Copyright
© 2000-2015 LHERBAUDIERE

première version décembre 2006
dernière mise à jour
26 janvier 2015

 

LE DEREGLEMENT CLIMATIQUE
le réchauffement
l'effet de serre excessif
d'où vient le climat
les principaux facteurs qui créent le climat
quelques exemples
les conséquences déjà visibles
et demain
la catastrophe à moyen terme
l'exemple de Hanovre
une action urbaine coordonnée
un bilan à lire
l'état de la planète
que faire en France
allez voir l'ADEME
le réchauffement
Le dioxyde de carbone ainsi que d'autres gaz, tel le méthane, présents à l'état naturel dans l'atmosphère, réchauffent la surface de la Terre. Ils captent une partie des infrarouges émis par notre planète en réaction au rayonnement solaire et ont un effet bénéfique : sans cette "couverture", la température du globe chuterait à – 18° C. Mais l'utilisation généralisée d'énergies fossiles (charbon, pétrole) et les déforestations massives ont augmenté de façon dramatique la quantité de CO2 émis dans l'atmosphère terrestre.

Précision importante : Sauf mention contraire, les diagrammes figurant sur cette page ont été récupérés sur le site multimédia de l'université de Strasbourg sur lequel vous pouvez visualiser de nombreux colloques et séminaires et tout particulièrement la Conférence : Réflexions pluridisciplinaires pour les politiques climatiques qui s'est tenue à Grenoble le 6 octobre 2006.

Résultat : la température moyenne ne cesse de s'élever, et atteint de plus en plus fréquemment des valeurs extrêmes.



Ce graphique montre l'évolution de la température moyenne de l'hémisphère nord de 1880 à aujourd'hui. Il est évident que dans la dernière décennie l'évolution est à la hausse alors que pendant la centaine d'années précédente la moyenne était sensiblement constante avec une très légère variation de moins 0.1°C en un siècle contre plus 0.6°C en moins de dix ans de 1990 à 2000.

Ce graphique s'arrête à l'an 2000, depuis les dernières années l'augmentation de température s'est encore aggravée puisqu'elle est actuellement de près de 0.1°C par an.


Tous les vrais scientifiques s'accordent pour dire qu'un réchauffement climatique global de la planète s'est amorcé, et qu'il résulte de l'activité humaine. (notez bien qu'il s'agit de tous les scientifiques et que si dans les médias on vous dit autre chose ou si dans un journal vous lisez autre chose, du genre "certains scientifiques doutent du réchauffement" : c'est un mensonge payé par certaines compagnies internationales qui ne voient que leurs profits à court terme et refusent de modifier leurs processus de production) Les preuves du réchauffement ne manquent pas et elles sont accablantes.

Ces diagrammes issus du rapport 2013 du GIEC montrent à titre d'exemple l'évolution prévisible pour les vingt prochaines années des températures moyennes en Europe, pendant les trois mois d'hiver sur la figure de gauche et au cours des mois d'été sur la figure de droite. On voit que la température moyenne augmentera partout en Europe, mais de façon différentiée. La zone alpestre sera fortement impactée en hiver ce qui ne fera pas l'affaire des stations de ski, tandis qu'en été c'est le sud qui sera le plus touché ce qui laisse présager de nombreux incendies en particulier en Espagne.
Des changements sont déjà observables sous diverses latitudes : les glaciers fondent à un rythme accéléré, la faune et la flore sont obligées de migrer, les tempêtes et périodes de grande sécheresse se multiplient.

