Des changements sont déjà observables sous diverses
latitudes : les glaciers fondent à un rythme accéléré,
la faune et la flore sont obligées de migrer, les tempêtes et
périodes de grande sécheresse se multiplient.
D'où vient le climat?
Les facteurs qui interagissent pour créer ou modifier le climat général
de la planète ou celui particulier d'une zone microclimatique sont extrêmement
nombreux. On peut cependant les classer en deux catégories
: d'une part, les causes dites naturelles et, d'autre part, celles résultant
de l'action de l'homme. Pendant plusieurs milliards d'années seules les
causes naturelles ont déterminé le climat, pendant les deux mille
dernières années l'action de l'homme a commencé à
se faire sentir mais jusque dans les années 1960 elle restait marginale
et son influence restait très inférieure à celle des phénomènes
naturels, mais ces dernières années cela a changé radicalement
et aujourd'hui les conséquences de l'action de l'homme ont une amplitude
supérieure à celle des phénomènes naturels et génèrent
un dérèglement climatique aux conséquences de plus en plus
dramatiques.
les facteurs naturels
Le climat est influencé en premier lieu par notre étoile,
le soleil. C'est parce que le rayonnement solaire inonde la planète que
la vie y est possible et que la température y est raisonnable. Chacun
sait que la terre se déplace autour du soleil en suivant une trajectoire
sensiblement elliptique (en fait une ellipse imparfaite et aplatie sur ses extrémités)
et qu'en outre elle tourne sur elle même autour d'un axe qui fait un angle
de l'ordre de 23° avec le plan de cette ellipse. La conséquence majeure
en est l'existence des saisons résultant du plus ou moins grand éloignement
de la planète vis à vis du soleil et de son orientation. Ainsi,
en été, l'hémisphère nord se trouve face au soleil,
alors qu'en hiver c'est l'hémisphère sud le mieux placé.
Sur le graphique
ci-contre on a fait figurer l'Amérique les jours d'équinoxe et
de solstice. On notera que l'hémisphère sud est plus proche du
soleil lorsque le nord est en hiver, que le nord lorsqu'il est en été,
ce qui explique aussi les différences sensibles de températures
estivales entre le nord plus tempéré et le sud sensiblement plus
chaud. Bien sûr les échelles ne sont pas du tout respectées
sur cette figure puisque la terre est bien plus petite que le soleil (source
Nathalie de Noblet, 2004, Collège de France ). En outre chacun
sait que l'hémisphère nord comporte plus de terres émergées
qui vont réfléchir le rayonnement solaire différemment
des océans, majoritaires dans l'hémisphère sud.
Mais il faut être conscient que cette trajectoire n'est pas invariante.
Au cours des siècles, la terre a tourné à des vitesses
qui ont évolué. Parfois elle accélère, d'autres
fois elle a ralenti, la forme et le plan de son parcours semi-elliptique ont
varié selon une période d'environ 80000 années, ce qui
a expliqué les alternances d'ères glaciaires et d'ères
plus chaudes voire tropicales. L'obliquité elle-même fluctue légèrement
selon une périodicité de 40000 années. En outre le soleil
lui-même, comme toute étoile, évolue. Ainsi son diamètre
et sa température de surface ont-elles varié au cours du temps
et actuellement on a repéré un cycle d'environ 11 années
en ce qui concerne les fluctuations des émissions radiatives liées
aux protubérances et taches solaires. Tous ces éléments
influent directement sur le rayonnement reçu par la terre et donc sur
le climat.
Au niveau même de la terre, il y a eu des évolutions. D'une part,
on constate que la répartition des océans n'est pas régulière
et qu'elle a évolué au cours du temps et qu'elle évolue
toujours puisque les plaques tectoniques qui supportent les continents continuent
à se déplacer les unes par rapport aux autres. Ainsi l'Afrique
s'éloigne t-elle de l'Amérique de quelque cm par an tandis qu'elle
se rapproche de l'Europe ce qui explique les multiples tremblements de terre
de la zone des Balkans et du sud de l'Europe ainsi que du Maghreb et du Moyen
Orient. Sur le long terme cette évolution de la répartition des
terres émergées à la surface du globe va forcément
avoir des conséquences climatiques. Le centre de la terre est encore
extrêmement chaud et, de temps en temps, le magma s'échappe en
surface via un volcan. Les phénomènes volcaniques
peuvent avoir des conséquences climatiques très visibles : ainsi
l'explosion d'un volcan peut envoyer dans l'espace des millions de tonnes de
poussière qui vont se répartir tout autour de la terre et provoquer
un filtrage plus ou moins important du rayonnement provenant du soleil avec
des conséquences climatiques glaciales. Les historiens
s'accordent pour penser que la révolution de 1789 a, en grande partie,
été provoquée par des causes climatiques liées justement
à un phénomène de refroidissement pendant plusieurs années,
dont il a découlé une catastrophe en terme de rendement agricole
(et donc famine), lequel phénomène qu'on a appelé "le
petit âge glaciaire" avait une origine de ce type. De même
on a longtemps pensé que la disparition des dinosaures était due
aux conséquences climatiques de l'explosion d'un ou plusieurs volcans
qui aurait obscurci l'atmosphère pendant plusieurs décennies.
