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première version décembre 2006
dernière mise à jour
16 janvier 2011
Conseils pour développer la biodiversité chez soi et hors de chez soi

Comprendre les problèmes de maintien de la biodiversité est le but du chapitre précédent, ici nous allons nous placer du point de vue de l'honnête homme (ou femme) qui cultive son jardin et souhaite le faire en respectant au mieux l'environnement et en préservant la biodiversité. Quatre éléments sont principalement à considérer : les plantes et leur culture, les mammifères du jardin, les oiseaux et enfin les insectes.
Les plantes
Deux cas sont à considérer, soit votre jardin est un jardin d'agrément, soit au contraire il s'agit d'un jardin "alimentaire". Les plantes seront différentes mais la philosophie sera semblable. Le grand principe est de respecter un équilibre en multipliant les types de plantations mais en tentant de respecter les besoins nutritionnels de chaque type de plante. Le second grand principe à respecter c'est la prohibition des produits chimiques engrais, insecticides et pesticides au profit des solutions naturelles. plutôt que d'utiliser des engrais chimiques pour enrichir un terrain, généralement au pifomètre, il vaut mieux utiliser du compost que l'on a réalisé soi-même avec une majorité de déchets verts provenants eux-mêmes du jardin et dont on est sûr qu'ils n'ont pas été traités (maltraités) par des pulvérisations multiples, superflues et inefficaces de surcroît. L'idéal étant de broyer ces déchets verts ce qui va permettre d'accélérer le mûrissement du compost et de faciliter son homogénéisation. Les vers de terre se chargeront de l'aérer dans votre composteur.
Les insectes
des arbres et des arbustes à fruits pour attirer les oiseaux
des fleurs pour les insectes pollinisateurs

L'essentiel est de faciliter la vie des insectes butineurs qui assurent pour vous la pollinisation de vos plantes. Pour attirer ces insectes rien de tel que quelques plantes mellifères dont les fleurs vous raviront. Mais il n'y a pas que des insectes amis, il y a aussi certains ravageurs dont la présence dans votre jardin n'est pas souhaitée. En fait si l'équilibre écologique est respecté ils auront un prédateur et leur nombre ne sera pas excessif. Il faut donc se débrouiller pour avoir aussi des oiseaux dans le jardin et donc leur assurer le gite et le couvert toute l'année. Donc si vous avez de la place n'hésitez pas à planter quelques arbres qui les retiendront et ne taillez pas vos haies trop violemment. N'oubliez pas non plus que la musaraigne est une grande dévoreuse d'insectes donc ne la chassez pas.

ce talus recouvert de fleurs diverses , mais aussi d'herbe attire de nombreux insectes dès le printemps mais c'est aussi le paradis des musaraignes et des hérissons
mésanges en fin d'hiver autour d'une mangeoire
les oiseaux
Les oiseaux sont presque tous insectivores, mais certains se nourissent en plus de graines et/ou de fruits et baies, donc pensez à eux et mettez à leur intention quelques arbustes à baies rouges pour les merles ils vous remercieront par leurs chants, plantez quelques pieds de tournesol pour attirer les mésanges, laissez quelques trous dans les murs pour le troglodyte qui vous remerciera en dévorant force pucerons et dites vous bien qu'une très grande part de leur alimentation sera constituée d'insectes. Placez des nichoirs s'il n'y a pas de vieux arbres avec des orifices adaptés et surtout donnez l'hiver un complément de nourriture à ces oiseaux (boules de graisse, graines) car l'hiver il n'y a plus d'insectes, mais cessez progressivement le nourrissage dès le printemps pour ne pas en faire des assistés. On peut cependant reprendre quelques jours le nourrissage s'il fait particulièrement froid ou humide. Si vous avez une mangeoire en place en permanence les mésanges, pinsons, chardonnerets ou verdiers, etc. sauront revenir voir en cas de froidure excessive si vous l'avez regarnie.

