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première version décembre 2006
dernier ajout
24 janvier 2014

Infos internationales

En complément de la rubrique d'infos nationales vous trouverez ici une sélection d'infos internationales, ou de sources d'infos internationales, concernant l'environnement (et parfois plus), assorties de nos commentaires complémentaires bien évidemment le cas échéant, car une info brute mérite souvent une explication pour en définir la portée et ne pas se laisser emporter par un enthousiasme toujours porté vers l'optimisme béat.


Gaz de schiste : la Commission encadre a minima l'exploitation en Europe

En réponse à la volonté de certains Etats membres d'exploiter les réserves européennes d'hydrocarbures, la Commission se contente, pour l'instant, d'émettre des recommandations générales inspirées des "règles d'or" de l'AIE.
Ce mercredi 22 janvier 2014, le commissaire européen à l'Environnement, Janez Potocnik, a présenté une recommandation relative aux principes minimaux applicables à l'exploration et à la production d'hydrocarbures par fracturation hydraulique. Le document d'une dizaine de pages "vise à garantir la mise en place de mesures appropriées en matière de protection de l'environnement et du climat", explique la commission. Ces règles, qui entreront en vigueur dans 6 mois à compter de leur publication, s'inspirent en grande partie des "règles d'or" proposées par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour exploiter les hydrocarbures de roche mère. Elles ne sont pas contraignantes et feront l'objet d'un suivi sur la base des déclarations des Etats membres.


22 janvier 2014 | lire la suite Actu-Environnement.com

Ca ne s'arrange pas

La commission euopéenne agit plutôt rarement dans l'intérèt des européens, étant le plus souvent influencée dans ses décisions par les puissants lobbies des multinationales. Il est donc remarquable qu'elle vienne de publier via l'agence européenne de l'environnement la carte ci-dessous montrant les zones européennes les plus polluées.

source European Environment Agency octobre 2013

Sur ce diagramme les points en vert clair correspondent aux mesures dans des zones peu polluées en dessous du seuil critique ou très proches (vert foncé), en orange ce sont les zones où la pollution excède les normes, tandis que celles en rouge et noir correspondent aux zones les plus polluées et où la pollution ne s'est pas améliorée par rapport à 2005. le rapport complet est disponible EEA-Report_9-2013_Air-quality_in_Europe.pdf [13.4 MB]


Gunter Pauli : « Il ne faut pas polluer moins, il faut arrêter de polluer »

Cet industriel belge met en pratique ce principe dans divers domaines. Et je vous conseille vivrement (et même plus que ça) à lire attentivement l'article publié aujourd'hui même sur le site de Terra Eco et constituant un long résumé d'une conférence qu'il a donnée et qui a fortement impressionné ses auditeurs.
Notre planète va mal, chaque jour nos gouvernants complètement incompétents et plus préoccupés de leur réélection que de l'intérèt général réel nous bassinent avec des futurs chiffres de croissance totalement mensongers et ne résolvant aucun des vrais problèmes, Gunter Pauli lui s'attaque au vrai problème : « Il faut changer fondamentalement nos façons de penser. Nous devons créer des chemins pour que nos enfants imaginent un futur différent afin qu’ils ne répètent pas nos erreurs », explique-t-il. Et il ne se borne pas à le dire mais il le fait et ça marche. Son idée de base c'est de s'inspirer des systèmes naturels et on n'a que l'embarras du choix pour exploiter les principes que la nature utilise depuis des centaines de milliers d'années en vue d'améliorer notre propre confort de vie, créer des emplois et le tout sans produire de déchets que l'on ne sait éliminer ou valoriser. Et l'auteur nous cite plusieurs exemples réels dans des domaines très divers...

Lire l'article de Terra Eco

21 février 2011

Climat : l'UE pas sûre d'atteindre son but en 2020
Alors que les objectifs d’énergies renouvelables devraient être largement atteints en 2020, ceux sur l’efficacité énergétique risquent de ne pas aboutir.

Tous les objectifs du Paquet énergie-climat seront-ils atteints en 2020? Un rapport de l’association européenne de l’énergie éolienne (EWEA), publié le 4 janvier 2011, révèle que l’Europe devrait attendre son but de 20% d’énergie provenant de sources renouvelables (ENR) d’ci 2020. Le texte se fonde sur des données de la Commission européenne selon lesquelles 20,7% de la consommation énergétique et 34% de la demande d’électricité seront couverts par des énergies renouvelables. En 2009, 11,6% de l’électricité européenne provenait du renouvelable.
Si les Etat membres font d’importants efforts pour les ENR, la situation est différente pour l’efficacité énergétique. "Il est réaliste de penser que nous atteindrons l'objectif de 20% pour les énergies renouvelables, mais nous n'arriverons qu'à 10% pour l'efficacité énergétique si nous restons sur la base actuelle", a expliqué le président de la Commission européenne mercredi 5 janvier. Il a souligné que l’UE n'avait pas réalisé suffisamment de progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique. Selon lui, l'Europe à un potentiel énorme d'économies d'énergies à réaliser dans les secteurs des transports et des bâtiments.

source euractiv.fr

10 janvier 2011


Selon le Pnud (Programme des Nations Unies pour le Développement), les budgets consacrés dans le monde à l’armement et à la drogue représentent 30 fois les sommes annuelles supplémentaires qui seraient nécessaires pour nourrir, fournir en eau potable et assurer les soins de base de l’humanité. Les budgets de la publicité sont 10 fois supérieurs à ce montant.
En savoir plus
18 juin 2010

23 500 milliards d’euros.
Cette somme rondelette correspond au développement économique et à la croissance du commerce empêchés par la violence des rues ou les tirs de mortiers sur les champs de bataille de notre planète, précise le quatrième rapport de l’ indice de paix mondiale (GPI) publié ce mardi par l’Institut pour l’économie et la paix. Une seule petite réduction de 25% aurait permis de gonfler l’économie chaque année de 1 850 milliards de dollars (1 550 milliards d’euros). De quoi rembourser la dette de la Grèce, atteindre les objectifs du millénium, payer pour le programme européen de réduction carbone et... se garder un peu de monnaie pour les temps difficiles.