L'explication est sensiblement correcte mais on pense aujourd'hui que c'est
plutôt la collision de la terre avec une météorite géante
qui a provoqué ce phénomène (avec d'une part des millions
de tonne de poussière envoyées dans l'atmosphère à
la suite du choc et en sus une perturbation du mouvement de
la terre autour du soleil, en particulier de l'angle que fait l'axe de rotation
de la terre avec l'ecliptique ce qui a changé les saisons et sans doute
la durée de l'année). Le volcanisme peut produire des
effets contradictoires car la poussière envoyée à
haute altitude (10km) ainsi que le SO2 émis favorisent le refroidissement
tandis que le CO2 émis favorise l'effet de serre, donc, selon le volcan
et son type d'émission, les influences sur le climat pourront être
diverses, mais leur durée est toujours limitée à quelques
mois ou quelques années.
Depuis deux mille ans ces phénomènes n'ont pas provoqué
de grandes fluctuations du climat puisque la variation moyenne de température
de la terre n'a pas dépassé un dixième de degré
par siècle, alors qu'aujourd'hui elle dépasse
le dixième de degré par année.
le rôle de l'homme
L'action de l'homme est multiforme et son influence sur le climat est donc très
complexe. Tant que l'homme s'est contenté d'être un simple cueilleur
son action sur le climat a été nulle, mais dès qu'il a
commencé à défricher pour devenir agriculteur
il a perturbé son environnement. Pendant des millénaires cette
perturbation a cependant été très limitée car l'homme
n'avait pas de machine à sa disposition et quand on travaille à
la main on est forcément plus responsable, on ne fait pas n'importe quoi.
Et puis l'homme a inventé les religions, les chefs, le clientélisme
et la corruption et le respect de la nature s'est effondré, on lui a
dit "croissez et multipliez-vous" et l'homme est devenu innombrable
et globalement de plus en plus dépendant des machines
et des "chefs" et lentement mais sûrement on
est arrivé à la situation actuelle: l'homme va droit dans
le mur!
Pourquoi? le nombre excessif d'enfants a engendré une croissance immodérée
de la population. La vérité est que ce sont les chefs religieux
qui en sont les responsables, car ils veulent régner sur un maximum
de fidèles (sous-entendu de personnes soumises) et pour nourrir (mal
le plus souvent) ces populations on a du défricher à grande échelle
pour introduire des cultures vivrières, mais comme défricher c'est
fatigant on a préféré brûler. Malheureusement
le brûlis a deux conséquences dramatiques. La première c'est
de modifier l'albedo local c'est à dire la réflexion
du rayonnement reçu du soleil ce qui se traduit par un dessèchement
du sol (la latéritation) qui devient rapidement improductif(voir à
ce titre l'exemple de Madagascar). La seconde c'est une réduction du
rôle bénéfique de régulation du taux de CO2 par la
forêt détruite. Et donc progressivement une augmentation de l'effet
de serre. Comme l'accroissement de la population est exponentiel celui de destruction
des forêts primaires a suivi et celui d'augmentation du taux de CO2 aussi.
Mais en plus l'homme a inventé la machine, l'automobile, le tracteur,
la pelleteuse, la tronçonneuse tous instruments qui génèrent
du CO2 et accélèrent la destruction des sols et des forêts.
Il est clair que sans ces machines on ne détruirait pas la forêt
amazonienne pour y tracer des routes destinées à...permettre la
destruction organisée de la forêt. Notez que ce que je dis
de la forêt amazonienne vaut malheureusement aussi pour la forêt
proche de mon domicile où il y a quelques semaines on a créé
de toutes pièces un chemin pour pouvoir évacuer les troncs d'arbres
qu'on allait abattre, chemin réalisé par une super pelleteuse
de plus de 100 tonnes. Et que croyez vous que l'on fasse des taillis, petits
arbres, etc. considérés comme non valorisables dans notre monde
dit civilisé, qui avaient le tort de se trouver sur le passage de ladite
pelleteuse? On les a brûlés sur place ce qui a
participé à l'augmentation de l'effet de serre. Pensez y quand,
écoutant les conseils soit disant écolos de divers organismes
officiels ou non, vous choisirez une chaudière à bois plutôt
qu'un radiateur électrique pour chauffer votre maison. Lequel est réellement
le moins responsable de la production de gaz à effet de serre? J'ai beau
être scientifique bardé de diplômes et concerné par
l'environnement depuis plus de trente années, je suis incapable de répondre
honnêtement à cette question : qu'est-ce qui pollue le plus
pour 1kWh d'énergie utilisée à mon profit? le fuel domestique
(et la rafinerie qui l'a produit en brûlant un litre de pétrole
brut pour chaque litre de fuel domestique produit, et le bateau qui l'a transporté,
et la marée noire qui a mazouté des guillemots) ou la centrale
nucléaire (avec ses déchets, ses problèmes de démantèlement)
la centrale à charbon dit "propre" (avec sa production gigantesque
de CO2, et toute l'énergie dépensée pour enlever le soufre
du charbon afin de faire croire qu'il s'agit d'énergie propre) ou ma
chaudière à bois (avec sa production de CO2 et d'autres polluants,
et tout le gâchis de petit bois lié à la production de bûches,
et l'énergie dépensée à la transformation de ces
bûches en granulés et dont personne ne prend en compte la pollution
qu'elle représente), etc. Je pourrais continuer ainsi en me posant les
mêmes questions à propos des énergies dites renouvelables.