D'où vient le climat?
Les facteurs qui interagissent pour créer ou modifier le climat général de la planète ou celui particulier d'une zone microclimatique sont extrêmement nombreux. On peut cependant les classer en deux catégories : d'une part, les causes dites naturelles et, d'autre part, celles résultant de l'action de l'homme. Pendant plusieurs milliards d'années seules les causes naturelles ont déterminé le climat, pendant les deux mille dernières années l'action de l'homme a commencé à se faire sentir mais jusque dans les années 1960 elle restait marginale et son influence restait très inférieure à celle des phénomènes naturels, mais ces dernières années cela a changé radicalement et aujourd'hui les conséquences de l'action de l'homme ont une amplitude supérieure à celle des phénomènes naturels et génèrent un dérèglement climatique aux conséquences de plus en plus dramatiques.
les facteurs naturels
Le climat est influencé en premier lieu par notre étoile, le soleil. C'est parce que le rayonnement solaire inonde la planète que la vie y est possible et que la température y est raisonnable. Chacun sait que la terre se déplace autour du soleil en suivant une trajectoire sensiblement elliptique (en fait une ellipse imparfaite et aplatie sur ses extrémités) et qu'en outre elle tourne sur elle même autour d'un axe qui fait un angle de l'ordre de 23° avec le plan de cette ellipse. La conséquence majeure en est l'existence des saisons résultant du plus ou moins grand éloignement de la planète vis à vis du soleil et de son orientation. Ainsi, en été, l'hémisphère nord se trouve face au soleil, alors qu'en hiver c'est l'hémisphère sud le mieux placé.

Sur le graphique ci-contre on a fait figurer l'Amérique les jours d'équinoxe et de solstice. On notera que l'hémisphère sud est plus proche du soleil lorsque le nord est en hiver, que le nord lorsqu'il est en été, ce qui explique aussi les différences sensibles de températures estivales entre le nord plus tempéré et le sud sensiblement plus chaud. Bien sûr les échelles ne sont pas du tout respectées sur cette figure puisque la terre est bien plus petite que le soleil (source Nathalie de Noblet, 2004, Collège de France ). En outre chacun sait que l'hémisphère nord comporte plus de terres émergées qui vont réfléchir le rayonnement solaire différemment des océans, majoritaires dans l'hémisphère sud.

Mais il faut être conscient que cette trajectoire n'est pas invariante. Au cours des siècles, la terre a tourné à des vitesses qui ont évolué. Parfois elle accélère, d'autres fois elle a ralenti, la forme et le plan de son parcours semi-elliptique ont varié selon une période d'environ 80000 années, ce qui a expliqué les alternances d'ères glaciaires et d'ères plus chaudes voire tropicales. L'obliquité elle-même fluctue légèrement selon une périodicité de 40000 années. En outre le soleil lui-même, comme toute étoile, évolue. Ainsi son diamètre et sa température de surface ont-elles varié au cours du temps et actuellement on a repéré un cycle d'environ 11 années en ce qui concerne les fluctuations des émissions radiatives liées aux protubérances et taches solaires. Tous ces éléments influent directement sur le rayonnement reçu par la terre et donc sur le climat.

Au niveau même de la terre, il y a eu des évolutions. D'une part, on constate que la répartition des océans n'est pas régulière et qu'elle a évolué au cours du temps et qu'elle évolue toujours puisque les plaques tectoniques qui supportent les continents continuent à se déplacer les unes par rapport aux autres. Ainsi l'Afrique s'éloigne t-elle de l'Amérique de quelque cm par an tandis qu'elle se rapproche de l'Europe ce qui explique les multiples tremblements de terre de la zone des Balkans et du sud de l'Europe ainsi que du Maghreb et du Moyen Orient. Sur le long terme cette évolution de la répartition des terres émergées à la surface du globe va forcément avoir des conséquences climatiques. Le centre de la terre est encore extrêmement chaud et, de temps en temps, le magma s'échappe en surface via un volcan. Les phénomènes volcaniques peuvent avoir des conséquences climatiques très visibles : ainsi l'explosion d'un volcan peut envoyer dans l'espace des millions de tonnes de poussière qui vont se répartir tout autour de la terre et provoquer un filtrage plus ou moins important du rayonnement provenant du soleil avec des conséquences climatiques glaciales. Les historiens s'accordent pour penser que la révolution de 1789 a, en grande partie, été provoquée par des causes climatiques liées justement à un phénomène de refroidissement pendant plusieurs années, dont il a découlé une catastrophe en terme de rendement agricole (et donc famine), lequel phénomène qu'on a appelé "le petit âge glaciaire" avait une origine de ce type. De même on a longtemps pensé que la disparition des dinosaures était due aux conséquences climatiques de l'explosion d'un ou plusieurs volcans qui aurait obscurci l'atmosphère pendant plusieurs décennies. L'explication est sensiblement correcte mais on pense aujourd'hui que c'est plutôt la collision de la terre avec une météorite géante qui a provoqué ce phénomène (avec d'une part des millions de tonne de poussière envoyées dans l'atmosphère à la suite du choc et en sus une perturbation du mouvement de la terre autour du soleil, en particulier de l'angle que fait l'axe de rotation de la terre avec l'ecliptique ce qui a changé les saisons et sans doute la durée de l'année). Le volcanisme peut produire des effets contradictoires car la poussière envoyée à haute altitude (10km) ainsi que le SO2 émis favorisent le refroidissement tandis que le CO2 émis favorise l'effet de serre, donc, selon le volcan et son type d'émission, les influences sur le climat pourront être diverses, mais leur durée est toujours limitée à quelques mois ou quelques années.