lire la suite sur Terra Eco et à méditer

10 juin 2010


La voiture électrique franchit les 1000km d'autonomie

Depuis des années on nous rebat les oreilles avec la voiture électrique, mais force est de constater que les constructeurs européens ou américains ne font pas de réels efforts pour remplacer leurs moteurs à combustibles fossiles par des systèmes électriques performants. Et l'on nous assure que la faute en est l'inexistence de batteries de forte capacité permettant une autonomie convenable. En réalité il semble bien que les actionnaires majoritaires des groupes automobiles sont souvent très proches (c'est un euphémisme) de ceux des groupes pétroliers dont les bénéfices (et les dividendes) explosent ce qui explique cette inertie. Au Japon les choses sont un peu différentes (pas de groupe pétrolier japonais dominant) et le Japan Electric Vehicle Club, une association de citoyens qui se consacre au développement des véhicules électriques, a réussi a faire rouler une voiture de marque Daihatsu "Mira EV", équipée de batteries Li-ion fournies par Sanyo, sur une distance dépassant les 1000 km, sans effectuer une seule recharge des batteries. Ce record a été établi sur circuit, mais auparavant le même véhicule avait déjà parcouru sur une route particulièrement embouteillée les 555km séparant Osaka de Tokyo sans recharger la batterie (ce qui est quand même bien supérieur aux 150km des véhicules européens!). Il est donc démontré qu'avec un véhicule très traditionnel dans sa présentation (voir photo ci-dessous) l'option tout électrique ne relève plus de l'utopie mais d'une simple volonté industrielle (ou politique?).


la Daihatsu et l'équipe responsable du projet

pour en savoir plus (attention c'est en japonais)

29 mai 2010


Les Européens mal informés sur l'érosion de la biodiversité

Un sondage aux résultats fâcheux, en cette année 2010 consacrée à la biodiversité. Seuls 38% des Européens connaissent le sens du mot ''biodiversité'', selon un Eurobaromètre publié au mois de mars. 28% d'entre eux ont déjà entendu ce terme sans savoir de quoi il s'agit. Si une majorité de personnes comprennent que l'érosion de la biodiversité est un thème important, ils ne saisissent pas qu'ils en seront personnellement affectés.
Principales menaces pesant sur la biodiversité avancées par les personnes sondées : la pollution (27%), et les dégâts causés par l'homme (26%).
Au final, 17% seulement des répondants sont conscients que l'érosion de la biodiversité est d'actualité. ''La principale raison invoquée par les citoyens pour expliquer leur inertie face à la perte de biodiversité est leur méconnaissance des mesures à prendre pour y remédier'', constate la Commission européenne dans un communiqué du 9 avril. Elle lance donc une campagne de sensibilisation intitulée ''Biodiversité : nous sommes tous concernés'', qui met l'accent sur la valeur de la biodiversité, la notion de services fournis par les écosystèmes et les dangers liés à leur disparition.
Plus d'un tiers des espèces évaluées sont menacées d'extinction, rappelle la Commission. 60 % des services écosystémiques ont été dégradés au cours des cinquante dernières années.

- source Actu-Environnement.com - Victor Roux-Goeken

09/04/2010

Une poubelle internationale de la surface de la France

Une vaste plaque, de la taille du Texas (soit sensiblement celle de la France), composée de déchets divers et variés vient d'être découverte dans l'Atlantique Nord par les scientifiques de la Sea Education Association. Cette découverte illustre la situation dramatique des océans, devenus par endroit de véritables poubelles.

Cette poubelle océanique composée de bouchons de bouteilles, sacs plastiques et autres morceaux de cagettes, se situerait à 500 milles nautiques, soit presque 1 000 km, des côtes américaines. Déjà en 2007, Charles Moore avait découvert le même type de phénomène dans le Pacifique.

Les animaux marins sont une nouvelle fois les victimes de cette pollution, certains confondant sacs plastiques et nourriture. Par ailleurs, ces débris qui accumulent les polluants organiques, sont ingérés par certains poissons qui peuvent se retrouver dans notre assiette. On sait qu'il est impossible de nettoyer l'océan, la seule solution pour éviter ce type de phénomène est de ne rien jeter dans l'environnement et d'avoir le plus souvent recours à des matériaux biodégradables. La majorité de ces déchets sont issus des navires et continents riverains de l'Atlantique. Alors que ces jours derniers les marins pêcheurs de Dieppe s'attaquent bêtement à GreenPeace (info du 15 mars 2010) qui lance un SOS pour la biodiversité, ils feraient mieux de s'associer aux écologistes pour combattre la perpétuation de ce désastre.

16 mars 2010


Un nouvel événement inquiétant consécutif au dérèglement climatique

En Antarctique un iceberg de 80km de longueur, et 2550 km2 de superficie et 400m d'épaisseur, vient de se détacher du glacier Mertz. Il constitue à ce jour, avec un autre qui fait 95km de longueur, l'ensemble dérivant le plus important du globe et selon les scientifiques du CNRS risque de perturber de manière sensible la circulation des eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. Ce phénomène s'aggrave de jour en jour car de plus en plus de plates-formes glaciaires se détachent du continent Antarctique et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan Austral. En clair ces glaciers concourent de plus en plus à l'élévation du niveau des mers ce qui n'arrange pas les habitants des Maldives et de nombreux atolls polynésiens, mais aussi ceux de nombreuses agglomérations sises en bord de mer tels, par exemple, ceux de Cayeux à proximité de la baie de Somme en France.
source:
- LEGOS : Laboratoire d'études en Géophysique et océanographie spatiales (CNRS/Université Paul Sabatier/CNES/IRD) ;
- LOCEAN : Laboratoire d'Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) ;
- l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division)