Et bien sûr la quantité d'énergie dépensée
pour les emballages dans les pays dits civilisés
représente aussi un facteur non négligeable d'aggravation de l'effet
de serre, puisqu'ils finissent pour la plupart en fumée et qu'ils ont
nécessité une dépense énergétique importante
pour leur fabrication (pensez aux boites en carton à demi vides des supermarchés
par exemple, ou aux emballages en polystyrène expansé gigantesques
qui multiplient par trois ou quatre le volume d'un produit manufacturé
et de facto le nombre de camions pour le transporter). En 2002, une
campagne de prévention rappelait que la publicité dans
les boites aux lettres représentait 40kg de papier le plus souvent inutile
par boite aux lettres en une année. C'est énorme, mais aujourd'hui
la situation s'est terriblement aggravée. J'ai pesé les pubs reçues
pendant une période significative et j'aboutis au chiffre de près
de 100kg par an de pubs inutiles par boite aux lettres dans mon village de Normandie,
inutiles car fréquemment en double exemplaire et inutiles car je n'ai
pas les moyens financiers d'acheter tout ce qui m'est proposé chaque
semaine ni d'ailleurs la capacité de le consommer (comment pourrais-je
boire 150 litres de vin chaque semaine et une tonne de plats cuisinés
ou de conserves? ces chiffres ne sont pas inventés c'est ce que j'ai
aditionné dans les diverses pubs reçues la semaine précédent
l'écriture de ce texte).
Un autre facteur aggravant l'effet de serre est la multiplication des
transports. Autrefois on travaillait "au pays", aujourd'hui
on habite dans une zone résidentielle (pas forcément de grand
luxe loin de là) on travaille ailleurs à 20 ou 30 kilomètres
et parfois beaucoup plus et on doit aller faire ses courses vitales au supermarché
distant lui aussi d'une bonne dizaine de kilomètres et bien sûr
les services culturels sont eux aussi très éloignés et
le plus souvent centralisés justement au centre des villes là
où il n'y a quasiment plus d'habitants. Jamais aucun système de
transport en commun ne sera suffisamment performant pour assurer de manière
satisfaisante (confortable et agréable, à l'horaire qui correspond
à vos besoins) ces transports et les municipalités ou groupement
de communes qui le prétendent sont des menteurs (ou des idiots). La conséquence
en est que chacun circule avec une voiture dans laquelle il
y a le plus souvent une seule personne ce qui représente
un gâchis énergétique gigantesque et un pourcentage très
important du rejet de gaz à effet de serre. Mais qui se préoccupe
de trouver (d'imaginer) d'autres solutions REALISTES? C'est pourtant urgentissime.
Au lieu de cela on voit un peu partout fleurir des projets d'autoroutes
de déviation pour contourner les villes et permettre aux poids
lourds de circuler plus facilement. Les soit disant responsables oublient simplement
deux éléments :
- toute autoroute se traduit par une destruction
de terrains plantés (qu'ils soient naturels ou cultivés) et
donc d'une surface luttant contre l'effet de serre.
- Deuxièmement toute autoroute augmente
la longueur des trajets (sans oublier que les camions finissent
toujours par entrer dans une agglomération pour livrer) et donc statistiquement
la quantité de carburant consommé, et donc l'effet de serre
(n'oubliez jamais qu'en roulant sensiblement
plus vite sur une autoroute vous consommez sensiblement plus et comme la
distance est allongée ce n'est pas économique: 99% des automobilistes
et des camionneurs n'ont jamais compris cela, c'est pourtant du niveau école
primaire sur le plan mathématique. Mais la plupart des automobilistes
ne se préoccupent pas de la réalité de leur consommation
de carburant, la plupart vivent sur des idées fausses véhiculées
par les médias ou plutôt les lobbies pétroliers dont
ce n'est pas l'intérêt de vous conseiller comment consommer
moins).
- la troisième remarque concernant les transports c'est que ceux-ci
sont artificiellement multipliés par l'évolution (télécommandée
par les médias et la pub) des modes de consommation dans les pays
dits avancés : En Europe on trouve, c'est un exemple parmi des centaines,
des tomates toute l'année dans les supermarchés, mais la plupart
du temps elles proviennent de productions industrielles (sans saveur et
bourrées de pesticides) sur terre artificielle,
arrosées en permanence de produits chimiques toxiques et d'ailleurs
souvent interdits par la législation européenne (mais qui
vérifie?) pour accroitre les rendements, dans des milliers de serres
du sud de l'Espagne (employant pour ce travail très dangereux des
personnels marocains sous payés et renvoyés chez eux après
quelques mois, c'est-à-dire dès que leur état de santé
a été suffisamment dégradé
par leurs conditions de travail absolument scandaleuses) et transportées
par camions gigantesques jusque dans des entrepots du nord de l'Europe,
puis retransportées vers les supermarchés des pays voisins.
Notons que ces flottes de camions espagnols repartent à vide
vers leurs serres andalouses. Bien évidemment on pourrait multiplier
ces exemples à quasiment tous les fruits et légumes et à
bien d'autres produits de consommation courante.
La conséquence de tout ceci c'est l'aggravation démentielle
de l'effet de serre dont les conséquences sur le climat et sur les êtres
vivants sont précisées ci-après.
Pour terminer (provisoirement) ce paragraphe un extrait des dernières
statistiques de l'ONU. Vous pouvez trouver le tableau complet sur l'excellent
site de planète-info
qui consacre un formidable dossier au dérèglement climatique,
ici nous n'en avons sélectionné que quelques lignes significatives.