le nichoir

En ce qui concerne le nichoir, il faut le mettre soit dans un arbre , soit le long d'un mur. On essaiera de placer le trou d'envol exposé vers le sud-est en Normandie, de manière à éviter l'action des vents dominants à l'intérieur du nichoir. Bien sûr votre jardin peut se trouver dans une configuration particulière imposant un autre choix de l'orientation, il convient de faire preuve de bon sens. La hauteur du nichoir dépend de divers facteurs et en particulier du type d'oiseau : un nichoir pour les grimpereaux ou les sittelles sera à plus de trois mètres du sol tandis qu'une hauteur de deux à trois mètres conviendra aux mésanges. Certains oiseaux tels les rouge-gorges ou les troglodytes, plus timides, préféreront des nichoirs cachés derrière des buissons ou intégrés le long d'un mur recouvert de lierre. Les moineaux quant à eux seront ravis de trouver le même nichoir juste sous le toit. Dans tous les cas il faut éviter qu'un prédateur (chat!) puisse atteindre le nid, on évitera donc les grosses branches placées juste en dessous et on garnira le piquet support du nichoir de branches de houx. C'est pas cher et particulièrement efficace. Le nichoir sera en bois naturel, éventuellement recouvert d'une couche de lasure à l'extérieur mais jamais à l'intérieur : ces produits conduisent toujours à des vapeurs toxiques qui à coup sûr provoqueraient la mort des oiseaux (mère et oisillons). En automne, une fois la dernière nichée envolée, on pourra nettoyer le nichoir, en le désinfectant pour éliminer les parasites. Cette opération doit être envisagée le plus tôt possible afin que les émanations aient totalement disparu au printemps suivant. Enfin ne peignez pas votre nichoir d'une couleur vive, les oiseaux recherchent la discrétion et préfèrent un nichoir qui se fond complètement dans l'environnement.

un oiseau en détresse: que faire?

Lors d'une promenade, ou tout simplement dans votre jardin vous pouvez trouver un oiseau en détresse, blessé ou malade. Que faire dans ce cas? La solution la plus conseillée est évidemment de prendre contact avec le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche (adresses sur le site de l'UFCS) ou à défaut avec un vétérinaire (mais les vétérinaires ne reçoivent pas de formation spécifique pour soigner la faune sauvage et se déclarent souvent incompétents) qui vous conseilleront. Le plus souvent il faudra apporter l'oiseau au centre ce qu'il ne faut pas faire n'importe comment.

capture d'un oiseau blessé

En fonction de l'espèce et de sa taille, l'attitude sera différente, car il est évident que certains oiseaux préfèrent prendre la fuite alors que d'autres vont faire face au danger. Il convient dans le cas d'un oiseau adulte, surtout s'il est de grande taille de se méfier des coups de bec (échassiers par ex) ou des serres (rapaces diurnes ou nocturnes). L'idéal reste l'épuisette, mais il est rare d'en avoir une dans ces moments là. Le plus simple est donc de couvrir l'oiseau avec un linge ou un vêtement puis de l'enrouler, évitant tout contact direct qui pourrait occasionner des blessures au découvreur. Il est très simple alors de le mettre dans un carton pour le transport, ou, à défaut, de le laisser dans le linge. Toutes les espèces peuvent être capturées de cette manière. La capture occasionne un stress important, d'où la nécessité de mettre ensuite l'oiseau au calme. On le placera de préférence dans un carton, adapté à sa taille, où des ouvertures peuvent être réalisées pour permettre une ventilation. Les trous seront de préférence en haut afin de limiter le champ de vision de l'animal et donc de réduire son stress. Les cages à oiseaux sont absolument à proscrire, car l'oiseau va se jeter contre le grillage provoquant alors une détérioration du plumage, du bec et un stress plus important et aggravant par la même occasion ses blessures. Lors d'un transport, on ne doit jamais mettre dans le carton à manger et/ou à boire pour deux raisons. La première est qu'un oiseau stressé ne mange ni ne boit et la deuxième est que l'oiseau va se souiller et se mouiller, ce qui peut occasionner des problèmes (hypothermie, noyade, etc.). Lors d'une récupération d'un animal, contenu dans un carton, il faut toujours être vigilant au moment de l'ouverture et surtout ne pas se pencher au dessus de ce dernier, afin d'éviter d'éventuels coups de bec (Butor).