28 février 2010

100 Millions de personnes affamées à cause des agrocarburants européens : Pensez-y et levez le pied

Selon un récent rapport de l’ONG Action Aid, la politique européenne de développement des agro-carburants aggrave la faim dans le monde. Les sociétés européennes ont en effet pris d’assaut des millions d’hectares de terrain en Asie, Amérique centrale ou Afrique pour y faire pousser du jatropha, de la canne à sucre ou de l’huile de palme destinés aux réservoirs du vieux continent. De quoi remplir l’objectif européen de 10% de biocarburants à l’horizon 2020. Pour y parvenir "la surface de terrain nécessaire dans les pays développés pourrait atteindre 17,5 millions d’hectares, soit plus de la moitié de l’Italie”, souligne le rapport. Autant de surface prélevée sur l’agriculture vivrière et l’élevage. Mais l’Europe n’est pas prête à renoncer de si tôt à son nouveau dada. Car les subventions sont nombreuses : elles s’élèveraient à 4,4 milliards d’euros aujourd’hui pour l’industrie des biocarburants, versées directement sous la forme d’aide ou indirectement via des déductions fiscales. Et bien sûr, simultanément, on refusera l'asile en Europe aux populations affamées de ces régions...Alors REFUSEZ l'escroquerie des agrocarburants (et lisez sur ce site le chapitre qui y est consacré pour être correctement informé)
18 février 2010

Une nouvelle conférence de l'UNESCO sur la biodiversité

Quelque 250 participants venus de tous les continents se sont réunis à Paris au siège de l’Unesco, du 25 au 29 janvier, afin de présenter les dernières avancées scientifiques en matière de biodiversité et leurs implications sur les décisions politiques, encore largement inadéquates. Ni la décision politique, ni le comportement des agents économiques ne sont aujourd’hui guidés par la conscience de la valeur intrinsèque de la nature, constatent la plupart des participants à la conférence de l’Unesco. L’objectif lancé par la Convention sur la diversité biologique (1992) d’inverser les tendances de la perte de biodiversité à l’horizon 2010 n’a pas été atteint. On parle aujourd'hui de réduire de 20% la dégradation des écosystèmes d’ici à 2020 ce qui en clair signifie qu'on espère seulement limiter la dégradation (qui va donc se poursuivre) alors qu'il faudrait rétablir une situation antérieure non dégradée. On peut évidemment se poser la question de l'utilité (et aussi du coût financier et environnemental) de ces conférences internationales successives constatant que les gouvernements dans leur quasi unanimité ne respectent jamais leurs engagements antérieurs en matière d'environnement. D'ailleurs les médias ne s'y sont pas trompés qui n'ont absolument pas parlé de cette conférence.

11 février 2010

Dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité une initiative intéressante de l'université de Francfort. Pour ceux qui lisent l'anglais ou l'allemand un catalogue virtuel fantastique concernant la biodiversité à consulter sur http://www.vifabio.de/iyb2010/?lang=en En quelques clics, l'accès à des documents récents ou très anciens publiés dans toute la planète et archivés souvent au format PdF, ou simplement à une adresse où trouver le document.

L'eolien progresse très sensiblement aux USA

L'Association américaine de l'éolien (AWEA) a annoncé le 26 janvier ''avoir battu tous les records'' en augmentant de 39% la capacité éolienne installée en 2009, avec 9.922 MW supplémentaires pour alimenter 2,4 millions d'habitations, grâce essentiellement aux fonds fédéraux débloqués dans le cadre du plan de relance économique. L'énergie éolienne compte désormais une puissance installée de plus de 35.000 MW (contre 25.300 MW fin 2008), de quoi alimenter 9,7 millions de foyers. Pour mémoire l'Allemagne a installé 26000MW de capacité éolienne en fin 2009 (combinée à une puissance photovoltaïque du même ordre), tandis que la France a un gros retard dans ce domaine en raison de l'activisme forcené de citoyens arriérés racontant maintes inepties pour bloquer les projets (4500MW éolien en fin 2009 et seulement 230MW de photovoltaïque).
02 février 2010

Un coup de gueule à Copenhague qui n'aurait pas du passer inaperçu

C'est celui du Président Chavez que nous vous invitons à écouter sur http://www.dailymotion.com/video/xbjmk0_chavez-a-copenhague-12-soustitre-fr_news

Si la conférence de Copenhague en raison de l'incompétence et du manque de sérieux des gouvernants des pays qui se disent avancés a accouché d'une souris et profondément déçu les ONG et les peuples les plus directement touchés à court terme par le bouleversement climatique, elle aura au moins permis à Hugo Chavez de dire haut et fort ce que les vrais scientifiques répètent depuis plus de 25 ans et que les multinationales et leurs dirigeants irresponsables et égoïstes et leurs valets politiciens médiocres ne veulent pas entendre.

18 décembre 2009


Colère à Co penhague

A Copenhague, la petite sirène en avait avalé des couleuvres. Mais jamais aussi grosse que celle-là. Elle a piqué une colère et remis un prix empoisonné à Monsanto.
"Je suis très honorée de remettre le prix de la “sirène en colère” à… Monsanto". Avec calme, une touche de solennité et beaucoup d’ironie, la journaliste et militante Naomi Klein a remis à Monsanto, le 15 décembre, le prix de l’industriel exerçant le plus de pressions sur les négociations climatiques. La firme spécialisée dans les organismes génétiquement modifiés est arrivée largement en tête des votes de 10000 internautes : elle a recueilli 37% du total des voix devant Shell (18%), le géant de l’industrie pétrolière, et l’Institut Américain du Pétrole (14%).

Première cause de déforestation

Pour devancer les rois de l’or noir, Monsanto a sorti son plus beau costume de lobbyiste. Et celui-ci commence à éblouir l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), ainsi que la Convention des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC) actuellement réunie à Copenhague. La multinationale tente de les convaincre que les cultures de soja OGM mondiales peuvent bénéficier de crédits carbone. Comment ? Elle met en avant la technique de "semis direct" de cette plante. Non labouré, le sol retiendrait plus de dioxyde de carbone. Le soja OGM, est présent dans 70% de la production mondiale selon le WWF, avec des pics de production dans certains pays comme l’Argentine (95% d’OGM) ou les Etats-Unis (91% d’OGM). Cette culture, majoritairement utilisée pour nourrir les animaux d’élevage, est la première cause de déforestation en Amazonie. En outre, le soja transgénique est cultivé avec force épandage du désherbant Round Up produit par Monsanto.