La quantité de CO2 en tonne/an émise par habitant de certains
pays.
pays |
1990 |
1995 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
Albanie |
2.2 |
0.6 |
0.7 |
0.7 |
0.8 |
1.0 |
1.2 |
Allemagne |
12.4 |
10.2 |
9.7 |
10.0 |
9.7 |
9.8 |
9.8 |
Bahreïn |
23.8 |
27.4 |
28.7 |
20.9 |
23.1 |
23.7 |
23.9 |
Belgique |
10.1 |
10.5 |
10.0 |
9.3 |
8.9 |
9.9 |
9.7 |
Brésil |
1.4 |
1.6 |
1.9 |
1.9 |
1.8 |
1.7 |
1.8 |
Canada |
15.0 |
17.2 |
19.1 |
18.8 |
19.3 |
20.1 |
20.0 |
Chine |
2.1 |
2.6 |
2.6 |
2.7 |
2.8 |
3.3 |
3.8 |
USA |
18.8 |
19.3 |
20.9 |
20.4 |
20.5 |
20.2 |
20.4 |
France |
6.4 |
6.0 |
6.0 |
6.3 |
6.2 |
6.1 |
6.2 |
Haïti |
0.1 |
0.1 |
0.2 |
0.2 |
0.2 |
0.2 |
0.2 |
Koweït |
20.3 |
31.6 |
37.1 |
34.1 |
31.9 |
36.3 |
38.0 |
Niger |
0.1 |
0.1 |
0.1 |
0.1 |
0.1 |
0.1 |
0.1 |
Russie |
12.8(URSS) |
10.1 |
10.0 |
10.0 |
10.0 |
10.5 |
10.5 |
Suisse |
6.3 |
5.5 |
5.4 |
5.9 |
5.6 |
5.5 |
5.5 |
Tunisie |
1.6 |
1.8 |
2.1 |
2.1 |
2.1 |
2.1 |
2.3 |
Ce tableau appelle quelques commentaires : les pays européens en moyenne
génèrent 10T/an de CO2/habitant, la France, la Suisse et la Suède
étant les bons élèves apparents grâce à
leurs centrales nucléaires. L'Allemagne, bien que pays européen
le plus engagé dans les énergies renouvelables, n'est encore que
dans la moyenne européenne comme le Danemark. Les pays du Sud, hormis
l'Afrique du Sud, sont très peu émetteurs de gaz à effet
de serre, mais certains tels la CHINE en raison de leur gigantesque population
représentent des pourcentages totaux énormes (la CHINE en croissance
gigantesque dépasse globalement aujourd'hui les USA et à eux deux
ils représentent environ les 2/3 du total). Les 2 grands pays
nord américains se distinguent par leurs émissions par habitant
double de la moyenne européenne, tandis que les pays de l'OPEP gaspillent
sans compter avec des taux par habitant absolument faramineux.
Quelques exemples :
- Le nombre d'ouragans de catégories 4 et 5 a quasiment doublé
en trente ans et c'est vrai pour l'ensemble de la planète.
(pour vous en convaincre lire Emanuel, K. 2005. Increasing destructiveness
of tropical cyclones over the past 30 years. Nature 436: 686-688) pensez
aussi à la destruction récente de La Nouvelle Orléans.
- Le paludisme affecte désormais certaines régions montagneuses,
comme les Andes (lire à ce propos le dernier rapport de l'Organisation
Mondiale de la Santé).
ce
graphique montre la diminution de la masse de glace du Groenland de
2003 à 2006. Il est évident qu'il s'agit d'un phénomène
saisonnier, la glace fond en été mais elle ne se
reconstitue plus intégralement en hiver
et le résultat en est une hausse du niveau des océans
de quelques mm par an, hausse dont un examen attentif de ce diagramme
montre qu'elle s'accélère un peu plus chaque
année. |
- La fonte des glaces du Groenland a plus que doublé
en dix ans. (Lire à ce propos Krabill, W., E. Hanna,
P. Huybrechts, W. Abdalati, J. Cappelen, B. Csatho, E. Frefick, S. Manizade,
C. Martin, J, Sonntag, R. Swift, R. Thomas and J. Yungel. 2004. Greenland
Ice Sheet: Increased coastal thinning. Geophysical Research Letters 31)
- La plupart des glaciers sont en recul considérable sur toute la
planète. En Suisse pour limiter leur fonte on est amené l'été
à en recouvrir certains d'une couverture isolante. C'est un palliatif
très local mais parfaitement inconcevable à l'échelle
planétaire. Rappelons qu'un glacier réfléchit le rayonnement
solaire et limite donc son impact, tandis que le sol nu ou couvert de végétation
absorbe l'essentiel du rayonnement ce qui participe donc au réchauffement
global. Il y a donc effet cumulatif de réchauffement lorsqu'un glacier
disparait.
- Quelques 280 espèces végétales
et animales ont déjà réagi à
ce changement climatique en se rapprochant des pôles (cf la revue
scientifique en langue anglaise Nature). Ce phénomène est
déjà bien visible en France pour qui sait regarder. De très
nombreux arbres meurent dans les parcs et forêts car ils ne supportent
plus l'aggravation des conditions climatiques de ces dernières années
tandis que des arbres et arbustes tropicaux (tels des bananiers) se développent
dorénavant sans problème jusque dans les régions du
Nord de la France.
