dans aucun pays, sauf cas tout à fait inhabituel
et aberrant de certains dirigeants, les salaires n'ont subi une hausse de 250%
en si peu de temps.
2) L'Agence
Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du
Travail a testé les éoliennes et découvert ce
que tout scientifique sérieux savait depuis longtemps, à savoir
que le bruit des éoliennes ne présente aucun caractère
dangereux. On aimerait que cette agence se penche avec le même sérieux
sur d'autres formes de bruit infiniment plus importantes tels ceux des deux
roues ou des poids lourds par ex.
3)
Le ministère de l'environnement allemand après
une étude approfondie vient lui aussi de découvrir une évidence,
à savoir que les biocarburants sont néfastes pour nombre de moteurs
et qu'in fine ce n'est pas écologique. Il ya des moments où
je me demande si les cours de chimie professés en université ou
écoles d'ingénieur ont bien été suivis par les étudiants,
car on redécouvre là des notions qui figuraient en clair dans
tous les manuels de chimie de bon niveau des années soixante.
05/04/08
Un message qui m’a été communiqué
par l’association AVES que je relaie bien volontiers :
Fin octobre, le Commissaire européen à l’Environnement,
Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies
de l’agrobusiness en proposant l’interdiction de la culture de deux
maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta
et Pioneer/Dow.
Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces
OGM sensés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer
des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du
maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés"
comme des oiseaux. Récemment, il a également été
prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être
affectés.
Si la proposition de Dimas était adoptée, il s’agirait
d’un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la
Commission a jusqu’à présent toujours donné son feu
vert aux demandes d’autorisation d’OGM. Et les autres Commissaires
européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM,
notamment américains, risquent de s’opposer à l’initiative
courageuse de Stavros Dimas.
Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque
est trop élevé pour l’environnement selon plusieurs études
scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles
le 22 novembre. J’envisage de donner un avis négatif pour la
demande d’autorisation. »
Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas,
qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le
premier rejet d’OGM dans l’histoire de la Commission européenne
et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM.
Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité
historique ! Cap sur les 100 000 signatures !
Le plus grand nombre possible d’européens doivent interpeller la
Commission européenne pour que la santé publique et l’environnement
priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les
maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.
Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso,
Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas,
Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).
Plus de 75 000 européens l’ont déjà
signée en quelques semaines, dont 10 000 en France...
La pétition française s’adresse également à
Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également
sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l’avis des
citoyens français et de la nouvelle ligne politique française
sur les OGM à l’issue du Grenelle de l’environnement.
Signez la pétition, il n'est pas trop tard:
http://write-a-letter.greenpeace.org/332
31 mars 08
La belle histoire d’une lampe de poche
Certaines
histoires sont plus belles que d’autres: elles commencent bien et finissent
bien. En voici un exemple. Il s’agit de l’histoire de Mark Bent,
un américain qui a bien réussi dans la vie et qui a décidé
d' aider les Africains à mieux faire face à la crise de l’énergie.
Il a investi 250 000 dollars à la réalisation d'une lampe de poche
rechargeable de son invention: elle fournit cinq heures de lumière pour
une période de 10 heures de recharge, grâce à l’énergie
solaire. En théorie, elle peut durer 20 ans. Son invention n’avait
qu’un seul petit défaut: sa lumière était insuffisante
pour éclairer une pièce, le soir et la nuit. En d’autres
termes, les Africains devaient se rabattre encore sur de grosses lampes à
kérosène polluantes ou sur des chandelles pour bien s’éclairer.
C’est à ce moment qu’est entrée en jeu la société
InnoCentive. Il s’agit d’un centre de recherche et de développement
qui reçoit les problèmes de gens ou d'entreprises et les diffuse
dans un réseau formé de plusieurs milliers de spécialistes
de toutes disciplines, répartis sur la planète. Inévitablement,
quelqu’un, quelque part dans le monde, a la solution au problème
soumis.
Dans ce cas-ci, la solution est venue de Russel McHahon, un ingénieur
de la Nouvelle-Zélande. Il a revu la conception de la lampe, améliorant
entre autres l'interaction des piles avec le système d’éclairage.
Résultat: la lampe «améliorée» de
Mark Bent éclaire maintenant des pièces et permet à des
milliers d’élèves africains d’étudier, même
après le coucher du soleil.
Cette histoire d’une simple lampe illustre bien le pouvoir d’Internet:
des gens qui ne se connaissaient pas et qui vivent à des milliers de
kilomètres les uns des autres, peuvent travailler main dans la main afin
de trouver une solution à un problème affectant des millions d’humains
à travers le monde.