"Absurde et aveugle"

"Monsanto est devenu un artiste de la mise en invisibilité. Il réussit à faire oublier la déforestation, la dégradation des sols ou l’utilisation du glyphosate en mettant en avant la conservation des sols", décrypte Frédéric Goulet, sociologue au CIRAD et auteur d’une thèse sur les cultures sans labour. "Or le semis direct est tout sauf une technique agricole ancestrale comme essaye de le présenter Monsanto. Cette technique, inventée dans les années 1970 aux Etats-Unis, au Brésil et en Argentine, a permis d’intensifier la production, tout en réduisant les coûts de main d’oeuvre", poursuit le spécialiste. En réussissant à faire entrer le semis direct dans la catégorie d’"agriculture de conservation", Monsanto prétend aujourd’hui à l’obtention de crédits carbone. Pour les ONG, l’entrée des cultures de soja OGM dans les mécanismes de crédits carbone représenterait un soutien économique massif pour ces monocultures en Amériques du Nord et du Sud. "Labelliser cette agriculture comme « durable », simplement parce qu’elle implique moins de labourage, c’est tomber dans un réductionnisme absurde et aveugle. Il s’agit manifestement d’une "offensive climatique » de l’agrobusiness", souligne GM Watch, organisme de surveillance des OGM.

article de Terra Economica-Info du 16 décembre 09


Un manifeste pour le respect et la défense des savoirs traditionnels
Actu-Environnement - 12/11/2009

Le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance, lancé à l'Unesco, défend le respect de la souveraineté des connaissances traditionnelles. Ce texte, rédigé par des personnalités du monde entier, appelle à un changement de paradigme.

Le monde contemporain est encore profondément influencé par la révolution intellectuelle des Lumières. Cette période a notamment marqué le passage de l'obscurantisme à la ''connaissance rationnelle'' et donné à l'homme une véritable foi dans le progrès. Dès lors, la science et la technique sont pour lui le moyen de se détacher de la nature et plus encore, de la maîtriser. Certains penseurs défendent même l'idée d'une opposition entre nature et culture.

C'est pour proposer un autre paradigme que celui qui domine les sociétés occidentales actuellement que le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance a été lancé. ''Le monde regorge de connaissances multiples, très approfondies mais souvent ignorées. Ces systèmes de connaissance traditionnels jouent pourtant un rôle essentiel. Il nous faut sortir de notre ethnocentrisme et de l' ''occidentalocentrisme'' ambiant pour apprendre de ces savoirs'', analyse Walter Erdelen, vice directeur général pour les Sciences naturelles à l'Unesco, lors de la conférence de lancement du Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance. Le texte, promu par Vandana Shiva, écrivaine, physicienne et figure du courant altermondialiste, et Claudio Martini, président du gouvernement de la région Toscane (Italie), a été signé par de nombreux universitaires et personnalités du monde entier.

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Le changement de cap climatique au Japon déclenche une controverse
Actu-Environnement.com - 29/10/2009

Investi Premier Ministre du Japon le 16 septembre 2009 après la victoire historique de son parti face aux conservateurs, Yukio Hatoyama a annoncé une révision complète des objectifs et des stratégies de réduction de GES du pays. Levée de boucliers.

C'est à New York, à la tribune du Sommet des Nations unies sur le climat, le 22 septembre 2009, que Yukio Hatoyama, nouveau Premier ministre japonais (Parti démocrate du Japon, centre gauche), annonce un virage complet dans la politique de son pays, six jours seulement après sa nomination. Critiqué pour ses objectifs timorés de réduction de gaz à effet de serre (-8% d'ici à 2020 par rapport à 1990), le gouvernement sortant du Premier ministre conservateur Taro Aso n'a pas eu l'audace de son successeur. Jusqu'à présent, le puissant lobby des industriels, le Keidanren, a mis en échec toute politique climatique ambitieuse au nom de son coût pour l'économie. Ce qui explique en partie la timidité des stratégies précédemment mises en œuvre, ainsi que l'analyse Norichika Kanie, chargé de recherche à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI).

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Une vidéo à voir absolument, ou comment une jeune fille de 14 ans remet en place les gouvernants à la tribune de l'ONU.

http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg Cette vidéo date de 1992 et ce qui est dramatique c'est que rien n'a changé depuis sinon en pire. La seconde remarque que chacun pourra faire c'est que la majorité des délégués de l'ONU sont absents et que les présents sont souvent inattentifs et leurs applaudissements en fin d'intervention de cette jeune canadienne sont à peine polis. En 2008 sont-ils plus responsables?

05 juillet 08

Une centrale au charbon "propre"?

La première centrale pilote au monde dite à "charbon propre" doit être mise en service dans les jours qui viennent dans le Brandebourg (sur le site industriel "Schwarze Pumpe") par le groupe énergétique Vattenfall Europe.

Fonctionnant au lignite, la petite centrale thermique délivrera une puissance électrique de 30MW. Avec ce premier projet (70 millions d'euros d'investissement), le numéro 3 allemand de l'énergie cherche à démontrer à petite échelle la faisabilité technique du piégeage et de la séquestration du CO2 (technologie CCS) produit par la petite centrale thermique de 30MW lors du processus de combustion du lignite. L'option technologique retenue est l'oxycombustion. Contrairement à ses concurrents allemands, Vattenfall Europe a fait le choix technologique de l'oxycombustion, c'est-à-dire l'utilisation d'oxygène pur comme comburant à la place de l'air. Ce procédé permet de produire des fumées très riches en dioxyde de carbone, en vue de faciliter la récupération et la compression de ce gaz à effet de serre.