- Les inuits de la baie de Baffin dans l'Arctique canadien ne peuvent plus
aller chasser à pied sur la banquise l'hiver car la glace est trop
mince et se brise sous leur poids et nombre d'entre eux sont passés
à travers et sont morts noyés. D'ailleurs ils ne peuvent plus
non plus construire d'igloos faute de neige et leurs connaissances ancestrales
vieilles de plus de 5000 ans ne leur servent plus à rien. Sur l'ile
de Baffin, les inuits ont vu arriver avec stupeur des pinsons, des rouges-gorges
et des dauphins... tous animaux pour lesquels il n'existe pas de mot pour
les nommer en langage inuit, preuve supplémentaire s'il en était
encore besoin que depuis 5000 ans que les inuits occupent ces territoires
il n'avait jamais fait aussi chaud.
- Entre 1956 et 1996 ce sont 1.5 millions d'hectares de terre arable qui
ont été perdus en raison de l'érosion. Aujourd'hui,
chaque heure sur la planète 1370 hectares sont désertifiés
à jamais, soit chaque année l'équivalent de la moitié
de la surface cultivable de la France. Et ce phénomène
s'accélère en raison de la déforestation massive des
forêts tropicales, du surpâturage et des feux de brousse, mais
ce n'est pas exclusivement tropical... allez faire une visite en
Espagne, c'est hallucinant.
Pour vous convaincre de la catastrophe généralisée
qui attend les humains si nos gouvernants, nos paysans et nos multinationales
continuent à faire l'autruche allez faire un tour sur le site worldometers
qui fait le bilan instantané de la situation mondiale sur de très
nombreux sujets. C'est terrifiant.
Et demain :
En
cas de poursuite du réchauffement climatique, nous devons
nous attendre à des retombées de plus en plus catastrophiques,
et chacun de nous sera concerné, qu'il soit Rmiste
ou Député, dans une banlieue-ghetto
ou une ile paradisiaque car les catastrophes écologiques
ne font pas de tri de leurs victimes. N'hésitez pas à
le rappeler à vos élus qui font les autruches. |
- Le nombre des décès liés
au réchauffement pourrait croitre et s'élever
à plusieurs centaines de milliers par an en raison :
- du développement de certaines maladies tropicales dans des
zones, telles la France, actuellement indemnes de celles-ci (en 2010
certaines maladies tropicales se sont invitées en France, par
le biais de moustiques d'Afrique équatoriale...)
- et des catastrophes écologiques (ouragans, incendies, inondations...)
qui vont continuer à se multiplier.
- La fonte des réserves glaciaires du Groenland et de l'Antarctique
rehausserait le niveau des océans de plus de 7 mètres
et modifiera la salinité des océans. Effet immédiat
: la dévastation de nombreuses îles et régions côtières.
Précisons, à titre d'exemple local, que la plus grande partie
de la ville du Havre serait engloutie bien avant que cette fonte
soit totale. Au rythme actuel de cette fonte dans deux décennies
certains havrais auront régulièrement les pieds dans l'eau,
mais aussi bien des riverains de la Seine et des autres fleuves français.
La variation de salinité des océans se traduit déjà
par une perte de productivité, certaines espèces ne pouvant
survivre dans une eau trop douce et leur raréfaction se traduit déjà
chez votre poissonnier par une explosion des prix.
- Les vagues de chaleur deviendraient à la fois plus fréquentes
et plus intenses.
- Les périodes de sécheresse se multiplieraient, ainsi que
les feux de forêts et de broussailles . En 2006 même des
forêts de feuillus, jusque là épargnés,
ont brûlé jusqu'en Normandie. Les pays méditerranéens
vont devenir tropicaux et les incendies de l'été 2007 en Grèce
donnent une idée des désastres à venir. En 2013 l'Espagne,
le Portugal et les Etats Unis ont subi des incendies gigantesques
- Avant 2020, toute la glace de l'Océan Arctique se liquéfierait
chaque été. Cette prédiction, déjà
ancienne, semble aujourd'hui malheureusement encore bien trop optimiste
si l'on regarde l'évolution impressionnante de la banquise en 2006
par rapport à 2005. Et en 2007 et les années suivantes ça
s'est aggravé (voir page "les nouvelles du climat"). Des
ours blancs sont morts d'épuisement parce que leur
coin de banquise s'est disloqué et qu'ils se sont retrouvés
à la mer à plus de cent kilomètres (oui vous avez bien
lu : 100 km) d'un point suffisamment solide sur lequel ils puissent se reposer
car la banquise s'était brutalement disloquée sur
des centaines de kilomètres. Au printemps 2007 les
scientifiques de l'université du Québec ont découvert
que pratiquement aucun phoque n'avait mis bas dans le golfe du Saint Laurent
(alors qu'on devrait les compter par centaines de milliers) tout
simplement parce que la glace était si mince qu'elle ne pouvait pas
supporter leur poids.

les zones en vert et jaune sont celles où la banquise s'est disloquée
en été
la surface de la banquise avait diminué d'environ 20% en 30 ans,
en 2006 c'est
30% de plus qui ont disparu en quelques mois
- Les conséquences de l'effondrement de la banquise seront gigantesques
car, outre l'élévation du niveau des mers consécutifs
à la fonte des glaces terrestres, on peut aussi s'attendre à
un bouleversement général du régime des courants marins
qui est à la fois d'une extrême complexité et d'une
très grande fragilité. Le Gulf Stream en particulier qui réchauffe
les eaux de surface des côtes européennes risque fort de disparaitre
tout simplement (les expériences faites sur des maquettes en labo
sont terrifiantes à ce sujet et malheureusement parfaitement représentatives)
et la conséquence majeure (et paradoxale pour certains qui ne connaissent
pas les lois de la thermodynamique) en serait un refroidissement
très sensible de la façade européenne
baignée par l'Océan Atlantique, la Manche et la Mer du Nord.