Certains estiment qu’il s’agit du début d’une nouvelle
ère, qui permettra à l’humanité de progresser rapidement
à pas de géant. Face à un problème, chacun peut
maintenant compter sur le savoir-faire de ses semblables, partout dans le monde.
Quelqu’un a dit: «Nous ne vivons pas une crise de l’énergie.
Nous vivons plutôt une crise de l’imagination…»
Des agro-carburants à partir des algues
La compagnie Royal
Dutch Shell, l'une des 5 majors du pétrole, associée pour l'occasion
à la société américaine HR Biopetroleum va développer
à Hawai une forme de biocarburant vers laquelle tendent de plus en plus
d’investissements. Cette usine représente une nouvelle étape
pour Shell qui souhaite développer une génération de biocarburants
à partir de matières premières non alimentaires et durables
(et se désengage progressivement de ses raffineries traditionnelles anciennes
en Europe (ex Grand Couronne en France).
Alors que dans nombre de pays divers intervenants non gouvernementaux s’engagent
pour demander un moratoire sur le développement des agro-carburants,
en raison tant des graves conséquences prévisibles sur l'environnement
que sur les prix des produits agro-alimentaires, et que même la Banque
mondiale, et l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE) s’inquiétent de la vogue des agrocarburants
destinés à limiter les émissions de gaz à effet
de serre dans le domaine des transports. la mer pourrait devenir une source
importante de biomasse et de biocarburant. La culture d’algues pourra-t-elle
sans graves effets secondaires prendre la relève des réserves
fossiles ?
Les algues n’ont besoin que de lumière solaire, de CO2 et d’eau
avec des oligo-éléments, du phosphate et de l’azote, pour
se développer. Les variétés d’algues les plus adaptées
pour la production de biocarburant sont les algues vertes unicellulaires. On
peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des
matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants.
Environ 40 000 litres de biocarburant par hectare pourraient être produits
chaque année.
L’usine, dont la construction doit démarrer très prochainement,
cultivera ces micro-algues qui ont la particularité de se multiplier
très rapidement, et qui produisent, selon les initiateurs du projet,
“au moins 15 fois plus d’huile végétale par hectare
que les alternatives comme le colza, le soja ou le jatropha”.
Si le projet s’en tient pour le moment à un prototype, la compagnie
Shell envisage déjà la réalisation d'une usine commerciale
qui pourrait, selon le Financial Times, mobiliser 20000 hectares
de surface marine (et sans doute beaucoup plus à terme:
rappelons que pour fournir la consommation française il faudrait au bas
mot utiliser plus de 5 millions d'hectares!). Quels seraient les impacts
d’une telle mise en production d’un espace sauvage ? les scientifiques
des universités américaines de Hawaï, de Southern Mississippi,
et de Dalhousie, dans la province canadienne de Nouvelle-Ecosse, qui ont pris
une part active dans ce projet pilote devront répondre rapidement à
cette interrogation. Précisons qu'en France même des moyens financiers
importants sont déployés pour développer cette idée
d'exploitation des algues marines (près de 3 millions d'euros sur 3 ans
financés par l'Agence Nationale de la Recherche) qui pour l'instant n'est
pas du tout rentable.
29 décembre 2007
Une source d'info filmée européenne à votre disposition
: Aujourd'hui je vous recommande la vidéo sur les problèmes climatiques
et leurs conséquences et les moyens mis en oeuvre pour informer, illustrée
par les inondations récentes de la ville de Dresde : le
site d'Athenawebune agence dépendant de la commission européenne
qui met à votre disposition de nombreux autres documents très
intéressants concernant la recherche européenne dans bien des
domaines. Malheureusement, pour ceux qui ne maitrisent pas cette langue, c'est
en anglais, mais ça vaut généralement le coup.
19 novembre 07
A lire , écouter et voir impérativement
http://www.dailymotion.com/video/x2agre_le-contrat-jaccepte_shortfilms
Ce film d'une dizaine de minutes se suffit à lui-même, il n'est
donc pas utile que je le commente, mon seul conseil c'est voyez-le et faites
le voir à vos proches.
9 novembre 2007
Du nouveau dans les biocarburants
Le centre de recherche de Karlsruhe (Prof.
