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![]() 8 pages à l'impression |
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initiale 2002 |
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dernière
mise à jour 22 mars 2013 |
LES TENDANCES TECHNOLOGIQUES
cinquième partie (5/8) : optique
diverses
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le
top de l'intégration |
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le
multi spectromètre |
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l'avenir
des télécoms |
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un
problème majeur |
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interféromètres intégrésEn effet, pour exploiter les techniques optiques on est le plus souvent amené à diviser un faisceau en 2 : une voie de mesure et une voie de référence, ce qui permet de s'affranchir des fluctuations de la source de lumière. Selon les cas les deux faisceaux sont synchrones ce qui signifie qu'on a divisé par deux la quantité de lumière dans chacune des voies, soit ils sont multiplexés c'est à dire que la lumière est alors utilisée de manière pulsée et chaque branche du dispositif reçoit alternativement la totalité de la lumière. Il faut pour cela réaliser un multiplexeur optique ce que l'on réalise aisément au niveau du guide d'onde intégré par le biais d'une commande électromagnétique via des électrodes métalliques intégrées en dessous du guide d'onde. Précisons qu'il est possible de sérier sur la même puce les multiplexeurs.
Notons la tendance qui se développe très récemment consistant en l'association des fibres optiques et des techniques de la microélectronique pour faire des dispositifs à optique intégrée qui utilisent le plus souvent un laser extérieur car la technologie ne permet pas encore d'intégrer, à de rares exceptions près, le laser sur le chip optique. L'élément le plus original est sans conteste le multiplexeur optique.
Dans l'exemple ci-dessous, c'est par interférométrie que l'on va détecter la variation de pression qui déformant la membrane modifie le circuit optique.capteur de pression
Cet interféromètre a été développé au Georgia Institute of Technology (USA). Le guide d'onde plan consiste en un support de verre, d'environ 1 inch, couvert d'un film mince dont l'indice de réfraction est légèrement supérieur à celui du verre. Ce film est supposé réagir de façon réversible avec le contaminant, il en résulte une variation de l'indice de réfraction proportionnelle à la concentration de contaminant.Autre exemple adapté à certaines analyses chimiques :
spectromètre à 2 wafersUn spectromètre comprend
spectromètre Fabry-PerotCette idée d'un double wafer a été exploitée dans une structure dite de Fabry-Perot. Ici le process de fabrication est identique pour les deux wafers. Lorsqu'on applique une tension adéquate entre les deux wafers on provoque une résonance dans la cavité à la longueur d'onde désirée. La limitation d'emploi provient du fait qu'on ne peut exploiter une très large plage de longueur d'onde sauf à accepter une large plage de tension appliquée.
La combinaison sur un seul chip des "splitters", "switches", "tap" et autres filtres ainsi que des guides d'onde est aujourd'hui la première étape pour éliminer les dispositifs optique-électrique-optique. On va donner pour exemple l'approche de Nanovation Technologies, une compagnie de l'Illinois. Leur fabrication est basée sur un wafer de silicium sur lequel une couche de silice de 15µm, obtenue directement par oxydation de surface, va servir de support au guide d'onde. Ensuite on fait croître une couche de 6 à 8 µm de silicium dopé au germanium (coeur du guide d'onde) laquelle sera gravée via un procédé lithographique classique (canaux ), enfin une couche de 15 à 20 µm de silice/phosphure de bore va sceller la couche guide d'onde. La concentration de dopant définit l'indice de réfraction de cette couche et permet le confinement de la lumière dans la couche guide d'onde. Ensuite on fait des découpes dans l'ensemble sur une trentaine de microns de profondeur (et quelques dizaines de µm de largeur), puis on place dans ces "trous" des composants optiques obtenus par la technologie MEMS et montés selon la procédure "flip chip" classique. Ceux-ci peuvent alors bloquer, réfléchir ou filtrer le faisceau lumineux. Le résultat c'est la possibilité de constituer des blocs fonctionnels qu'on va associer comme des pièces de "Lego".
- les procédés tels la PECVD (plasma enhanced chemical vapor deposition) peuvent être employés pour créer des structures guide d'onde sur des substrats de silicium
- Ces composants occupent moins de place que leurs équivalents electromécaniques
- ce qui se traduit en fait par l'existence dans un même composant d'un véritable système remplissant une fonction complexe
- une autre conséquence est la réduction du nombre de fibres employées dans un bloc d'interconnexion
- et, last but not the least, une réduction de coût.
cas de la sécurité intrinsèqueNous traiterons ici un exemple de capteur à sécurité intrinsèque, destiné à fonctionner dans un environnement sensible tel celui des silos de produits pulvérulents (sucre en poudre ou céréales par exemple). Le problème des zones à risque d'explosion est qu'il faut impérativement éviter tout risque de génération d'une simple étincelle et donc tout cablage électrique susceptible de vieillir et donc de se rompre en générant ce risque d'étincelle. On va donc exploiter la fibre optique de deux manières:
- d'une part une première fibre va transmettre de l'énergie sous forme lumineuse qui sera convertie en énergie électrique bas niveau au sein d'une puce comportant à la fois l'élément convertisseur, le capteur et son électronique associée
- et d'autre part une seconde fibre reliée à la même puce recevra par le biais d'une diode LED un signal significatif de la grandeur à mesurer et le transmettra jusque hors de la zone dangereuse à un décodeur qui rétablira une information digitale conventionnelle.
Intéressons nous au convertisseur de puissance.
La cellule photovoltaïque D joue un double rôle; d'une part, celle d'un convertisseur lumière / électricité, mais aussi, d'autre part, celle d'un interrupteur. Chacun de ces rôles excluant l'autre. En effet la lumière transmise par la fibre optique est une lumière modulée à une certaine fréquence (quelques KHz).
La tension de sortie s'exprime alors par Vout = Vin d / (1-d) et le courant Iout = Iin / (1-d)VL = Vin pour nT < t < (n+d)T
VL = -Vout pour (n-d)T < t < (n+1)T
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