Depuis deux mille ans ces phénomènes n'ont pas provoqué de grandes fluctuations du climat puisque la variation moyenne de température de la terre n'a pas dépassé un dixième de degré par siècle, alors qu'aujourd'hui elle dépasse le dixième de degré par année.
le rôle de l'homme
L'action de l'homme est multiforme et son influence sur le climat est donc très complexe. Tant que l'homme s'est contenté d'être un simple cueilleur son action sur le climat a été nulle, mais dès qu'il a commencé à défricher pour devenir agriculteur il a perturbé son environnement. Pendant des millénaires cette perturbation a cependant été très limitée car l'homme n'avait pas de machine à sa disposition et quand on travaille à la main on est forcément plus responsable, on ne fait pas n'importe quoi. Et puis l'homme a inventé les religions, les chefs, le clientélisme et la corruption et le respect de la nature s'est effondré, on lui a dit "croissez et multipliez-vous" et l'homme est devenu innombrable et globalement de plus en plus dépendant des machines et des "chefs" et lentement mais sûrement on est arrivé à la situation actuelle: l'homme va droit dans le mur!

Pourquoi? le nombre excessif d'enfants a engendré une croissance immodérée de la population. La vérité est que ce sont les chefs religieux qui en sont les responsables, car ils veulent régner sur un maximum de fidèles (sous-entendu de personnes soumises) et pour nourrir (mal le plus souvent) ces populations on a du défricher à grande échelle pour introduire des cultures vivrières, mais comme défricher c'est fatigant on a préféré brûler. Malheureusement le brûlis a deux conséquences dramatiques. La première c'est de modifier l'albedo local c'est à dire la réflexion du rayonnement reçu du soleil ce qui se traduit par un dessèchement du sol (la latéritation) qui devient rapidement improductif(voir à ce titre l'exemple de Madagascar). La seconde c'est une réduction du rôle bénéfique de régulation du taux de CO2 par la forêt détruite. Et donc progressivement une augmentation de l'effet de serre. Comme l'accroissement de la population est exponentiel celui de destruction des forêts primaires a suivi et celui d'augmentation du taux de CO2 aussi. Mais en plus l'homme a inventé la machine, l'automobile, le tracteur, la pelleteuse, la tronçonneuse tous instruments qui génèrent du CO2 et accélèrent la destruction des sols et des forêts. Il est clair que sans ces machines on ne détruirait pas la forêt amazonienne pour y tracer des routes destinées à...permettre la destruction organisée de la forêt. Notez que ce que je dis de la forêt amazonienne vaut malheureusement aussi pour la forêt proche de mon domicile où il y a quelques semaines on a créé de toutes pièces un chemin pour pouvoir évacuer les troncs d'arbres qu'on allait abattre, chemin réalisé par une super pelleteuse de plus de 100 tonnes. Et que croyez vous que l'on fasse des taillis, petits arbres, etc. considérés comme non valorisables dans notre monde dit civilisé, qui avaient le tort de se trouver sur le passage de ladite pelleteuse? On les a brûlés sur place ce qui a participé à l'augmentation de l'effet de serre. Pensez y quand, écoutant les conseils soit disant écolos de divers organismes officiels ou non, vous choisirez une chaudière à bois plutôt qu'un radiateur électrique pour chauffer votre maison. Lequel est réellement le moins responsable de la production de gaz à effet de serre? J'ai beau être scientifique bardé de diplômes et concerné par l'environnement depuis plus de trente années, je suis incapable de répondre honnêtement à cette question : qu'est-ce qui pollue le plus pour 1kWh d'énergie utilisée à mon profit? le fuel domestique (et la rafinerie qui l'a produit en brûlant un litre de pétrole brut pour chaque litre de fuel domestique produit, et le bateau qui l'a transporté, et la marée noire qui a mazouté des guillemots) ou la centrale nucléaire (avec ses déchets, ses problèmes de démantèlement) la centrale à charbon dit "propre" (avec sa production gigantesque de CO2, et toute l'énergie dépensée pour enlever le soufre du charbon afin de faire croire qu'il s'agit d'énergie propre) ou ma chaudière à bois (avec sa production de CO2 et d'autres polluants, et tout le gâchis de petit bois lié à la production de bûches, et l'énergie dépensée à la transformation de ces bûches en granulés et dont personne ne prend en compte la pollution qu'elle représente), etc. Je pourrais continuer ainsi en me posant les mêmes questions à propos des énergies dites renouvelables.