les soins d'urgence

ATTENTION : Ces conseils sont faits pour des spécialistes, ne vous improvisez pas spécialiste, vous tueriez l'oiseau plutôt que de le sauver. La bonne démarche, quand on n'est pas biologiste de terrain expérimenté, c'est d'apporter au plus vite l'oiseau au centre de sauvegarde le plus proche. Nous donnons donc ces conseils uniquement pour les experts ou les personnes servant souvent de relais à un centre de sauvegarde. Ils sont primordiaux, voire indispensables, pour le bon déroulement des soins appliqués ultérieurement au centre de sauvegarde. Ils ont aussi un but pédagogique : vous faire prendre bien conscience de la complexité et la variété des problèmes qui peuvent se présenter. Précisons que les produits spécifiés dans la suite de ce chapitre ne sont le plus souvent pas disponibles sans ordonnance ce qui montre bien qu'ils ne doivent être utilisés que par des experts


chute de poids : on donne de la nourriture et l'oiseau mange seul, dans le cas contraire on devra passer au gavage. Il peut se faire de deux manières, soit à la main ou par sonde. Il est important de vérifier que l'oiseau ne soit pas en hypothermie ou déshydraté.
gavage à la main : pour les rapaces on prendra des morceaux de viande que l'on introduira dans le bec. Les oiseaux piscivores se gaveront avec des poissons entiers adaptés à la taille du sujet. Pour les autres catégories le gavage se fait à la sonde.
gavage à la sonde : la taille de la seringue sera fonction de l'espèce. On utilisera des seringues de 60 ml, 20 ml, 5 ml et 1 ml, ainsi que des sondes avec un diamètre adapté à l'ouverture du bec. La nourriture sera mixée ou écrasée le plus finement possible de façon à faciliter le passage dans la sonde, puis on ajoutera du réhydratant de façon à avoir un ensemble liquide. Le mélange sera réchauffé sans excès afin d'éviter les chocs thermiques. La sonde peut être enduite de vaseline ou d'huile de parafine pour faciliter le passage. Pour les oiseaux très faibles les spécialistes sont souvent obligés d'employer du Rénutryl.

l'hypothermie : on placera l'animal sous une lampe à infra rouge avec un thermomètre afin de surveiller la température. A défaut, on peut utiliser une bouillotte ou des bouteilles d'eau chaude enveloppées dans un linge.
la déshydratation : on administrera de l'Adiaril ou un similaire, avec une sonde gastrique. De l'eau ne suffit pas pour réhydrater car il faut des sels pour fixer l'eau dans les tissus.

Si l'oiseau est choqué : afin de stimuler l'organisme, les spécialistes usent de corticoïde, tel le Dexadreson à raison de 1mg par kg en intra musculaire, une fois par jour pendant deux jours maximum. Ce médicament sert également d'anti-inflammatoire.
Si l'oiseau est empoisonné: De plus en plus fréquemment il a consommé une semence enrobée de pesticides et sa mort est à peu près inévitable. Il est difficile de déterminer la nature du poison, mais souvent on aura affaire à des anti-coagulants (grains de blé pour combattre les rats et souris), entrainant la mort par des hémorragies. On utilisera de la vitamine K1.

Les hémorragies :le vétérinaire utilisera de l'Hémoced dont la posologie est de 0.5 ml par kg en intra-musculaire ou en buvable, une fois par jour.
Les plaies : elles seront nettoyées avec de la Bétadine rouge, puis désinfectées avec de la Bétadine jaune. On peut appliquer aussi du Cothivet, qui est un antiseptique et un cicatrisant. Le Dermaflon peut également être utilisé comme pommade antiseptique cicatrisante. Pour les plaies de grande importance il est impératif de faire quelques points de suture ce que fera donc le vétérinaire.