Il reste cependant de nombreux problèmes technologiques, environnementaux et législatifs à résoudre : la directive européenne concernant les centrales à charbon dit propre (ce qui est un abus de langage scandaleux car ces centrales ne sont guère plus propres que les autres centrales thermiques) n'est pas encore complètement finalisée et n'est pas transcrite dans le droit allemand. On ne sait pas vraiment si le stockage du CO2 comprimé dans des couches géologiques est viable économiquement, ni si c'est écologiquement pertinent (l'équipe scientifique de Greenpeace émet de très fortes réserves). Quelle sera l'évolution à long terme de ces cavités? N'est-ce pas une bombe à retardement de plus pour les générations futures? Enfin la lignite n'est pas connue comme étant un combustible "propre" car elle contient généralement beaucoup de soufre et d'autres constituants générateurs de fumées très polluantes et rien n'est précisé sur leur devenir dans ce projet.

source : BE Allemagne numéro 386 (21/05/2008) -
Ambassade de France en Allemagne / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54719.htm
25 mai 2008

Histoire de loup

Voilà qui pourrait ressembler à une fable de La Fontaine : au zoo de Nanchong (Chine), un loup est tombé amoureux d’une chèvre, au point de hurler à la mort dès qu’on les sépare (aux heures des repas)… Les employés du zoo en demeurent aussi étonnés que les visiteurs. C’est, ainsi que me l'a fait remarquer l'écrivaine Simone Arèse, qu’ils ne décryptent pas le message que Boudha leur envoie à travers cette histoire incroyable : que le loup chinois cesse de vouloir dévorer la chèvre tibétaine

N'hésitez-pas à transmettre ce message, sans en changer la moindre virgule, à toutes vos relations, surtout si vous connaissez des Chinois ou des Tibétains, ça sera plus efficace que le boycott des J.O.


Encore un ours abattu sans justification

Un ours des Grisons avait commis l'erreur de venir faire certaines poubelles (si elles ne contenaient pas tant de nourriture il ne serait pas venu) sans jamais se montrer agressif vis à vis de l'homme. Les autorités suisses ont décidé de l'abattre au lieu de simplement mettre en oeuvre des procédures d'effarouchement. Lamentable!

lire le communiqué de presse de Pro Natura
16 avril 08

Les 3 infos majeures de la semaine;

1) La FAO s'inquiète très sérieusement de l'aggravation du problème de la distorsion entre offre et demande de céréales. D'une part la démographie galopante de nombre de pays, en particulier asiatiques, conduit à des besoins croissants tandis que la folie des biocarburants entraine des changements culturaux conséquents se traduisant par une diminution des cultures à vocation alimentaire pratiquement partout. Ainsi on constate que les cours du riz s'envolent après ceux du blé. Les cours du riz ont été multiplié par 2.5 depuis 2000. Dans aucun pays, sauf cas tout à fait inhabituel et aberrant de certains dirigeants, les salaires n'ont subi une hausse de 250% en si peu de temps.

2) L'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail a testé les éoliennes et découvert ce que tout scientifique sérieux savait depuis longtemps, à savoir que le bruit des éoliennes ne présente aucun caractère dangereux. On aimerait que cette agence se penche avec le même sérieux sur d'autres formes de bruit infiniment plus importantes tels ceux des deux roues ou des poids lourds par ex.

3) Le ministère de l'environnement allemand après une étude approfondie vient lui aussi de découvrir une évidence, à savoir que les biocarburants sont néfastes pour nombre de moteurs et qu'in fine ce n'est pas écologique. Il ya des moments où je me demande si les cours de chimie professés en université ou écoles d'ingénieur ont bien été suivis par les étudiants, car on redécouvre là des notions qui figuraient en clair dans tous les manuels de chimie de bon niveau des années soixante.

05/04/08

Un message qui m’a été communiqué par l’association AVES que je relaie bien volontiers :

Fin octobre, le Commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agrobusiness en proposant l’interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM sensés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s’agirait d’un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu’à présent toujours donné son feu vert aux demandes d’autorisation d’OGM. Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s’opposer à l’initiative courageuse de Stavros Dimas.

Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l’environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J’envisage de donner un avis négatif pour la demande d’autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d’OGM dans l’histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM.

Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique ! Cap sur les 100 000 signatures !

Le plus grand nombre possible d’européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l’environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

Plus de 75 000 européens l’ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France...

La pétition française s’adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l’avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l’issue du Grenelle de l’environnement.

Signez la pétition, il n'est pas trop tard:

http://write-a-letter.greenpeace.org/332

31 mars 08

La belle histoire d’une lampe de poche

Certaines histoires sont plus belles que d’autres: elles commencent bien et finissent bien. En voici un exemple. Il s’agit de l’histoire de Mark Bent, un américain qui a bien réussi dans la vie et qui a décidé d' aider les Africains à mieux faire face à la crise de l’énergie.

Il a investi 250 000 dollars à la réalisation d'une lampe de poche rechargeable de son invention: elle fournit cinq heures de lumière pour une période de 10 heures de recharge, grâce à l’énergie solaire. En théorie, elle peut durer 20 ans. Son invention n’avait qu’un seul petit défaut: sa lumière était insuffisante pour éclairer une pièce, le soir et la nuit. En d’autres termes, les Africains devaient se rabattre encore sur de grosses lampes à kérosène polluantes ou sur des chandelles pour bien s’éclairer.

C’est à ce moment qu’est entrée en jeu la société InnoCentive. Il s’agit d’un centre de recherche et de développement qui reçoit les problèmes de gens ou d'entreprises et les diffuse dans un réseau formé de plusieurs milliers de spécialistes de toutes disciplines, répartis sur la planète. Inévitablement, quelqu’un, quelque part dans le monde, a la solution au problème soumis.

