Copyright
© 2000-2015 LHERBAUDIERE


4 pages à l'impression
version initiale 2002
INFORMATION
dernière mise à jour
22 mars 2013

cliquez sur le mot avertissement ou information ci-dessus pour connaitre une info essentielle avant de lire ce module et n'hésitez pas à cliquer en bas de page sur l'icone sommaire du site ça vous ouvrira d'autres perspectives

CAPTEURS DE RAYONNEMENTS NUCLEAIRES
troisième partie (3/3) : détecteur à scintillation et semiconducteur

le must en la matière
des gains importants
des détecteurs miniaturisés
une collection d'icônes pour visiter tout le site

On associe un scintillateur à un photomultiplicateur d'électrons.

le scintillateur

L'énergie de la particule incidente excite un atome qui en revenant à son état normal émet un photon visible. Ce principe fonctionne très bien avec des liquides comme le toluène ou l'anthracène, des solides comme le ZnS ou le NaI ainsi que le CdWO4 et divers plastiques tels le polyvinyltoluène.

Les photons sont mis en évidence dans le scintillateur du fait d'une libération d'électrons par effet photoélectrique avec scintillation (à l'endroit où un électron est libéré, sa recombinaison avec un atome produit l'apparition d'un photon lumineux visualisé par une étincelle). Les neutrons sont détectés grâce à l'emploi de bore mélangé au ZnS; il en résulte des qui vont ensuite provoquer la scintillation.


le photomultiplicateur d'électrons:

Les photons lumineux sont transmis vers le photomultiplicateur (PM) mais on constate que malgré l'emploi de revêtement réflecteur, d'un joint optique, 30% au mieux atteignent la photocathode. Celle-ci possède elle-même un rendement de 10 à 30%. Les électrons émis sont ensuite accélérés vers la 1ère dynode produisant environ 4 électrons secondaires pour 1 incident, etc...

Ainsi avec 10 étages obtient-on un gain de 410 soit environ 106.

La durée du signal est très courte (quelques ns pour le toluène) ce qui permet des taux de comptage élevés et une grande efficacité pour les . Notons qu'il existe des PM tubulaires hélicoïdaux en verre semiconducteur qui alimentés sous 2 à 4 kV ont des gains de 108 à 109.


Détecteurs à semiconducteurs

Le principe de base comporte un cristal homogène placé entre deux électrodes de type N et P reliées à une source de tension élevée (polarisation inverse). En effet une particule traversant un semiconducteur va créer des paires électron-trou. Si cette création intervient à l’interface d’une jonction PN polarisée en inverse il pourra en résulter un courant venant s’ajouter au courant inverse.

Sous l’effet d’un rayonnement ionisant les porteurs libérés vont créer une impulsion dont l’amplitude sera proportionnelle à l’énergie perdue par la particule ionisante dans le détecteur. Précisons l’excellente linéarité d’un tel détecteur et son temps de réponse de l’ordre de la nanoseconde.

La technologie utilisée a pour but de minimiser l’épaisseur de semiconducteur à traverser avant d’atteindre la zone utile, et d’augmenter au contraire la largeur de la zone de déplétion à l’interface ce qui sera obtenu via un matériau peu dopé et une tension inverse élevée.


La figure ci-dessus montre une coupe d’un tel détecteur, de la taille d’une petite pièce de monnaie, monté dans une bague céramique en assurant la rigidité, tandis que les figures ci-dessous présentent le schéma équivalent du détecteur et son insertion dans un dispositif générant une impulsion de tension proportionnelle à l’énergie reçue. Un tel détecteur convient pour les rayonnements et , tandis que pour les RX et les on utilisera un principe semblable mais à base de germanium.


Précisons que pour Cr = 1pF et si l’on appelle W l’énergie de la particule on obtient V0/W = 44 mV/ MeV.


J. Guéron, L'énergie nucléaire, PUF (Paris), 1973, pp1-65.

A. Bouzat, L'énergie atomique, PUF (Paris), 1957.

M. Lefort, Les radiations nucléaires, PUF (Paris), 1963.

W.B. Mann, W.B., A. Rytz, and A. Spernol, Radioactivity Measurements: Principles and Practice, Pergamon Press (Oxford), 1991.

G. Darmois, Matière Electricité Energie, PUF (Paris), 1957, pp 74-89.

B. Yavorski et A. Detlaf, Aide-mémoire de Physique, Editions MIR (Moscou), 1975, pp 845-891.

W.B. Mann, R.L. Ayres, and S.B. Garfinkel, Radioactivity and Its Measurement, Pergamon Press (Oxford), 1980.

G. F. Knoll, Radiation Detection and Measurement, John Wiley and Sons (New York), 1979.

R. B. Rossi and H. H. Staub, Ionization Chambers and Counters, McGraw-Hill (New York), 1949.

M. J. Weber, P. Lecoq, R. C. Ruchti, C. Woody, W. M. Yen, and R. Y. Zhu (eds.), Scintillator and Phosphor Materials, Vol. 348, Materials Research Society, Pittsburgh, PA, 1994.

T. E. Schlesinger and R. B. James (eds.), Semiconductors for Room-Temperature Nuclear Detector Applications, Semiconductors and Semimetals, Vol. 43, Academic Press (San Diego, CA) , 1995.

J. Fraden, AIP Handbook of Modern Sensors, American Institute of Physics, (New York), 1993.

M. Cuzin, R. B. James, P. F. Manfredi, and P. Siffert (eds.), Proceedings of the 9th International Workshop on Room Temperature Semiconductor X- and Gamma-Ray Detectors, Grenoble, France: Sept. 18–22, 1995, Nucl. Instru. and Meth., 1996, p.380.

W. J. Price, Nuclear Radiation Detection, McGraw-Hill, (New York) 1958

F. H. Attix and W. C. Roesch, Radiation Dosimetry, 2nd Ed., Academic Press (New York), 1966.

W. H. Tait, Radiation Detection, Butterworth (Boston), 1980.

J. B. Birks, Theory and Practice of Scintillation Counting, MacMillan (New York), 1964.

L. S. Darken and C. E. Cox, High-purity germanium detector, in Semiconductors for Room-Temperature Nuclear Detector Applications, Academic Press (New York), 1995, p. 23.

J. Kemmer, Fabrication of low noise silicon radiation detectors by the planar process, Nucl. Instru. Meth., 169, 1980, pp 499–502.

P. Lechner, S. Eckbauer, R. Hartman, S. Krisch, D. Hauff, R. Richter, H. Soltau, L. Struder, C. Fiorini, E. Gatti, A. Longoni, and M. Sampietro, Silicon drift detectors for high resolution room temperature X-ray spectroscopy, Nucl. Instru. Meth., A377, 1996, pp 346–351.