La France serait évidemment en première ligne. Les expériences
montrent, eu égard à la fragilité du régime
des courants, que ce basculement pourrait être d'une extrême
brutalité et entrainer une instabilité climatique pendant
de longues années (avec des alternances de froid et de chaud complètement
aléatoires qui affecteraient de manière gravissime notre agriculture.
Rappelons pour ceux qui n'ont ni yeux ni oreilles que le désordre
actuel de l'agriculture "industrielle" multipolluante conduit
déjà à la catastrophe et à des coûts en
accroissement exorbitant, il est donc inutile d'en rajouter ... et pourtant
en raison de l'inertie-ou la bétise- des gouvernants et des consommateurs
c'est malheureusement ce qui va se produire).
- La fonte de la banquise entraine une autre conséquence importante
: l'Atlantique nord n'étant plus couvert d'une couche de glace réfléchissante
du rayonnement solaire, va donc absorber celui-ci de manière plus
intense ce qui se traduit naturellement par une élévation
de sa température de surface et, consécutivement, de l'évaporation
en fin de saison chaude. Ainsi des masses nuageuses plus importantes vont
se développer près du pôle, lesquelles poussées
par les vents polaires naturellement froids vont donner des précipitations
neigeuses abondantes en Europe occidentale dès la fin de l'automne.
- Rappelons encore, pour ceux qui ont la mémoire courte, les immenses
incendies autour de Moscou au cours de l'été 2010, et les
épisodes neigeux qualifiés d'exceptionnels dans la moitié
nord de la France en décembre 2010 qui ne sont que des manifestations
dramatiques de ce déréglement du climat.
- Plus d'un million d'espèces, dont certaines importantes
pour l'homme, pourraient s'éteindre à travers
le monde d'ici 2050.
Plusieurs
centaines d'études ont été menées
dans le monde entier par des scientifiques responsables qui ont étudiés
depuis une dizaine d'années le devenir des oiseaux sauvages. Une
équipe australienne, sous la direction du Dr Mallon, vient d'en faire
la synthèse. Publié par le WWF, ce rapport
(cliquez si vous lisez l'anglais) extrêmement documenté reprend
plus de 200 articles scientifiques issus des cinq continents et fait le
constat que les oiseaux subissent déjà les
effets du changement climatique partout dans le monde avec un déclin
de plus de 90% dans certaines populations et un taux d’échec,
sans précédent, de la reproduction pour d’autres. Si
ceux qui peuvent aisément changer d’habitat ne sont pas directement
menacés aujourd'hui, les populations qui se développent dans
des environnements plus spécifiques sont menacées, comme les
oiseaux de montagne, insulaires, des marais, de l’Arctique, de l’Antarctique
et de mer. En outre, selon le constat du docteur Karl Mallon,
directeur scientifique du programme Climate Risk Pty, on
observe des oiseaux migrateurs qui n’arrivent plus à migrer
et un nombre croissant d’oiseaux se trouve déphasé par
rapport à quelques éléments clés de leur écosystème
(ex la huppe ci-contre), en particulier l'abondance et/ou
la
rareté de leur nourriture. En d'autres termes le réchauffement
induit une apparition des insectes à des époques différentes
de celles où les oiseaux ont des nichées à nourrir.
A terme, si le réchauffement climatique dépasse les 2°C
par rapport aux températures préindustrielles (nous sommes
actuellement à + 0,9°C), les scientifiques estiment que le taux
d’extinction des oiseaux pourrait atteindre 38 % en Europe (par rapport
à la situation actuelle qui est déjà très
fortement dégradée dans de nombreuses régions ainsi
qu'en témoignent les études menées par la LPO sur les
hirondelles par exemple) et dépasser 72 % au nord-est de l’Australie.
Rappelons que la dernière prévision concernant le réchauffement
fait état d'une élévation moyenne de la température
de la planète comprise entre 2°C et 4.5°C d'ici 40 ans, si
c'est 4.5°C ce sera infiniment plus dramatique. (autre rappel : vous
avez 20 ans aujourd'hui, dans 40 ans vous en aurez seulement 60 et
vous aurez vécu les plus belles années de votre vie
dans un monde en plein cataclysme. Car ce n'est pas dans 40 ans qu'il y
aura brutalement 2 ou 4°C de trop, c'est déjà 0.9°C
aujourd'hui et ça s'aggrave chaque jour INEXORABLEMENT puisque les
responsables s'en foutent (et que les citoyens démissionnent et sont
touiours majoritairement inconscients du danger) et pendant ces prochaines
40 années vous allez vivre de plus en plus mal si
vous ne secouez pas vos gouvernements et vos députés
dont la seule préoccupation est de se faire réélire
à court terme - alors qu'ils n'ont pas assisté à la
moitié des séances du parlement pour la plupart. A propos
savez-vous que toutes leurs interventions sont enregistrées et disponibles
sur le site web de l'Assemblée Nationale ou celui du Sénat.
Allez y voir et cliquez sur le nom de votre député ou de votre
sénateur c'est édifiant, mais malheureusement désolant
le plus souvent).