Dans ce cas-ci, la solution est venue de Russel McHahon, un ingénieur de la Nouvelle-Zélande. Il a revu la conception de la lampe, améliorant entre autres l'interaction des piles avec le système d’éclairage. Résultat: la lampe «améliorée» de Mark Bent éclaire maintenant des pièces et permet à des milliers d’élèves africains d’étudier, même après le coucher du soleil.

Cette histoire d’une simple lampe illustre bien le pouvoir d’Internet: des gens qui ne se connaissaient pas et qui vivent à des milliers de kilomètres les uns des autres, peuvent travailler main dans la main afin de trouver une solution à un problème affectant des millions d’humains à travers le monde.

Certains estiment qu’il s’agit du début d’une nouvelle ère, qui permettra à l’humanité de progresser rapidement à pas de géant. Face à un problème, chacun peut maintenant compter sur le savoir-faire de ses semblables, partout dans le monde. Quelqu’un a dit: «Nous ne vivons pas une crise de l’énergie. Nous vivons plutôt une crise de l’imagination…»

histoire citée par Bonweb.com
24 mars 08

Des agro-carburants à partir des algues
La compagnie Royal Dutch Shell, l'une des 5 majors du pétrole, associée pour l'occasion à la société américaine HR Biopetroleum va développer à Hawai une forme de biocarburant vers laquelle tendent de plus en plus d’investissements. Cette usine représente une nouvelle étape pour Shell qui souhaite développer une génération de biocarburants à partir de matières premières non alimentaires et durables (et se désengage progressivement de ses raffineries traditionnelles anciennes en Europe (ex Grand Couronne en France).

Alors que dans nombre de pays divers intervenants non gouvernementaux s’engagent pour demander un moratoire sur le développement des agro-carburants, en raison tant des graves conséquences prévisibles sur l'environnement que sur les prix des produits agro-alimentaires, et que même la Banque mondiale, et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’inquiétent de la vogue des agrocarburants destinés à limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports. la mer pourrait devenir une source importante de biomasse et de biocarburant. La culture d’algues pourra-t-elle sans graves effets secondaires prendre la relève des réserves fossiles ?

Les algues n’ont besoin que de lumière solaire, de CO2 et d’eau avec des oligo-éléments, du phosphate et de l’azote, pour se développer. Les variétés d’algues les plus adaptées pour la production de biocarburant sont les algues vertes unicellulaires. On peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants. Environ 40 000 litres de biocarburant par hectare pourraient être produits chaque année.

L’usine, dont la construction doit démarrer très prochainement, cultivera ces micro-algues qui ont la particularité de se multiplier très rapidement, et qui produisent, selon les initiateurs du projet, “au moins 15 fois plus d’huile végétale par hectare que les alternatives comme le colza, le soja ou le jatropha”.

Si le projet s’en tient pour le moment à un prototype, la compagnie Shell envisage déjà la réalisation d'une usine commerciale qui pourrait, selon le Financial Times, mobiliser 20000 hectares de surface marine (et sans doute beaucoup plus à terme: rappelons que pour fournir la consommation française il faudrait au bas mot utiliser plus de 5 millions d'hectares!). Quels seraient les impacts d’une telle mise en production d’un espace sauvage ? les scientifiques des universités américaines de Hawaï, de Southern Mississippi, et de Dalhousie, dans la province canadienne de Nouvelle-Ecosse, qui ont pris une part active dans ce projet pilote devront répondre rapidement à cette interrogation. Précisons qu'en France même des moyens financiers importants sont déployés pour développer cette idée d'exploitation des algues marines (près de 3 millions d'euros sur 3 ans financés par l'Agence Nationale de la Recherche) qui pour l'instant n'est pas du tout rentable.

29 décembre 2007

Une source d'info filmée européenne à votre disposition : Aujourd'hui je vous recommande la vidéo sur les problèmes climatiques et leurs conséquences et les moyens mis en oeuvre pour informer, illustrée par les inondations récentes de la ville de Dresde : le site d'Athenawebune agence dépendant de la commission européenne qui met à votre disposition de nombreux autres documents très intéressants concernant la recherche européenne dans bien des domaines. Malheureusement, pour ceux qui ne maitrisent pas cette langue, c'est en anglais, mais ça vaut généralement le coup.

19 novembre 07

A lire , écouter et voir impérativement
http://www.dailymotion.com/video/x2agre_le-contrat-jaccepte_shortfilms

Ce film d'une dizaine de minutes se suffit à lui-même, il n'est donc pas utile que je le commente, mon seul conseil c'est voyez-le et faites le voir à vos proches.

9 novembre 2007

Du nouveau dans les biocarburants
Le centre de recherche de Karlsruhe (Prof. Dr. Eckhard Dinjus, Centre de recherche de Karlsruhe, Postfach 3640, D76021 Karlsruhe) a présenté au dernier salon automobile de Francfort (Stand C22 in Halle 1.1) un procédé de transformation en biocarburant des résidus agricoles et forestiers qui présente un intérêt majeur vis à vis des biocarburants de première génération, tels le biodiesel et le bioéthanol,

Comme chacun sait (cf chapitre ad hoc sur ce site) la biomasse peut être exploitée pour produire divers carburants de synthèse (Biomass to Liquids). Ceux-ci diminuent la dépendance en matières premières de type pétrolières, et parfois (mais pas toujours, les calculs étant très controversés) produisent moins de résidus néfastes pour la santé et le climat, en limitant l'augmentation de la teneur en CO2 de l'atmosphère. L'originalité du nouveau procédé tient au fait qu'il se déroule en deux étapes, non nécessairement réalisées en un même lieu, qu'il permet d'utiliser divers déchets à teneur énergétique le plus souvent faible( pailles, foin, déchets de bois, écorce, papier ou carton), et qu'il satisfait cependant aux exigences de la production à grande échelle, garantissant sa viabilité économique. Dans une première étape, la biomasse est transformée en un produit intermédiaire fluide, et à haute valeur énergétique (grâce à une technique de pyrolyse) qui peut alors être aisément transporté sur de longues distances jusqu'au centre industriel , qui au cours d'une seconde étape, va produire le carburant final.