Dr. Eckhard Dinjus, Centre de recherche de Karlsruhe, Postfach 3640, D76021
Karlsruhe) a présenté au dernier salon automobile de Francfort
(Stand C22 in Halle 1.1) un procédé de transformation en biocarburant
des résidus agricoles et forestiers qui présente un intérêt
majeur vis à vis des biocarburants de première génération,
tels le biodiesel et le bioéthanol,
Comme chacun sait (cf chapitre ad hoc sur ce site) la biomasse peut être
exploitée pour produire divers carburants de synthèse (Biomass
to Liquids). Ceux-ci diminuent la dépendance en matières premières
de type pétrolières, et parfois (mais pas toujours, les calculs
étant très controversés) produisent moins de résidus
néfastes pour la santé et le climat, en limitant l'augmentation
de la teneur en CO2 de l'atmosphère. L'originalité du nouveau
procédé tient au fait qu'il se déroule en deux étapes,
non nécessairement réalisées en un même lieu, qu'il
permet d'utiliser divers déchets à teneur énergétique
le plus souvent faible( pailles, foin, déchets de bois, écorce,
papier ou carton), et qu'il satisfait cependant aux exigences de la production
à grande échelle, garantissant sa viabilité économique.
Dans une première étape, la biomasse est transformée en
un produit intermédiaire fluide, et à haute valeur énergétique
(grâce à une technique de pyrolyse) qui peut alors être aisément
transporté sur de longues distances jusqu'au centre industriel , qui
au cours d'une seconde étape, va produire le carburant final.
D'après les premières estimations de l'agence fédérale
des matières renouvelables (FNR), 15% des besoins en carburant de l'Allemagne
pourraient être assurés dès 2015 par ces résidus
de la biomasse. Il est à noter que cette technique n'exploite
pas de terres agricoles utiles pour la production alimentaire et qu'en
outre ces carburants BtLsont conformes aux normes d'émissions actuelles
et futures des moteurs automobiles.
Du plastique à partir de mauvaises herbes
:>une info du ministère
des affaires étrangères
Le RITE*, institut de recherche public japonais, et Honda ont
conjointement développé une méthode permettant de synthétiser
du polypropylène à partir de mauvaises herbes. Ce matériau
est actuellement synthétisé à partir de pétrole,
l'utilisation de matériel végétal permettrait de réduire
de 60% les émissions de CO2 induites par sa production.
La cellulose provenant des mauvaises herbes est tout d'abord décomposée
en sucres, eux-mêmes fermentés en propanol-2 par des bactéries
génétiquement modifiées. Cet alcool est ensuite utilisé
pour la synthèse de polypropylène. Le rendement actuel est de
1kg de polypropylène obtenu pour 2 à 3 kg de plantes.
Des plantes agricoles comme le maïs sont d'ores et déjà utilisées
pour synthétiser du bioplastique (PLA), déjà utilisé,
par exemple, pour l'emballage de certaines revues, mais ce dernier présente
des limites de rigidité et supporte mal les variations de température,
limitant ainsi ses domaines d'application. Le polypropylène est, au contraire,
un plastique couramment utilisé aussi bien dans les équipements
automobiles que les emballages alimentaires et dans bien d'autres domaines.
Le Japon à lui seul en produit/utilise 3 millions de tonnes par an.
Les chercheurs souhaitent avoir une version pratique du processus d'ici 3 à
4 ans, qui pourrait être directement utilisé dans les lignes de
productions actuelles de polypropylène. Ceci permettrait de remplacer
efficacement le polypropylène d'origine pétrolière.
Mais ce n'est cependant pas la panacée, mais seulement un élément
parmi d'autres pour limiter la production excessive de CO2, notons
en effet que les mauvaises herbes sont actuellement recyclées d'une manière
ou d'une autre dans le compost par exemple (ce qui n'est d'ailleurs pas toujours
génial : combien de jardiniers amateurs ont ainsi vu pousser un champ
d'orties là où ils croyaient n'avoir mis que du terreau acheté
dans une boutique plus ou moins spécialisée?) et que ce qui sera
exploité pour le polypropylène ne le sera plus ailleurs.
* RITE: Research Institute of Innovative Technology for the Earth
24/09/07
Les 10 sites les plus pollués de la planète
Les dix sites les plus pollués (1) de la planète se répartissent
dans sept pays et concernent à eux seuls le quotidien de plus de 12 millions
de personnes. Réalisé par l’Institut
BLacksmith , aux USA, et l’organisation écologique Green
Cross, en Suisse, le top dix des sites les plus pollués de la planète
tente de recenser les sites où la pollution de l’environnement
affecte le plus la santé humaine, notamment celle des enfants. Face à
la grande disparité en termes de taille, de population et de types de
pollution, les auteurs de l’étude ont pris le parti d’une
absence de classement, considéré ni réaliste ni viable.