Et bien sûr la quantité d'énergie dépensée pour les emballages dans les pays dits civilisés représente aussi un facteur non négligeable d'aggravation de l'effet de serre, puisqu'ils finissent pour la plupart en fumée et qu'ils ont nécessité une dépense énergétique importante pour leur fabrication (pensez aux boites en carton à demi vides des supermarchés par exemple, ou aux emballages en polystyrène expansé gigantesques qui multiplient par trois ou quatre le volume d'un produit manufacturé et de facto le nombre de camions pour le transporter). En 2002, une campagne de prévention rappelait que la publicité dans les boites aux lettres représentait 40kg de papier le plus souvent inutile par boite aux lettres en une année. C'est énorme, mais aujourd'hui la situation s'est terriblement aggravée. J'ai pesé les pubs reçues pendant une période significative et j'aboutis au chiffre de près de 100kg par an de pubs inutiles par boite aux lettres dans mon village de Normandie, inutiles car fréquemment en double exemplaire et inutiles car je n'ai pas les moyens financiers d'acheter tout ce qui m'est proposé chaque semaine ni d'ailleurs la capacité de le consommer (comment pourrais-je boire 150 litres de vin chaque semaine et une tonne de plats cuisinés ou de conserves? ces chiffres ne sont pas inventés c'est ce que j'ai aditionné dans les diverses pubs reçues la semaine précédent l'écriture de ce texte).

Un autre facteur aggravant l'effet de serre est la multiplication des transports. Autrefois on travaillait "au pays", aujourd'hui on habite dans une zone résidentielle (pas forcément de grand luxe loin de là) on travaille ailleurs à 20 ou 30 kilomètres et parfois beaucoup plus et on doit aller faire ses courses vitales au supermarché distant lui aussi d'une bonne dizaine de kilomètres et bien sûr les services culturels sont eux aussi très éloignés et le plus souvent centralisés justement au centre des villes là où il n'y a quasiment plus d'habitants. Jamais aucun système de transport en commun ne sera suffisamment performant pour assurer de manière satisfaisante (confortable et agréable, à l'horaire qui correspond à vos besoins) ces transports et les municipalités ou groupement de communes qui le prétendent sont des menteurs (ou des idiots). La conséquence en est que chacun circule avec une voiture dans laquelle il y a le plus souvent une seule personne ce qui représente un gâchis énergétique gigantesque et un pourcentage très important du rejet de gaz à effet de serre. Mais qui se préoccupe de trouver (d'imaginer) d'autres solutions REALISTES? C'est pourtant urgentissime. Au lieu de cela on voit un peu partout fleurir des projets d'autoroutes de déviation pour contourner les villes et permettre aux poids lourds de circuler plus facilement. Les soit disant responsables oublient simplement deux éléments : La conséquence de tout ceci c'est l'aggravation démentielle de l'effet de serre dont les conséquences sur le climat et sur les êtres vivants sont précisées ci-après.