D'après les premières estimations de l'agence fédérale des matières renouvelables (FNR), 15% des besoins en carburant de l'Allemagne pourraient être assurés dès 2015 par ces résidus de la biomasse. Il est à noter que cette technique n'exploite pas de terres agricoles utiles pour la production alimentaire et qu'en outre ces carburants BtLsont conformes aux normes d'émissions actuelles et futures des moteurs automobiles.

une info de Kompetenznetze - 12/09/2007

Du plastique à partir de mauvaises herbes :>une info du ministère des affaires étrangères

Le RITE*, institut de recherche public japonais, et Honda ont conjointement développé une méthode permettant de synthétiser du polypropylène à partir de mauvaises herbes. Ce matériau est actuellement synthétisé à partir de pétrole, l'utilisation de matériel végétal permettrait de réduire de 60% les émissions de CO2 induites par sa production.

La cellulose provenant des mauvaises herbes est tout d'abord décomposée en sucres, eux-mêmes fermentés en propanol-2 par des bactéries génétiquement modifiées. Cet alcool est ensuite utilisé pour la synthèse de polypropylène. Le rendement actuel est de 1kg de polypropylène obtenu pour 2 à 3 kg de plantes.

Des plantes agricoles comme le maïs sont d'ores et déjà utilisées pour synthétiser du bioplastique (PLA), déjà utilisé, par exemple, pour l'emballage de certaines revues, mais ce dernier présente des limites de rigidité et supporte mal les variations de température, limitant ainsi ses domaines d'application. Le polypropylène est, au contraire, un plastique couramment utilisé aussi bien dans les équipements automobiles que les emballages alimentaires et dans bien d'autres domaines. Le Japon à lui seul en produit/utilise 3 millions de tonnes par an.

Les chercheurs souhaitent avoir une version pratique du processus d'ici 3 à 4 ans, qui pourrait être directement utilisé dans les lignes de productions actuelles de polypropylène. Ceci permettrait de remplacer efficacement le polypropylène d'origine pétrolière. Mais ce n'est cependant pas la panacée, mais seulement un élément parmi d'autres pour limiter la production excessive de CO2, notons en effet que les mauvaises herbes sont actuellement recyclées d'une manière ou d'une autre dans le compost par exemple (ce qui n'est d'ailleurs pas toujours génial : combien de jardiniers amateurs ont ainsi vu pousser un champ d'orties là où ils croyaient n'avoir mis que du terreau acheté dans une boutique plus ou moins spécialisée?) et que ce qui sera exploité pour le polypropylène ne le sera plus ailleurs.
* RITE: Research Institute of Innovative Technology for the Earth
24/09/07

Les 10 sites les plus pollués de la planète
Les dix sites les plus pollués (1) de la planète se répartissent dans sept pays et concernent à eux seuls le quotidien de plus de 12 millions de personnes. Réalisé par l’Institut BLacksmith , aux USA, et l’organisation écologique Green Cross, en Suisse, le top dix des sites les plus pollués de la planète tente de recenser les sites où la pollution de l’environnement affecte le plus la santé humaine, notamment celle des enfants. Face à la grande disparité en termes de taille, de population et de types de pollution, les auteurs de l’étude ont pris le parti d’une absence de classement, considéré ni réaliste ni viable.

A noter que le rapport 2007 propose une deuxième liste, présentant les 30 sites les plus pollués et dont la majorité se trouve en Asie, sachant que la chine, l’Inde et la Russie sont les pays les plus représentés. Les pollutions toxiques observées dans ces sites sont issues des sources les plus diverses telles que des régions industrielles géantes, des complexes miniers de grande envergure et des sites de production d’armes chimiques remontant à la Guerre froide.


Le site de Sumgaït en Azerbaïdjan -Photo © Adam Klaus / Blacksmith Institute
- Sumgaït, Azerbaïdjan
Nombre de personnes menacées : environ 275 000?Types de pollution : produits chimiques industriels et métaux lourds.
- Linfen, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 3 millions
Types de pollution : émissions de gaz provenant des automobiles et des industries, dioxine, arsenic.
- Tianjin, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 140 000
Types de pollution : exploitations minières, métaux lourds.
- Sukinda, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 2,6 millions
Types de pollution : exploitations minières et traitement du chrome, autres métaux lourds de l’industrie.
- Vapi, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 71 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant de l’industrie.
- La Oroya, Pérou
Nombre de personnes menacées : environ 35 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant de l’industrie minière.
- Dzerjinsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 300 000
Types de pollution : polluants chimiques, gaz sarin, gaz VX, plomb, etc. provenant essentiellement de l’industrie de l’armement.
- Norilsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 134 000
Types de pollution : rejets de métaux lourds et de dioxyde de soufre.
- Tchernobyl, Ukraine
Nombre de personnes menacées : environ 5,5 millions (valeur discutée)
Types de pollution : gaz et de poussières radioactives liés à l’explosion du réacteur nucléaire.
- Kabwe, Zambie
Nombre de personnes menacées : environ 255 000
Types de pollution : cadmium et plomb provenant d’exploitations minières.
Alex Belvoit
(1) La liste Top Ten est basée sur des critères établis par un groupe d’experts internationaux, dont des chercheurs de la Johns Hopkins University, du Hunter College, de la Harvard University, de IIT Delhi, de la University of Idaho et du Mt. Sinai Hospital.