Quelles conséquences pour l'homme diront les ignorants? Une : parmi
tant d'autres, si les oiseaux ne parviennent plus à survivre ce sont
tout simplement les insectes qui vont proliférer
et nous rendre la vie absolument insupportable. Alors on croira répondre
au problème avec des insecticides dont on sait qu'ils entrainent
un accroissement gigantesque de certaines pathologies humaines et l'on sait
aussi maintenant que nos antibiotiques ont de moins en moins d'efficacité
contre ces pathologies en raison (entre autres) de tous les excès
de notre agrochimie. Et comme les insecticides ne sont pas sélectifs
ce sont les abeilles qui trinqueront et ... adieu pollinisation, adieu récoltes.
Et pendant ce temps là les délégués à
la conférence de Nairobi se sont contentés, pour la plupart,
de farnienter au soleil et pour certains de faire un safari! Et en 2007
à celle de Bali le bilan carbone s'est encore alourdi pour un
résultat voisin du zéro absolu, mais les plages de Bali
étaient bien agréables, n'est-ce pas messieurs les "délégués"?
Quant au sommet de Copenhague de décembre 2009 on a pu voir qu'il n'avait
servi qu'à faire voler les avions des chefs d'état et de leurs
pléthoriques délégations et produire en quelques jours
une quantité de CO2 dépassant l'ensemble de la production annuelle
de l'ensemble du Danemark ce qui n'est pas vraiment un résultat satisfaisant.
Et l'épisode suivant de cette mascarade s'est déroulé
à Cancun sans plus de résultats concrets.
Il ne fait
cependant aucun doute que nous pouvons encore résoudre ce problème.
Nous en avons même l'obligation morale. Des mesures
simples, à l'échelle individuelle,
peuvent contribuer à stopper le réchauffement climatique.
L'heure est venue d'AGIR ensemble. pour en savoir plus http://www.criseclimatique.fr
ou http://www.effetdeserretoimeme.fr
Le progranne des nations unies pour l'environnement PNUE a mené un certain
nombre d'enquètes prospectives pour évaluer l'évolution
d'ici 2050 selon l'importance des réactions de l'ensemble des Etats.
Nous donnons à titre d'exemple les diagrammes consacrés à
la biodiversité. La première figure montre la situation en 2000
et est en fait significative de l'impact de l'implantation humaine en un lieu
donné. Ainsi en Europe où la densité de population est
importante et où les zones naturelles sont très réduites
en surface et ou des routes et lignes de communication diverses quadrillent
le territoire la biodiversité a déjà subi une forte régression
alors qu'en Amazonie ou en Sibérie c'est encore évidemment l'inverse.
On peut quasiment remarquer que cette carte coincide en négatif avec
la densité de population humaine.

Le second diagramme montre la disparition des espèces si l'on continue
à laisser l'économie ultralibérale fonctionner sans
limitation et le résultat en 2050. Dans cette hypothèse on constate
que toute la planète sera touchée aussi bien les zones déjà
fortement dégradées en 2000 comme l'Europe, mais aussi des zones
jusqu'alors moins touchées comme l'Afrique sub-saharienne qui perdrait
près de 30% de sa biodiversité, tandis que l'extrême orient
déjà fortement dégradé verra sa biodiversité
se réduire encore d'une manière très importante. Seuls
le Sahara et le Groenland resteraient moins gravement atteints, mais ce sont
des régions possédant une faune et une flore limitées.
Divers scénarii ont été envisagés, nous ne les donnerons
pas tous ici mais seulement celui le moins défavorable, correspondant
à la généralisation de la notion de développement
soutenable. Comme on le voit dans ce cas l'Europe verrait sa situation
moins dégradée (quand même de l'ordre de 10%) de même
que les Etats Unis, mais l'Afrique et le Mexique seront quand même fortement
touchés en raison de l'augmentation de la population humaine et du fait
que le processus de désertification actuellement en cours ne pourra pas
être stoppé instantanément, mais seulement ralenti si l'on
agit TOUT DE SUITE à l'échelle planétaire car les milliards
de tonnes de CO2 en excès dans la haute atmosphère ne s'élimineront
pas d'un coup de baguette magique, mais lentement, très lentement.
pour plus d'information consultez le
site spécialisé du PNUE d'où proviennent ces
diagrammes http://maps.grida.no/theme/biodiversity
Depuis la fin septembre 2013 vous pouvez accéder à la synthèse
du dernier rapport du GIEC sur l'évolution du climat et les prévisions
d'ici 2100 si l'on ne fait rien pour améliorer la situation, c'est
très intéressant. Ce document d'une trentaine de pages abondamment
illustré de graphiques précieux est destiné aux décideurs.
Alors faites le lire à votre député, au maire de votre
agglomération,etc. Le site ou récupérer ce document :
http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5-SPM_Approved27Sep2013.pdf
Si ,vous souhaitez en savoir plus sur l'évolution du climat vous pouvez
aussi consulter les fiches climat de l'excellent site de Nicolas Hulot :
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/pdf/outils/fiches_defi_climatique.pdf
Un exemple de ce qu'on peut faire avec
un peu de volonté politique :
Samedi 25 novembre 2006 a eu lieu un
"café climat"
franco-allemand à Rouen où les élus de Rouen et
de Hanovre ont pu échanger leur expérience dans la lutte contre
le dérèglement climatique. Une petite centaine de personnes se
pressaient dans la salle, et nous avons remarqué
l'absence relative
de jeunes parmi les présents (moins de 10) tandis que la moyenne
d'âge des participants se situait très sensiblement
au delà
de l'âge de la retraite.