Pour terminer (provisoirement) ce paragraphe un extrait des dernières statistiques de l'ONU. Vous pouvez trouver le tableau complet sur l'excellent site de planète-info qui consacre un formidable dossier au dérèglement climatique, ici nous n'en avons sélectionné que quelques lignes significatives. La quantité de CO2 en tonne/an émise par habitant de certains pays.

pays 1990 1995 2000 2001 2002 2003 2004
Albanie 2.2 0.6 0.7 0.7 0.8 1.0 1.2
Allemagne 12.4 10.2 9.7 10.0 9.7 9.8 9.8
Bahreïn 23.8 27.4 28.7 20.9 23.1 23.7 23.9
Belgique 10.1 10.5 10.0 9.3 8.9 9.9 9.7
Brésil 1.4 1.6 1.9 1.9 1.8 1.7 1.8
Canada 15.0 17.2 19.1 18.8 19.3 20.1 20.0
Chine 2.1 2.6 2.6 2.7 2.8 3.3 3.8
USA 18.8 19.3 20.9 20.4 20.5 20.2 20.4
France 6.4 6.0 6.0 6.3 6.2 6.1 6.2
Haïti 0.1 0.1 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2
Koweït 20.3 31.6 37.1 34.1 31.9 36.3 38.0
Niger 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1
Russie 12.8(URSS) 10.1 10.0 10.0 10.0 10.5 10.5
Suisse 6.3 5.5 5.4 5.9 5.6 5.5 5.5
Tunisie 1.6 1.8 2.1 2.1 2.1 2.1 2.3

Ce tableau appelle quelques commentaires : les pays européens en moyenne génèrent 10T/an de CO2/habitant, la France, la Suisse et la Suède étant les bons élèves apparents grâce à leurs centrales nucléaires. L'Allemagne, bien que pays européen le plus engagé dans les énergies renouvelables, n'est encore que dans la moyenne européenne comme le Danemark. Les pays du Sud, hormis l'Afrique du Sud, sont très peu émetteurs de gaz à effet de serre, mais certains tels la CHINE en raison de leur gigantesque population représentent des pourcentages totaux énormes (la CHINE en croissance gigantesque dépasse globalement aujourd'hui les USA et à eux deux ils représentent environ les 2/3 du total). Les 2 grands pays nord américains se distinguent par leurs émissions par habitant double de la moyenne européenne, tandis que les pays de l'OPEP gaspillent sans compter avec des taux par habitant absolument faramineux.


Quelques exemples :

les zones en vert et jaune sont celles où la banquise s'est disloquée en été
la surface de la banquise avait diminué d'environ 20% en 30 ans,
en 2006 c'est 30% de plus qui ont disparu en quelques mois
Le progranne des nations unies pour l'environnement PNUE a mené un certain nombre d'enquètes prospectives pour évaluer l'évolution d'ici 2050 selon l'importance des réactions de l'ensemble des Etats. Nous donnons à titre d'exemple les diagrammes consacrés à la biodiversité. La première figure montre la situation en 2000 et est en fait significative de l'impact de l'implantation humaine en un lieu donné. Ainsi en Europe où la densité de population est importante et où les zones naturelles sont très réduites en surface et ou des routes et lignes de communication diverses quadrillent le territoire la biodiversité a déjà subi une forte régression alors qu'en Amazonie ou en Sibérie c'est encore évidemment l'inverse. On peut quasiment remarquer que cette carte coincide en négatif avec la densité de population humaine.