A noter que le rapport 2007 propose une deuxième liste, présentant
les 30 sites les plus pollués et dont la majorité se trouve en
Asie, sachant que la chine, l’Inde et la Russie sont les pays les plus
représentés. Les pollutions toxiques observées dans ces
sites sont issues des sources les plus diverses telles que des régions
industrielles géantes, des complexes miniers de grande envergure et des
sites de production d’armes chimiques remontant à la Guerre froide.

Le site de Sumgaït en Azerbaïdjan -Photo © Adam Klaus / Blacksmith
Institute
- Sumgaït, Azerbaïdjan
Nombre de personnes menacées : environ 275 000?Types de pollution :
produits chimiques industriels et métaux lourds.
- Linfen, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 3 millions
Types de pollution : émissions de gaz provenant des automobiles et
des industries, dioxine, arsenic.
- Tianjin, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 140 000
Types de pollution : exploitations minières, métaux lourds.
- Sukinda, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 2,6 millions
Types de pollution : exploitations minières et traitement du chrome,
autres métaux lourds de l’industrie.
- Vapi, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 71 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant
de l’industrie.
- La Oroya, Pérou
Nombre de personnes menacées : environ 35 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant
de l’industrie minière.
- Dzerjinsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 300 000
Types de pollution : polluants chimiques, gaz sarin, gaz VX, plomb, etc. provenant
essentiellement de l’industrie de l’armement.
- Norilsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 134 000
Types de pollution : rejets de métaux lourds et de dioxyde de soufre.
- Tchernobyl, Ukraine
Nombre de personnes menacées : environ 5,5 millions (valeur discutée)
Types de pollution : gaz et de poussières radioactives liés
à l’explosion du réacteur nucléaire.
- Kabwe, Zambie
Nombre de personnes menacées : environ 255 000
Types de pollution : cadmium et plomb provenant d’exploitations minières.
Alex Belvoit
(1) La liste Top Ten est basée sur des critères établis
par un groupe d’experts internationaux, dont des chercheurs de la Johns
Hopkins University, du Hunter College, de la Harvard University, de IIT Delhi,
de la University of Idaho et du Mt. Sinai Hospital.
Espèces en danger : l'UICN publie sa liste rouge 2007
16 306 espèces : c'est le nombre d'espèces animales
et végétales menacées d'extinction selon la liste rouge
établie par l'UICN. La France figure parmi les 10 pays hébergeant
le plus grand nombre d'espèces mondialement menacées.
16 306 espèces : c'est le nombre d'espèces animales et végétales
menacées d'extinction selon la liste rouge établie par l'Union
internationale pour la nature (UICN). Rendue publique mercredi 12 septembre
lors d'une double conférence de presse tenue à Washington et à
Paris, l'édition 2007 de la Liste rouge des espèces menacées
dresse un tableau alarmant de la perte de diversité animale et végétale
sur la planète. 188 nouvelles espèces ont rejoint la liste des
espèces menacées d'extinction (16.118 l'année dernière),
sur 41.415 espèces mises sous surveillance par l'UICN. Le nombre total
d'espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n'existent
qu'en captivité ou en culture. Au total, un mammifère sur 4, un
oiseau sur 8, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en péril.
lire
la suite
Précisons que les insectes ne sont pas répertoriés dans
cette liste.
une info Actu-Environnement 20/09/07
En Belgique aussi
A la mi-mai nous vous avions fait part de la lamentable affaire de St Ouen du
Breuil, aujourd'hui nos amis de
CPN Brabant nous rapportent qu'à Bruxelles même, dans
l'un des magnifiques parcs de la ville (le Parc de l'Abbaye de la Cambre à
Ixelles), un individu a déposé du poison dans le but de tuer des
renards. Le résultat immédiat de cet acte stupide est la mort
de plusieurs chiens fréquentant régulièrement ce parc avec
leurs maîtres. A la différence de la France, très arriérée
en ce domaine, le renard est protégé à Bruxelles
et l'affaire sera sans doute traitée plus vigoureusement qu'en Seine-Maritime.
21/06/07
Nouvelles animales: il
n'y a pas que la faune sauvage en danger de perte de biodiversité.
Sur ce site on ne vous parle pas souvent des animaux dits domestiques, il y
aurait évidemment beaucoup à dire. La FAO vient de publier un
nouveau rapport, très intéressant comme tous les rapports de cet
organisme de l'ONU, concernant l'élevage mondial et nous en extrayons
quelques considérations destinées à faire réfléchir
nos lecteurs.
