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version initiale 2002
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dernière mise à jour
22 mars 2013

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Mesure des Champs Magnétiques

troisième partie (3/5) : applications de l'effet Hall

méthodes sans contact
une alim originale
un grand classique
un montage en pont
une collection d'icônes pour visiter tout le site

les principales applications de l’effet Hall

Ci-dessous un exemple typique de présentation de capteur analogique à effet Hall (couvercle enlevé, doc. Honeywell).

brochage :

3 sortie
2 masse
1 alim


L’effet Hall est très facile à mettre en évidence, et sa mesure est d’ailleurs souvent employée pour la mesure de l’un des paramètres intervenant dans son expression. En fait, il y a plusieurs façons d'utiliser l'élément Hall : si un courant circule dans le capteur, on peut détecter soit le champ magnétique, soit toute grandeur physique influençant le champ magnétique.

En particulier :
  • pour l’identification du type p ou n d’un semi-conducteur
  • pour la mesure de la concentration en porteurs d’un semi-conducteur
  • pour la détermination de la température en utilisant le fait que le nombre de porteurs et la mobilité d’un semi-conducteur évoluent avec celle-ci
  • pour la mesure des inductions magnétiques : gaussmètres, magnétomètres
  • pour la mesure sans contact de courants forts
  • pour la détection des câbles électriques cachés dans un mur
  • capteur de position, de niveau, de déplacement
En faisant varier le champ magnétique et le courant qui circule dans le capteur, on peut tirer parti de la multiplication des 2 grandeurs (mesure de puissance). D'autres applications sont possibles: têtes à mémoire magnétique, indicateurs de rotation, vélocimètres, convertisseurs de fréquence, ou encore isolateur.
On peut penser que l'élément Hall jouera un rôle important pour les micromoteurs et tous les types de capteurs associés aux nouvelles générations de micro-ordinateurs, ainsi que dans nombre d'éléments de sécurité dans l'automobile (cf chap_a3.htm : capteurs pour l'automobile).

Ci-après nous allons présenter trois exemples de mise en oeuvre de capteur à effet Hall et de magnétorésistance pour des applications typiques.

alimentation à courant constant

La figure ci-dessous décrit un circuit simple d'alimentation à courant constant pour des composants de Hall dont la géométrie est le plus souvent en forme de croix.


Nous avons associé des circuits de compensation à notre composant couche mince pour éliminer les tensions parasites, dues à la dimension finie des électrodes de prise de contact, qui apparaissent en l'absence de champ magnétique. Ces tensions parasites sont proportionnelles à la valeur du courant de commande.


Circuit de compensation de la tension parasite et circuit équivalent.


Réalisation d’un wattmètre

Afin de réaliser un wattmètre, nous avons retenu la fonction multiplicatrice B x I de l'élément Hall. Le wattmètre à sonde de Hall possède des performances supérieures aux wattmètres à multiplicateur analogique pour les signaux distordus. Sur la figure suivante nous présentons un schéma de conversion puissance-tension à sonde de Hall.



Conversion puissance-tension de Hall.

Plaçons la sonde dans l'entrefer d'un tore non saturé, dont le courant de charge IL génère un champ magnétique à travers le tore. Le courant de commande Ic est proportionnel à la tension de charge vL. La tension de sortie VH délivrée par la sonde est alors :


où, on peut éliminer le terme à l'aide d'un filtre passe-bas.

La puissance active VLILcos, qui est un signal continu, est donc recueillie en V0. Ici, la tension parasite due au courant de commande Ic ne crée pas d'erreur de mesure du fait que celui est alternatif.


Mise en oeuvre d'une magnétorésistance


En règle générale les magnétorésistances seront intégrées dans un pont. ce qui permet d'obtenir le meilleur résultat sachant que les résistances seront géométriquement positionnées de telle sorte que le champ à mesurer produise un effet inversé dans deux résistances contigues. En outre, pour réduire les effets de dérive en continu, on procédera à un fonctionnement alterné en switchant les magnétorésistances alternativement via un champ intense créé à l'aide d'un bobinage auxiliaire (set/reset). On obtient ainsi un signal en créneau dont l'amplitude crête à crête est proportionnelle au champ à mesurer.