Le second diagramme montre la disparition des espèces si l'on continue à laisser l'économie ultralibérale fonctionner sans limitation et le résultat en 2050. Dans cette hypothèse on constate que toute la planète sera touchée aussi bien les zones déjà fortement dégradées en 2000 comme l'Europe, mais aussi des zones jusqu'alors moins touchées comme l'Afrique sub-saharienne qui perdrait près de 30% de sa biodiversité, tandis que l'extrême orient déjà fortement dégradé verra sa biodiversité se réduire encore d'une manière très importante. Seuls le Sahara et le Groenland resteraient moins gravement atteints, mais ce sont des régions possédant une faune et une flore limitées.


Divers scénarii ont été envisagés, nous ne les donnerons pas tous ici mais seulement celui le moins défavorable, correspondant à la généralisation de la notion de développement soutenable. Comme on le voit dans ce cas l'Europe verrait sa situation moins dégradée (quand même de l'ordre de 10%) de même que les Etats Unis, mais l'Afrique et le Mexique seront quand même fortement touchés en raison de l'augmentation de la population humaine et du fait que le processus de désertification actuellement en cours ne pourra pas être stoppé instantanément, mais seulement ralenti si l'on agit TOUT DE SUITE à l'échelle planétaire car les milliards de tonnes de CO2 en excès dans la haute atmosphère ne s'élimineront pas d'un coup de baguette magique, mais lentement, très lentement.


pour plus d'information consultez le site spécialisé du PNUE d'où proviennent ces diagrammes http://maps.grida.no/theme/biodiversity

Depuis la fin septembre 2013 vous pouvez accéder à la synthèse du dernier rapport du GIEC sur l'évolution du climat et les prévisions d'ici 2100 si l'on ne fait rien pour améliorer la situation, c'est très intéressant. Ce document d'une trentaine de pages abondamment illustré de graphiques précieux est destiné aux décideurs. Alors faites le lire à votre député, au maire de votre agglomération,etc. Le site ou récupérer ce document :
http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5-SPM_Approved27Sep2013.pdf

Si ,vous souhaitez en savoir plus sur l'évolution du climat vous pouvez aussi consulter les fiches climat de l'excellent site de Nicolas Hulot :
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/pdf/outils/fiches_defi_climatique.pdf


Samedi 25 novembre 2006 a eu lieu un "café climat" franco-allemand à Rouen où les élus de Rouen et de Hanovre ont pu échanger leur expérience dans la lutte contre le dérèglement climatique. Une petite centaine de personnes se pressaient dans la salle, et nous avons remarqué l'absence relative de jeunes parmi les présents (moins de 10) tandis que la moyenne d'âge des participants se situait très sensiblement au delà de l'âge de la retraite.

Précisons que nos amis allemands ont, dans le domaine de l'environnement, une sérieuse avance sur les rouennais puisque c'est dès 1992, après le sommet de Rio, que la municipalité de Hanovre a pris conscience du problème climatique et décidé de mesures réellement concrètes.

chauffe eau solaire généralisé
des toits couverts de végétation
des panneaux photovoltaïques

Ainsi le nouveau quartier de Kronsberg, qui sert de référence dorénavant dans toute l'Allemagne, construit dans la perspective de l'exposition universelle de 2000 sur un site de 70 hectares, comporte des habitations superisolées construites selon des concepts de développement écologique soutenable, toutes équipées de chauffe-eau solaire, dont certaines, de type solaire passif, possèdent un toit végétal, tandis que l'ensemble des bâtiments publics du quartier (écoles, administrations, maisons pour tous, etc...) voit ses toits couverts de panneaux solaires photovoltaïques et que des éoliennes, construites à proximité, fournissent le complément d'électricité. En outre l'ensemble des rues sont bordées d'arbres d'essences diverses et les transports en commun sont privilégiés grâce à une infrastructure étudiée.