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’industrialisation
rapide de l’élevage s’est faite essentiellement sur un nombre
très restreint de races très productives (viande, lait, œufs…)
mais pas forcément de grande qualité. Ainsi, quelques races à
'hautes performances', généralement d’origine européenne,
ont progressivement évincé les races traditionnelles dans les
pays occidentaux. Ce phénomène de perte de biodiversité,
chez les animaux de ferme, atteint désormais de nombreux pays en développement,
et se traduit par la disparition d’une race par mois depuis 7 ans, en
moyenne.
Au Viet Nam, par exemple, le pourcentage de truies indigènes est tombé
de 72 % de la population totale en 1994 à 26 % en 2002. Sur ses 14 races
locales, 5 sont vulnérables, 2 dans un état critique et 3 sont
menacées d’extinction. Au Kenya, l’introduction du mouton
Dorper a entraîné la quasi-disparition du mouton Red Masai.
Lors de la présentation
de ce nouveau rapport (1) de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO), son rédacteur principal, M. Hoffmann, s’est
voulu encore plus précis en déclarant que 'Si elles sont parfois
moins productives, de nombreuses races menacées d’extinction comportent
pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies
ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes.
Or, les générations futures pourraient en avoir besoin
pour affronter les enjeux du changement climatique, des nouvelles maladies animales
et de la demande croissante de produits de l’élevage'.
20/06/07
Un monde de paix
Comme précisé par ailleurs j'ai des amis suisses. Imaginez un
instant que la France soit gérée comme le canton de Genève
: un monde de paix. Vous ne connaissez pas? Alors un conseil vaudra mieux que
tout discours, allez voir le site
officiel du canton de Genève, ...et découvrez un canton
où la chasse est interdite depuis 1974 et les conséquences
positives de cette interdiction, mais aussi un monde où les
chiens doivent être tenus en laisse pendant les périodes de reproduction
de la faune sauvage...je rêve à l'annexion de la France par le
canton de Genève!
Connaissez vous le baiji?
Non sans doute et, malheureusement vous ne
le connaitrez jamais. C'est trop tard. Ce mammifère, encore appelé
dauphin de Chine, que l'on peut qualifier de dauphin d'eau douce, vivait dans
le fleuve Yang Tsé Kiang, mais la construction du gigantesque barrage
des 3 Gorges, dont les conséquences écologiques sont catastrophiques
dans de multiples domaines, a conduit à l'extinction de ce mammifère
dans l'indifférence générale.
Comme le dit notre ami Eric Demay qui rapporte, avec force détails, cette
histoire dans son excellent site sur les dauphins http://www.dauphinweb.com/,
(un site ami à visiter impérativement) le dauphin de Chine est
le premier grand mammifère à s'éteindre depuis une cinquantaine
d'années. Qui sera le prochain de la liste ? Entre les autres cétacés
d'eau douce (ou même marins), les rhinocéros (en particulier celui
de Sumatra), le kouprey (un bœuf cambodgien), ou, plus près de nous,
le phoque moine de la Méditerranée ou le lynx ibérique,
ce ne sont pas les raisons de broyer du noir qui manquent.
Sur le front des pesticides
Une étude publiée dans l' American Journal of Epidemiology
( Teitelbaum et al. Am. J. Epidemiol..2006; 0: kwk046v1-9) montre un
risque accru de cancer du sein chez les utilisatrices de certains pesticides.
Cette étude, réalisée auprès de plusieurs
milliers de femmes de Long Island, a en effet montré que le
risque de développer un cancer du sein était supérieur
de 40% chez les femmes ayant utilisé des pesticides
dans leur jardin. Et vous que faites vous?
Cette étude, qui s’ajoute
à des milliers d’autres, met en évidence
les risques importants que font courir les pesticides à notre santé
: cancers, infertilité, maladies neurodégénératives…
interrogez vos élus aux diverses élections sur leur action contre
l'empoisonnement (et le mot n'est pas trop fort) des populations par les pesticides,
les OGM et autres saloperies (le mot n'est pas trop fort, loin de là)
qui coûtent des milliards d'euros à la société et
mettent en péril notre Sécurité Sociale.
Rappelez leur qu'ils (ou leur
chef de file) ont signé le pacte de Nicolas Hulot et qu'ils
l'ont déjà oublié mais que vous
vous ne l'avez pas oublié et que vous en tirerez
les conséquences. Ne comptez pas sur les autres et pensez à vos
enfants (ne faites pas comme le PdG du premier groupe pollueur
mondial - qui dans une interview sur CNN a dit qu'il en avait rien à
foutre).