En cas de fracture (photo ci-contre) seul un réel spécialiste pourra intervenir.

les fractures non ouvertes : si les os ne sont pas déplaçés, il suffit de faire un pansement en huit. Pour les fractures avec un déplacement, il est conseillé de remettre les os en ligne avant d'immobiliser car les muscles en se rétractant risqueraient de faire se chevaucher les abouts osseux, en provoquant finalement une fracture ouverte. L'UFCS conseille de ne pas utiliser de sparadrap pour bloquer une aile par ex car il est difficile à enlever ensuite et abime le plumage, il vaut mieux utiliser du scotch qui n'adhère pas sur les plumes.
les fractures ouvertes : cette situation est la plus grave et doit être prise à temps car le dessèchement des os entraine l'impossibilité de réparation. Selon l'UFCS un délai de 2 jours sans soin rend la réparation impossible. Les abouts osseux doivent être remis dans la plaie afin d'éviter la déshydratation de ces derniers. L'idéal est de remettre les os en ligne et de refermer la plaie avec quelques points de suture et d'immobiliser l'ensemble avec un pansement en huit ou avec l'aide d'attelles de fortune (batons d'esquimaux, tubes de seringue, etc...). Les fractures ouvertes d'humérus ne doivent jamais être immobilisées le long du corps, une certaine liberté est indispensable pour éviter le cisaillement des muscles par les abouts osseux.

les maladies : on peut être confronté à diverses maladies et le diagnostic n'est pas toujours facile à établir. Les plus courantes sont :

la paramyxovirose : l'oiseau se tient avec la tête à l'envers. Cette maladie est incurable.
le botulisme : l'oiseau ne se tient plus sur ses pattes et les fientes sont vertes. Le traitement est réalisé avec un antibiotique, la Lincocine à raison de 0.6 ml par kg et par jour en intra musculaire pendant huit jours minimum. Le traitement peut être prolongé s'il n'y a pas d'amélioration.
la trichomonose : dépôt blanc dans le fond de la gorge. le véto administrera un cachet de Spartrix en une seule prise.
les mammifères
de quoi favoriser la biodiversité, le hérisson se réfugie volontiers sous les buissons les grenouilles apprécient, à gauche le niveau atteint le ras du sol pour permettre aux hérissons et à certains oiseaux de boire

Le mammifère auxiliaire du jardinier par excellence est le hérisson. Vous le conserverez dans votre jardin si vous évitez de le déranger dans la journée tandis qu'il fait une longue sieste, si vous lui réservez un coin abrité avec du foin ou un tas de feuilles pour qu'il se cache et un toit pour limiter la pluie: un cageot retourné peut faire l'affaire. Pensez à disposer une écuelle d'eau difficile à retourner à proximité et changez l'eau régulièrement. Complétez éventuellement l'alimentation avec une assiette de patée ou de croquettes pour chats, en particulier en période de sécheresse ou les limaces se font rares et en début d'automne où le hérisson doit accumuler des réserves de graisse pour passer l'hiver. En hiver le hérisson dort, mais il se réveille de temps en temps pour se nourrir c'est alors que la patée pour chats ou les croquettes sont les bienvenues. Les croquettes du chat sont alors préférables dès lors qu'elles sont à l'abri de la pluie car elles peuvent se conserver plusieurs jours (en règle générale le hérisson ne vient pas sonner à votre porte pour vous prévenir qu'il est réveillé et qu'il a faim, mais j'en ai cependant vus qui se dressaient le long de la porte vitrée et tapaient littéralement à la porte, de même que les mésanges viennent volontiers cogner à la fenêtre quand la mangeoire est vide).