l'eau de pluie récupérée alimente des bassins d'agrément
de la verdure partout
remarquez à droite le parking à vélos et bien sûr les capteurs solaires sur ces bâtiments à vocation sportive

L'objectif, atteint semble-t-il, était de réduire de 25% la consommation énergétique de ce quartier par rapport à la moyenne du reste de la ville (et donc de satisfaire les exigences du protocole de Kyoto). L'argent globalement économisé grâce à cette réduction peut être réinvesti pour l'amélioration des quartiers plus anciens.
La discussion a aussi porté sur l'usage du vélo en ville, infiniment plus aisé à Hanovre grâce à la meilleure attitude des automobilistes vis à vis des cyclistes et la présence de réelles pistes cyclables et de points de parking abondants pour les vélos (600 places à la gare de Hanovre contre 5 à Rouen par exemple).


Les lignes qui précèdent vous interpellent, vous souhaitez en savoir plus sur la question et l'ensemble des questions connexes concernant le devenir de notre planète. Alors je ne saurai trop vous recommander de visiter un site web particulièrement bien documenté http://www.delaplanete.org où vous trouverez divers rapports établis par les meilleurs vrais spécialistes et tout particulièrement le rapport 2006 sur "l'état de la planète" réalisé par l'Institut Worldwatch, un document passionnant de 45 pages, traduit en français, qui comporte un certain nombre de liens vers des compléments tout aussi pertinents (dont un dont je recommande la lecture et qui traite de l'évolution catastrophique prévisible de la biodiversité dans les prochaines décennies au vu de l'évolution déjà plus qu'inquiétante des décennies passées : "ADIEU, ADIEU, CHÈRES CRÉATURES VOLANTES … ET ADIEU À UNE MYRIADE D’AUTRES ESPÈCES QUE L’HUMANITÉ FAIT DISPARAÎTRE" ).

Outre de nombreuses infos sur l'environnement et les conséquences du réchauffement climatique vous trouverez dans "l'état de la planète" une contribution montrant comment, aux USA, le gouvernement Bush a réduit les crédits de recherche du département de la NASA qui s'intéressait de trop près à l'évolution climatique de la planète et a découvert l'importance de la fonte des glaces du Groenland (par exemple), pour ne pas déplaire à certaines compagnies du secteur énergétique, ou comment dans certains médias américains (mais pas exclusivement) on transforme la présentation des résultats de chercheurs qui dès 1988 avaient prévu cette évolution climatique pour leur faire dire quasiment le contraire de ce qu'ils ont écrit.

Bien sûr très régulièrement cet état de la planète est mis à jour et conduit chaque année à un nouveau rapport.


Que faire en France?
Une très bonne source d'information sur le réchauffement climatique et les gestes au quotidien pour ne pas l'aggraver c'est le réseau national pour l’information et le conseil de proximité mis en place par l'ADEME depuis 2001. Le réseau INFO ENERGIE est constitué de 160 espaces et compte environ 300 conseillers au service du public. Dans chaque Espace Info-Energie (EIE), des spécialistes vous informent et vous conseillent sur toutes les questions relatives à l’efficacité énergétique et au changement climatique : quels sont les gestes simples à effectuer ? Quel type d’équipement choisir ? Quelles sont les aides financières accordées? etc. Des brochures et des guides pratiques sont également mis à votre disposition http://www2.ademe.fr/ MAIS je ne saurais trop vous recommander de les lire avec un oeil critique et de ne pas vous laisser raconter n'importe quoi. En particulier soyez très attentif à l'égard d'une multitude d'entreprises qui "sentent" le filon porteur et vous proposent des solutions sensationnelles pour améliorer votre consommation énergétique. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est devenu écolo et fervent adepte du développement durable...mais les arnaques sont nombreuses.

Connaissez vous votre bilan carbone personnel complet (avec nourriture, achats de vêtements et d'ordinateurs, facture de téléphone et rouge à lèvres pour ces dames) ? Non , alors ceci est fait pour vous ! : http://www.bilancarbonepersonnel.org