Espèces en danger : l'UICN publie sa liste rouge 2007
16 306 espèces : c'est le nombre d'espèces animales et végétales menacées d'extinction selon la liste rouge établie par l'UICN. La France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces mondialement menacées.
16 306 espèces : c'est le nombre d'espèces animales et végétales menacées d'extinction selon la liste rouge établie par l'Union internationale pour la nature (UICN). Rendue publique mercredi 12 septembre lors d'une double conférence de presse tenue à Washington et à Paris, l'édition 2007 de la Liste rouge des espèces menacées dresse un tableau alarmant de la perte de diversité animale et végétale sur la planète. 188 nouvelles espèces ont rejoint la liste des espèces menacées d'extinction (16.118 l'année dernière), sur 41.415 espèces mises sous surveillance par l'UICN. Le nombre total d'espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n'existent qu'en captivité ou en culture. Au total, un mammifère sur 4, un oiseau sur 8, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en péril.
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Précisons que les insectes ne sont pas répertoriés dans cette liste.
une info Actu-Environnement 20/09/07

En Belgique aussi

A la mi-mai nous vous avions fait part de la lamentable affaire de St Ouen du Breuil, aujourd'hui nos amis de CPN Brabant nous rapportent qu'à Bruxelles même, dans l'un des magnifiques parcs de la ville (le Parc de l'Abbaye de la Cambre à Ixelles), un individu a déposé du poison dans le but de tuer des renards. Le résultat immédiat de cet acte stupide est la mort de plusieurs chiens fréquentant régulièrement ce parc avec leurs maîtres. A la différence de la France, très arriérée en ce domaine, le renard est protégé à Bruxelles et l'affaire sera sans doute traitée plus vigoureusement qu'en Seine-Maritime.

21/06/07

Nouvelles animales: il n'y a pas que la faune sauvage en danger de perte de biodiversité.

Sur ce site on ne vous parle pas souvent des animaux dits domestiques, il y aurait évidemment beaucoup à dire. La FAO vient de publier un nouveau rapport, très intéressant comme tous les rapports de cet organisme de l'ONU, concernant l'élevage mondial et nous en extrayons quelques considérations destinées à faire réfléchir nos lecteurs.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’industrialisation rapide de l’élevage s’est faite essentiellement sur un nombre très restreint de races très productives (viande, lait, œufs…) mais pas forcément de grande qualité. Ainsi, quelques races à 'hautes performances', généralement d’origine européenne, ont progressivement évincé les races traditionnelles dans les pays occidentaux. Ce phénomène de perte de biodiversité, chez les animaux de ferme, atteint désormais de nombreux pays en développement, et se traduit par la disparition d’une race par mois depuis 7 ans, en moyenne.

Au Viet Nam, par exemple, le pourcentage de truies indigènes est tombé de 72 % de la population totale en 1994 à 26 % en 2002. Sur ses 14 races locales, 5 sont vulnérables, 2 dans un état critique et 3 sont menacées d’extinction. Au Kenya, l’introduction du mouton Dorper a entraîné la quasi-disparition du mouton Red Masai.

Lors de la présentation de ce nouveau rapport (1) de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), son rédacteur principal, M. Hoffmann, s’est voulu encore plus précis en déclarant que 'Si elles sont parfois moins productives, de nombreuses races menacées d’extinction comportent pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. Or, les générations futures pourraient en avoir besoin pour affronter les enjeux du changement climatique, des nouvelles maladies animales et de la demande croissante de produits de l’élevage'.

20/06/07

Un monde de paix

Comme précisé par ailleurs j'ai des amis suisses. Imaginez un instant que la France soit gérée comme le canton de Genève : un monde de paix. Vous ne connaissez pas? Alors un conseil vaudra mieux que tout discours, allez voir le site officiel du canton de Genève, ...et découvrez un canton où la chasse est interdite depuis 1974 et les conséquences positives de cette interdiction, mais aussi un monde où les chiens doivent être tenus en laisse pendant les périodes de reproduction de la faune sauvage...je rêve à l'annexion de la France par le canton de Genève!


Connaissez vous le baiji?

Non sans doute et, malheureusement vous ne le connaitrez jamais. C'est trop tard. Ce mammifère, encore appelé dauphin de Chine, que l'on peut qualifier de dauphin d'eau douce, vivait dans le fleuve Yang Tsé Kiang, mais la construction du gigantesque barrage des 3 Gorges, dont les conséquences écologiques sont catastrophiques dans de multiples domaines, a conduit à l'extinction de ce mammifère dans l'indifférence générale.

Comme le dit notre ami Eric Demay qui rapporte, avec force détails, cette histoire dans son excellent site sur les dauphins http://www.dauphinweb.com/, (un site ami à visiter impérativement) le dauphin de Chine est le premier grand mammifère à s'éteindre depuis une cinquantaine d'années. Qui sera le prochain de la liste ? Entre les autres cétacés d'eau douce (ou même marins), les rhinocéros (en particulier celui de Sumatra), le kouprey (un bœuf cambodgien), ou, plus près de nous, le phoque moine de la Méditerranée ou le lynx ibérique, ce ne sont pas les raisons de broyer du noir qui manquent.


Sur le front des pesticides

Une étude publiée dans l' American Journal of Epidemiology ( Teitelbaum et al. Am. J. Epidemiol..2006; 0: kwk046v1-9) montre un risque accru de cancer du sein chez les utilisatrices de certains pesticides.
Cette étude, réalisée auprès de plusieurs milliers de femmes de Long Island, a en effet montré que le risque de développer un cancer du sein était supérieur de 40% chez les femmes ayant utilisé des pesticides dans leur jardin. Et vous que faites vous?

Cette étude, qui s’ajoute à des milliers d’autres, met en évidence les risques importants que font courir les pesticides à notre santé : cancers, infertilité, maladies neurodégénératives… interrogez vos élus aux diverses élections sur leur action contre l'empoisonnement (et le mot n'est pas trop fort) des populations par les pesticides, les OGM et autres saloperies (le mot n'est pas trop fort, loin de là) qui coûtent des milliards d'euros à la société et mettent en péril notre Sécurité Sociale.

Rappelez leur qu'ils (ou leur chef de file) ont signé le pacte de Nicolas Hulot et qu'ils l'ont déjà oublié mais que vous vous ne l'avez pas oublié et que vous en tirerez les conséquences. Ne comptez pas sur les autres et pensez à vos enfants (ne faites pas comme le PdG du premier groupe pollueur mondial - qui dans une interview sur CNN a dit qu'il en avait rien à foutre).