Rappelez vous que l'anti-limaces est mortel pour le hérisson de même que la majorité des pesticides qui sont aussi des poisons pour l'homme et que le meilleur anti-limaces réellement biodégradable c'est le hérisson. Certains utilisent une soucoupe emplie de bière pour capturer les limaces, cette méthode n'est valable que si vous n'avez pas de hérisson qui fréquente votre jardin sinon votre hérisson va devenir alcoolique, ou alors il faudra recouvrir la soucoupe de telle sorte que les limaces puissent y accéder mais pas le hérisson. Si vous avez un bassin avec des poissons rouges pensez qu'un hérisson peut y tomber. Il sait nager mais se noiera à coup sûr si les bords en sont abrupts, pensez alors à ménager un plan incliné pour qu'il puisse aller boire et ressortir aisément. Dans le même ordre d'idées pensez que votre jardin est trop petit pour votre hérisson et laissez lui des issues par lesquelles il pourra aller visiter la campagne alentour. Il est fréquent qu'un hérisson se coince dans un grillage aux mailles soudées : Tout jeune il pouvait passer et puis un jour il a grossi et il reste coincé. L'idéal est donc de repérer par où il passe et de couper une maille avant qu'il ne soit trop tard.

un abri sophistiqué bonjour ! un abri plus naturel

Le hérisson est normalement un animal nocturne, cependant il arrive qu'on en rencontre dans la journée. J'aimerais apporter quelques conseils aux personnes qui trouvent en pleine journée un hérisson dans leur jardin qui semble " perdu ". De nombreux bébés hérissons nés à la fin du mois d'août (voire début septembre), n'ont pas assez de temps pour constituer des réserves de graisse suffisantes pour hiberner. Alors que les adultes se préparent et fabriquent leur nid pour passer un hiver confortable, ces jeunes sont encore à la recherche de nourriture, laquelle se fait de plus en plus rare en automne.


Si vous trouvez l'un d'eux, deux cas se présentent :
    1. il fait moins de 500g : dans ce cas il ne pourra passer l'hiver dehors, confiez-le au Centre de Sauvegarde le plus proche ou aidez-le à passer l'hiver dans un lieu à température agréable, installez-le dans une grande caisse avec un abri. Vous pouvez alors le nourrir avec de la patée en boite pour chat, de la pâtée insectivore (ou pâtée universelle), des fruits bien mûrs (poire, banane, raisin), et n'oubliez jamais de mettre à sa disposition de l'eau. Ne lui donnez jamais de lait de vache dont il raffole mais qu'il ne peut pas digérer et qui va le rendre malade.
    2. Il fait plus de 500g : aménagez un abri pour hérisson dans votre jardin et mettez de la nourriture tous les soirs de façon à ce que le hérisson en repère facilement l'endroit. Veillez à ce que les chats n'aient pas accès à la nourriture du hérisson. L'abri peut être construit à l'aide de rondins et de feuilles mortes, parfois une simple caisse en plastique retournée suffit à condition qu'il n'y ait pas trop d'humidité. N'oubliez pas la gamelle d'eau. Dans tous les cas, il est important de peser dès le départ le hérisson, de façon à savoir s'il se nourrit correctement et s'il ne souffre pas de maladie ou de parasitose.
    3. Il a des puces : il est fréquent qu'un hérisson ait des puces. Beaucoup de personnes croit bien faire en le recouvrant d'un produit anti-puces pour chien ou chat, ces produits sont bien trop puissants pour le hérisson et risquent de le tuer avec ses parasites
    4. Dans le même ordre d'idées nous attirons votre attention sur le fait qu'il ne faut absolument pas tenter de vermifuger un hérisson, c'est néfaste à son système digestif, mais pis encore s'il s'agit d'une maman hérisson en cours de gestation cela entraine la mort des foetus et consécutivement une infection du type septicémie de la maman et sa mort certaine.
    5. Par ailleurs, nous rappelons que le hérisson est une espèce protégée en France et qu'à ce titre il est rigoureusement interdit de le conserver en captivité chez soi. Seuls les hérissons manifestement malades ou les jeunes ayant réellement perdu leurs parents peuvent être ramassés et apportés dans un centre de soins agréé .
pour aller plus loin

Anonyme, Sauve Piqueux dossier spécial hérisson, la Salamandre, pp22-43, n°180,juin- juillet 2007

Aino Adriaens, le chemin de compost, la Salamandre, pp46-47, n°180, juin-juillet 2007