Précisons que nos amis allemands ont, dans le domaine de l'environnement,
une sérieuse avance sur les rouennais puisque c'est dès 1992,
après le sommet de Rio, que la municipalité de Hanovre a pris
conscience du problème climatique et décidé
de
mesures réellement concrètes.
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chauffe eau
solaire généralisé |
des toits couverts
de végétation |
des panneaux
photovoltaïques |
Ainsi le nouveau quartier de Kronsberg, qui sert de référence
dorénavant dans toute l'Allemagne, construit dans la perspective de l'exposition
universelle de 2000 sur un site de 70 hectares, comporte des habitations superisolées
construites selon des concepts de développement écologique soutenable,
toutes équipées de chauffe-eau solaire, dont certaines, de type
solaire passif, possèdent un toit végétal, tandis que l'ensemble
des bâtiments publics du quartier (écoles, administrations, maisons
pour tous, etc...) voit ses toits couverts de panneaux solaires photovoltaïques
et que des éoliennes, construites à proximité, fournissent
le complément d'électricité. En outre l'ensemble des rues
sont bordées d'arbres d'essences diverses et les transports en commun
sont privilégiés grâce à une infrastructure étudiée.
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l'eau de pluie
récupérée alimente des bassins d'agrément |
de la verdure
partout |
remarquez
à droite le parking à vélos et bien sûr les
capteurs solaires sur ces bâtiments à vocation sportive |
L'objectif, atteint semble-t-il, était de réduire de 25% la consommation
énergétique de ce quartier par rapport à la moyenne du
reste de la ville (et donc de satisfaire les exigences du protocole de Kyoto).
L'argent globalement économisé grâce à cette réduction
peut être réinvesti pour l'amélioration des quartiers plus
anciens.
La discussion a aussi porté sur
l'usage du vélo en ville,
infiniment plus aisé à Hanovre grâce à la meilleure
attitude des automobilistes vis à vis des cyclistes et la présence
de
réelles pistes cyclables et de points de parking abondants
pour les vélos (600 places à la gare de Hanovre contre 5 à
Rouen par exemple).
Les lignes
qui précèdent vous interpellent, vous souhaitez en savoir
plus sur la question et l'ensemble des questions connexes concernant le
devenir de notre planète. Alors je ne saurai trop vous recommander
de visiter un site web particulièrement bien documenté http://www.delaplanete.org
où vous trouverez divers rapports établis par les meilleurs
vrais spécialistes et tout particulièrement le
rapport 2006 sur "l'état de la planète"
réalisé par l'Institut Worldwatch, un document passionnant
de 45 pages, traduit en français, qui comporte un certain nombre
de liens vers des compléments tout aussi pertinents (dont un dont
je recommande la lecture et qui traite de l'évolution catastrophique
prévisible de la biodiversité dans les prochaines décennies
au vu de l'évolution déjà plus qu'inquiétante
des décennies passées : "ADIEU,
ADIEU, CHÈRES CRÉATURES VOLANTES … ET ADIEU À
UNE MYRIADE D’AUTRES ESPÈCES QUE L’HUMANITÉ FAIT
DISPARAÎTRE" ).
Outre de nombreuses infos sur l'environnement et les conséquences
du réchauffement climatique vous trouverez dans "l'état
de la planète" une contribution montrant comment, aux USA, le
gouvernement Bush a réduit les crédits de recherche du département
de la NASA qui s'intéressait de trop près à l'évolution
climatique de la planète et a découvert l'importance de la
fonte des glaces du Groenland (par exemple), pour ne pas déplaire
à certaines compagnies du secteur énergétique, ou comment
dans certains médias américains (mais pas exclusivement) on
transforme la présentation des résultats de chercheurs qui
dès 1988 avaient prévu cette évolution climatique pour
leur faire dire quasiment le contraire de ce qu'ils ont écrit.
Bien sûr très régulièrement cet état
de la planète est mis à jour et conduit chaque année
à un nouveau rapport.
Que faire en France?
Une très bonne source d'information sur le réchauffement climatique
et les gestes au quotidien pour ne pas l'aggraver c'est le réseau national
pour l’information et le conseil de proximité mis en place par
l'ADEME depuis 2001. Le réseau INFO ENERGIE est constitué de
160 espaces et compte environ 300 conseillers au service du public. Dans chaque
Espace Info-Energie (EIE), des spécialistes vous informent et vous
conseillent sur toutes les questions relatives à l’efficacité
énergétique et au changement climatique : quels sont les gestes
simples à effectuer ? Quel type d’équipement choisir ?
Quelles sont les aides financières accordées? etc. Des brochures
et des guides pratiques sont également mis à votre disposition
http://www2.ademe.fr/
MAIS je ne saurais trop vous recommander de les lire avec un oeil critique
et de ne pas vous laisser raconter n'importe quoi. En particulier soyez très
attentif à l'égard d'une multitude d'entreprises qui "sentent"
le filon porteur et vous proposent des solutions sensationnelles pour améliorer
votre consommation énergétique. Tout le monde il est beau, tout
le monde il est gentil, tout le monde il est devenu écolo et fervent
adepte du développement durable...mais les arnaques sont nombreuses.
Connaissez vous votre bilan carbone personnel complet (avec nourriture, achats
de vêtements et d'ordinateurs, facture de téléphone et
rouge à lèvres pour ces dames) ? Non , alors ceci est fait pour
vous ! : http://www.bilancarbonepersonnel.org